La main du bébé (suite 2)

main3C’est Mélisse J. qui nous écrit aujourd’hui un résumé sur la main selon Maria Montessori.

Tandis que la marche et la parole sont les premières victoires de l’homme sur l’activité et l’expression, on peut dire que l’organe moteur qui caractérise l’homme est la main.
La « liberté de la main » est importante car par le geste, la main se transforme en l’organe exécutif de l’intelligence. Et par le geste de la main, l’enfant prend possession de l’ambiance. Le geste est l’expression de son mouvement intellectuel.
Les deux caractères propres de l’homme sont la parole et la main qui permettent le développement du mouvement intellectuel humain.
Selon Maria Montessori, l’adulte a peur de ces mains tendues : « ne touche pas », « ne bouge pas », « tais-toi ! » mais pourtant elles sont essentielles pour recueillir les éléments du milieu et pour construire sa pensée. Dans l’ambiance, il y a des motifs à ses gestes et ses mouvements. L’enfant ne se meut pas par hasard. C’est son Moi intérieur qui le guide. Il est important que l’enfant puisse effectuer ses gestes en toute spontanéité. Sachant que le type d’activité est aussi en lien avec le milieu social.
On a l’impression que l’enfant apprend par imitation car il fait ce qu’il a vu faire. Pourtant les mouvements constructeurs de l’enfant sont toujours avant tout  psychiques. Par exemple, l’enfant adopte le langage qu’il entend mais s’en sert en fonction de son propre usage. Avant d’exécuter des actes logiques, il exécute des actes en fonction de sa propre logique. Cette exploration dure de 18 mois à 3 ans.
Les mouvements comme « enlever et remettre le bouchon d’une bouteille » ou encore « ouvrir et fermer une armoire » montrent que la main réclame des motifs d’action. Ce sont les premiers balbutiements de « l’homme travailleur » et les premières manifestations de « l’instinct de travail ».L’enfant, dès tout petit, fait d’importants efforts pour accomplir des tâches parfois ardues pour lui, qui ne devraient pas être déçus ou découragés par l’adulte.

La main du bébé (suite)

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« A quel âge apparaissent les empreintes ? Gardons-nous les mêmes toute la vie ou se modifient-elles ? Peux-t-on perdre des empreintes ? Sont-elles les mêmes à gauche et à droite ? »

Que de questions sur les empreintes digitales….

Comme promis, voici un autre résumé du chapitre sur la main.
Merci à Anna D.

Pour la science, le développement normal de l’enfant correspond à l’acquisition de 2 fonctions motrices: la marche et le langage. Le langage, expression de la pensée, est caractéristique de l’homme alors que la marche est commune à tous les animaux. Ce n’est pas la marche qui caractérise l’être intelligent. L’organe moteur qui caractérise l’homme, c’est la main. Elle est au service de l’intelligence pour la réalisation du travail.
La main est l’unité fonctionnelle du psychique et du mouvement. C’est l’organe qui permet à l’intelligence de se manifester, de prendre possession de son environnement, de le transformer.C’est l’organe exécutif de l’intelligence qui permet la réalisation du travail. Regarder le développement psychique de l’enfant, c’est regarder l’évolution du langage et de l’activité de la main qui aspire au travail.
Les mains qui s’éveillent chez l’enfant devraient susciter l’admiration des adultes. Mais c’est l’inverse qui se passe: l’adulte a peur de ces mains qui tentent d’attraper ses objets. Il tente de les protéger en empêchant l’enfant d’y toucher. Cependant, l’enfant a besoin des objets pour ses activités. Mais dans sa famille, on ne prend pas ces besoins en considération.
L’enfant ne se meut pas au hasard, il organise ses mouvements en obéissant aux impulsions qui lui viennent de l’intérieur. L’enfant doit choisir et exécuter ses gestes en toute spontanéité. Les mouvements constructeurs que l’enfant va accomplir ont des caractères bien déterminés. Ce sont des actions qu’il a vues accomplir par les adultes. Ce sont des activités qui sont en lien avec les usages des milieux familiaux et sociaux (épousseter, laver du linge,…) Comme c’est un phénomène universel, on l’appelle à tort imitation. Or les mouvements constructeurs de l’enfant sont dictés par son psychique. Il sait les mouvements qu’il va faire, il les a déjà vu faire. On observe la même chose au niveau du développement du langage: l’enfant adopte le langage qu’il entend autour de lui. Il se sert des mots appris en fonctions des besoins du moment. Ceci ne correspond donc pas à une imitation mais à une connaissance acquise.
Le but personnel chez l’enfant de la manipulation d’objets ne correspond pas forcément à notre logique (pour des enfants entre 18 mois et 3 ans). Ce qui entraîne une difficulté pour l’adulte de laisser agir l’enfant même s’il sait que c’est ce qu’il faut faire. Ce qui intéresse l’enfant, ce n’est pas l’objet en lui-même mais le mouvement qui lui associe. D’où l’intérêt de fabriquer du matériel adapté comme les encadrements solides. Ces gestes correspondent aux balbutiements de l’homme travailleur. Et pour favoriser cet instinct de travail chez l’enfant, il faut préparer le milieu dans lequel il évolue.

