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Prendre soin d’un enfant

Quel beau métier que celui de prendre soin d’un enfant ! Cela demande beaucoup de patience, un bonne forme physique, un mental positif.
Le bébé est si éloigné de l’adulte de part son physique, ses émotions, sa façon de penser, que parfois certains adultes sont déroutés en présence de jeunes enfants.

Je voulais rendre un hommage à toutes les personnes qui prennent soin d’un enfant. Au quotidien, c’un acte de relation humaine très fort.

Parler à un bébé : quelle drôle d’idée !

Dans le nido, les éducatrices parlent aux bébés.
Elles s’adressent à lui avant de le toucher, le regarde dans les yeux, lui font un sourire. La voix est douce et la phrase chuchotée. Comme le nido est silencieux, l’enfant entend bien les nuances de la voix.

« Je vais changer ta couche ». « Je te pose sur la table à langer » « Je vais te laver les mains; »

« Je vais te poser dans le lit » « Quand tu auras fini ta sieste, je reviendrai te lever ».

« As-tu faim ? » « On va préparer ton repas. »

Tout ceci semble évident, mais ne l’est pas.

Beaucoup de gens pensent encore qu’un nouveau-né ne comprend pas le langage et donc qu’il est inutile de lui parler ou alors de lui en dire le minimum.

(Paradoxalement je trouve que les adultes parlent beaucoup à leur chien et leur chat !)

Beaucoup de gens ne pensent pas à expliquer à l’enfant ce qui se passe et ce qui va se passer : « Maman reviendra te chercher ce soir après son travail. » « Papa t’emmène chez ton oncle aujourd’hui ». « Il fait froid dehors, alors je te mets un pull. »
Grâce à ces paroles, l’enfant apprend le langage (c’est par l’organe sensoriel auditif que le bébé apprend le langage en premier) et il apprend aussi à comprendre les relations du monde qui l’entoure.

D’ailleurs si on observe actuellement les relations humaines, on retrouve cet adage :
Parler à son mari : quelle drôle d’idée !
Parler à son adolescent : quelle drôle d’idée !
et Parler à son (sa) supérieur(e) hiérarchique : quelle drôle d’idée !

Combien de temps passons-nous à parler avec les gens les plus proches de nous ?

Portique du nido

Le portique en bois est un élément essentiel de l’ambiance du tout petit dans le nido. Celui-ci est conçu pour y accrocher les éléments que l’on souhaite, à la hauteur que l’on souhaite. (désolée pour la photo, il n’y avait rien d’accroché à l’instant du déclenchement !). Le bébé est posé sur le dos au-dessous du portique, sur un moelleux tapis grand et clair.
Veillez à choisir des objets sûrs, fabriqués avec des composants non nocifs, dans des matériaux nobles (pas trop de plastique) et respectueux de l’environnement (comme on conseille en ce moment).

L’enfant sera très heureux de tenter de saisir ces objets de couleurs vives qui dansent au-dessus de ses yeux. C’est une bonne stimulation pour ses muscles, l’éveil de son intelligence (comprendre la causalité), sa coordination main-oeil, etc…Souvenez- vous que les bébés sont des êtres supra intelligents, donc respectez cette faculté si pointue chez eux.

Le bébé sera heureux d’y passer un petit moment, mais il doit sentir votre présence à proximité, ne « l’abandonnez » pas (même pour prendre votre douche !), il fera le raccourci rapide entre le portique et l’abandon de sa maman ou son papa ! Asseyez-vous à côté et observez-le découvrir et jouer. Ecouter le silence et les petits bruits du bébé. Ses petites mains s’agitent, ses doigts agrippent, son sourire se dessine et son visage s’éclaire. Il tourne la tête, oriente son regard. Tout va très vite dans son petit cerveau en pleine croissance.

Le portique doit être bien stable (si vous vous lancez dans la conception) car l’enfant a beaucoup de force et tirera dans une direction que vous n’aurez pas testée ! Changez régulièrement les objets (anneaux en bois, pompons en laine, balle en caoutchouc,  gros coquillage.

Je vous mets 2 photos d’exemples trouvées sur le web; je ne donne pas de marque de fournisseurs, ce site se l’interdit, vous êtes assez grands pour trouver par vous-mêmes et du coup nous ne sommes pas en cause si le fournisseur vous déçoit !

Les couleurs dans le nido

Les couleurs dans le nido sont assez harmonieuses.
Il y a la couleur verte dominante de l’ensemble de la pièce : les murs sont « amande douce », les placards peints un peu plus foncés.
Une jolie frise d’ombres noires d’animaux et plantes de la savane tranche sur le bas du mur, à hauteur de vue des bébés.

Le sol tranche avec un lino, imitation bois clair.
Les petits lits sont blancs et les tapis soit en longs poils doux et blancs, soit en mousses couleurs vives, (comme sur la photo ci-dessus). Les étagères et paniers sont couleur bois clair.
Enfin les « jouets » sont de couleurs vives en général.

La vue de l’enfant est stimulée par les couleurs mais aussi apaisée par l’harmonie générale dégagée par ce lieu. Lorsqu’on rentre dans la pièce on ressent immédiatement un bien être partagé.

Pour entrer dans la pièce, on doit se déchausser et mettre de grosses chaussettes propres, adaptées. Cela assure une propreté au sol sur lequel se déplacent les bébés, et aténue les bruits des déplacements des adultes.

Demain nous parlerons de l’ambiance sonore du nido !

Ambiance du nido

L’ambiance dans le nido est vraiment sensationnelle.

Tout d’abord, c’est le silence, les éducatrices murmurent. Parfois on met une musique d’ambiance, très soft.

La lumière est tamisée voire même éteinte dès l’instant qu’un seul des enfants dort.

Les zones de l’ambiance sont clairement définies pour optimiser le développement des enfants. Sur la photo, vous pouvez voir 2 des quatre petits lits pour les enfants à partir de 15 mois, je crois (je dois relire mes notes !). Si l’enfant peut ramper, on oriente le lit afin qu’il puisse rentrer et sortir du lit selon sa convenance. J’ai assisté à une « première sortie » de son lit d’un petit garçon, c’était magique ! Sinon le lit est tel que l’enfant ne peut en tomber grâce a la paroi vitrée.
Je ne sais si je suis claire, mais vous voyez sur la photo, que les 2 petits lits ne sont pas orientés de la même façon. Les lits sont donc personnels, il y a une étiquette accrochée au-dessus pour que l’adulte le reconnaisse. Et l’enfant y a ses propres draps.
Parfois un autre enfant essaie d’y entrer. Gentiment, l’éducatrice lui explique que ce n’est pas son lit, et l’oriente vers une autre direction de la pièce.

La superficie de la pièce permet d’accueillir confortablement 6 enfants pour 2 éducatrices. Mais la plupart du temps, tous les enfants ne sont pas là en même tps. Certains sont à mi-tps, d’autres partent très tôt. C’est à la carte. J’ai observé que parfois il peut y avoir 3 adultes même.

To be continued…

L’observation

C’est vraiment le geste basique de l’éducation montessori. Observer, est un exercice passionnant.
Je viens de passer des journées entières à le faire. C’est très riche, fatigant même; tant il y a voir.
J’ai pu observer une ambiance montessorienne de bébés entre 0 et 18 mois et une autre ambiance montessorienne de petits enfants entre 18 mois et 35 mois. Le tout dans la même école montessori américaine qui accueille les enfants âgés entre 0 et 12 ans.

Cette tache couteuse en temps est essentielle dans la compréhension de l’enfant et dans la mise en place de l’ambiance adaptée et recpectueuse. Si on n’observe pas, on ne comprend pas, et on passe à côté du métier d’éducateur montessorien (ou pas).

Le lavabo dans la prairie

BBG a 2 ans, 9 mois et 4 jours

Avec le temps printanier actuellement, plus aucune excuse pour jouer dans le bac à sable. Comme l’indique l’état du pantalon, quand le sable est mouillé, il colle partout !

Après cette bonne séance dans le bac avec mon copain, Maman a eu la bonne idée de sortir mon petit lavabo, rempli d’eau et de nous amener des petites brosses et du savon. Ce fut une nouvelle source d’activités diverses.

Ensuite, nous avons vidé le lavabo. Quelle surprise, on cherchait où l’eau s’était écoulée ?

La période aigüe des enfant âgés entre 2 et 3 ans

Un petit post pour tous les parents vivant la période de développement de l’enfant de 2 à 3 ans, qui, fort de ses capacités à pouvoir se déplacer où il le décide d’une part et à exprimer plus ou moins précisément ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, d’autre part, cherche un équilibre vital dans son quotidien.