La main du bébé

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Dans le prochain post, nous partagerons un autre résumé rédigé par une stagiaire de nos formations Montessori online, sur le chapitre « la main » de l’un des ouvrages de Maria Montessori.

Merci à Marie M. d’avoir écrit celui-ci :

 De même qu’en physiologie on considère deux étapes du mouvement, marche et langage, comme critère de bon développement d’un enfant, le bon développement psychique de l’enfant doit se mesurer avec l’apparition des deux signes du « mouvement de l’intelligence humaine » que sont le langage et l’activité de la main, toutes deux caractéristiques propres de l’être humain.
Pour se construire l’enfant a besoin de mouvement. Il n’y a pas de hasard dans le mouvement des enfants. Leurs mouvements répondent à des impulsions qui leur viennent de l’intérieur. C’est pourquoi il est si important d’en respecter la spontanéité et la réalisation par l’enfant lui-même.
Ces mouvements sont basés sur des actions observées par l’enfant chez l’adulte – et donc propres au milieu de l’enfant. Mais avant de pouvoir reproduire les mêmes actions que l’adulte, l’enfant a besoin de s’exercer, en particulier entre 18 mois et 36 mois, à travers une multiple de petites activités qui apparaissent incompréhensibles et sans buts à l’adulte
Et pour s’exercer avec ses mains, l’enfant a besoin d’objets extérieurs, véritables « motifs d’activité », comme par exemple des bouteilles à visser – dévisser, des portes à ouvrir- fermer, des objets à transporter ou à déplacer-replacer etc..
Or la difficulté, c’est que bien souvent, les adultes sont tentés, parfois contraints, d’interrompre l’activité de l’enfant par peur que l’enfant ne casse l’objet ou par peur que l’enfant ne se fatigue, ou bien encore pour « accélérer le processus ». En faisant cela, l’adulte réprime la croissance de l’enfant et, généralement, le conflit éclate entre l’enfant et l’adulte.
Enfin d’éviter cette situation et favoriser le bon développement de l’enfant, il est donc primordial de préparer l’environnement de l’enfant en lui fournissant des objets faits pour lui et qui répondent à son besoin de s’exercer dans ses mouvements.

 

La lecture dialogique avec les bébés

Vous trouverez sur la plateforme de formations Montessori online pour le niveau 0 & 1 des informations au sujet du choix des livres pour les enfants. L’offre est en effet telle aujourd’hui que nous pouvons nous permettre de choisir les livres par thèmes, par préférence de l’enfant ou des enfants, selon le graphisme, les couleurs, le support…

Quoiqu’il en soit, il faudra « animer » ce livre pour les bébés et y mettre tout votre coeur et énergie afin de le rendre vivant et plaisant. C’est ce qu’on appelle la lecture dialogique. Une conversation s’installe avec le ou les enfants, et tout le monde se retrouve dans l’aventure décrite dans le livre.

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Et puis cette joie partagée est quotidienne.
Bonne lecture dialogique à chacun, petits et grands.

Helen Keller

Si vous ne connaissez pas Helen Keller, je vous invite à découvrir cette femme formidable sur la toile.

Helen Keller

Maria Montessori et Helen Keller se sont rencontrées, aux USA et Maria a forcément été touchée par la force de cette femme au destin exceptionnel.

« We can do anything we want to if we stick to it long enough. »
(« Nous pouvons accomplir ce que nous souhaitons si nous insistons suffisamment longtemps. »)

Bonnes fêtes de fin d’année à chacun

Une belle année d’échanges et d’avancée dans l’éducation montessorienne et piklérienne se termine.  Merci à tous ceux qui nous suivent, nous aident et nous font confiance et apportent du positif dans leur quotidien et celui des autres.

envolee

Ayons l’audace des enfants pour OSER continuer sur cette voie en 2015.