L’enfant ne faisant pas de CAPRICES comme l’explique bien Maria Montessori, que pouvons-nous faire face à des situations parfois bien stressantes pour l’enfant et pour les êtres humains de son entourage ?

– OBSERVER pour COMPRENDRE

BBG a hurlé au moment où il fallait attacher sa ceinture de sécurité dans l’avion. Il se débattait et j’avais du mal a le contenir. Mais la cause de son tourment n’était pas là. Elle était dans le mal intense qu’il avait ressenti au décollage, se mettant les mains sur les oreilles et disant « j’ai mal ». Alors quand quelques instants plus tard, on lui a demandé de se tenir tranquille et d’être attaché sur un siège, il a explosé en cris et même le pilote a dû l’entendre ! S’en était trop pour lui.

– EXPLIQUER

L’enfant est un être intelligent. Adressez-vous à lui comme tel. Adaptez seulement le vocabulaire et le ton mais expliquez-lui ce qui se passe. Si vous avez appris le langage des signes avec votre enfant, ce sera une ressource de communication supplémentaire.

– ANTICIPER et trouver des COMPROMIS

De toute façon vous n’aurez pas « raison » avec votre enfant et le souci n’est pas là en vérité. Vous ne lui ferez pas changer d’attitude en le grondant, le frappant, le malmenant, le mettant au coin, le menaçant, le punissant etc.. (Non, une bonne fessée n’a jamais fait de bien, contrairement à ce que beaucoup d’adultes pensent.)

Si toutes ces méthodes avaient été efficaces nous n’aurions plus de « soucis » avec l’éducation des enfants, n’est-ce pas.

Ce que nous devons faire c’est anticiper sur les réactions de l’enfant. Et si nous le connaissons, l’observons et le respectons, c’est plus facile d’anticiper. Trouver un compromis avec lui. Ne faîtes pas une fixation sur ce que vous avez imaginé être le « problème ». Cf Ci-dessus : le problème n’était pas la ceinture de sécurité mais le mal d’oreilles.

Actuellement,  BBG a une marionnette avec laquelle il aime interagir. Cette marionnette (que j’anime et à laquelle je prête une petite voix) a une relation avec BBG que je n’ai pas. Si elle lui dit « BBG tu as vu tous les jouets sur le tapis ? » BBG les rangera avec plaisir et joie. C’est un bel exemple de compromis.

La Maman de BBG

Les plateaux

BBF/Poussin est âgée de 1107 jours, soit 3 ans, 0 mois et 13 jours.

Hier je suis restée à la maison avec ma grande soeur pendant que nos parents allaient faire des courses. A son retour, Maman a voulu savoir ce qu’on avait fait durant la matinée. J’ai répondu : « J’ai fait des plateaux ».

Et maman a constaté que les petits plateaux d’activités qu’elle a réussi à préparer (visser-dévisser, ouverture-fermeture de boîtes, boîtes à sons …) avaient un peu changé de place. Il y avait longtemps qu’ils n’avaient pas servi.

😉

Ranger, trier, classer

Ma maman est revenue d’une semaine de formation avec Murielle à Avignon, la tête remplie d’idées encore nouvelles. Moi et mon grand frère sommes revenus très grandis de cette première immersion en « classe » Montessori.

Cette semaine j’ai découvert une nouvelle activité de tri : les couleurs. Je me concentre, surtout le matin, à trier les objets par couleurs. J’ai commencé par les aimants à portée de main sur le réfrigérateur, j’ai continué par les crayons dans les pots (qui viennent d’être peints). Ce travail fait fonctionner mes petites mains et me demande de la concentration. Je mets de l’ordre dans mon environnement.

*

Et je m’amuse à dire les couleurs. Maman est souvent là et me guide parfois, me laisse à mes occupations d’autres fois. Elle cite la couleur lorsque ce que je dis n’est pas juste, et elle cite aussi quelques sons lorsque je suis devant les lettres. Je reconnais déjà quelques lettres du prénom de mon grand frère qui s’applique à les répéter à haute voix.

On en passe des périodes sensibles… peuvent-elles se succéder rapidement pour revenir ensuite ? Tout ne s’acquiert pas si vite, si Murielle ?