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Chaque enfant est unique

Le brassage des chromosomes est plus performant que celui de la loterie, puisqu’il ne peut y avoir deux êtres humains identiques.

adn

Chaque individu naît et grandit dans un environnement unique (puisque celui de l’aîné n’a pas été celui du cadet) et dans une ambiance différente (puisque la famille est déjà existante à la naissance du cadet).

Chaque individu a une personnalité propre : le nouveau-né peut être un enfant très actif ou alors très calme. Si on respecte son tempérament inné, on permet au bébé de grandir dans un climat social de respect et d’écoute qui est bénéfique à son bien-être.

La vie psychique du nouveau-né

foetus

Si l’enfant pouvait comprendre à sa naissance, il se poserait ces questions (extraites de l’oeuvre de Maria Montessori la mente del bambino.

« Comment pourrais-je assumer les si difficiles fonctions que toi ma mère tu as assumées pour moi ?

Comment digérer et respirer ?

Comment résister aux terribles changements de climats du monde ? »

 

 

« Pouvons-nous baigner votre bébé ? »

Faut-il donner un bain au bébé à sa naissance ?

bain

Voici encore une question qu’on ne vous posait pas à la Maternité il y a encore quelques années, on imposait le bain au nouveau-né dès sa naissance. Et si le papa n’était pas là, on s’en chargeait.

Phénomène de mode ou pas, il semble que cela ne soit plus autant le cas qu’avant (le bonnet a remplacé le bain, voir post précédent à ce sujet).

Quels étaient les arguments ?

La peau du nouveau-né est recouverte d’une substance qu’on a nommée, le vernix caseosa. Celui-ci est chaud, glissant et odorant. Il a protégé le nouveau-né durant ses derniers mois intra uterus. On a remarqué (ah l’empirisme !) qu’en laissant le bébé tel quel, cette substance disparaissait en quelques heures. On décide désormais de laisser ce vernix sur la peau du bébé.

L’observation, fer de lance de certaines pédagogies humanistes !

Accoucher dans l’eau

Voici un thème que Maria Montessori n’a pas abordé, et pour cause, on n’avait pas ce genre d’idée à son époque où la plupart des mères accouchaient à la maison accompagnée dans le meilleur des cas du médecin dit de famille !

Une jeune fille possédant le CAP petite enfance, m’a fait la remarque la semaine dernière que les femmes accouchaient de plus en plus dans l’eau. Je n’ai su lui répondre et je me suis documentée sur le net.

Trouver la liste des maternités françaises n’est déjà pas aisée. Il y aurait seulement une petite dizaine de maternités équipées et formées pour cela.

Si l’on en croit l’évolution de la médecine et de l’accompagnement de la naissance depuis des siècles, que pouvons-nous projeter dans l’avenir ? Que pouvons-nous encore améliorer pour que ce moment très important du passage de la vie intra utérine à la vie extra utérine soit amélioré ?

Il y a beaucoup à améliorer encore selon moi, pour le bébé, la famille, les accompagnants.

A nous de le vouloir vraiment !
Belle naissance à tous les bébés durant ce mois de juin 2104.

Une peinture hors du commun

Tableau tragiqueCette peinture (dont je n’ai plus ni l’auteur ni le lui d’exposition visité il y a quelques années) exprime plus que des mots, les émotions fortes de cet instant tragique de mort donnée pour la vie.
La femme (elle n’aura pas connu le statut de mère de cet enfant) morte en couches est toute blanche et le bébé tout rose et paisible.

Cette oeuvre nous rappelle le miracle de la vie accomplit à chaque naissance (ou presque).
Prenons soin de ce miracle !

 

Syndrome du 3ème jour

SYNDROME DU TROISIÈME JOUR

Le syndrome du troisième jour touche de 45 à 80 p. 100 des accouchées (Misri, 1993). Parmi les symptômes les plus communs, on retrouve l’insomnie, la tristesse, les sautes d’humeur, la tendance à pleurer constamment, la fatigue, les maux de tête, les difficultés de concentration et la confusion. Ces symptômes sont habituellement passagers. Ils se font sentir le troisième ou le quatrième jour après la naissance, durent d’une à deux semaines et se dissipent sans traitement.

Il arrive souvent que les femmes atteintes du syndrome du troisième jour ne sachent pas pourquoi elles se sentent déprimées; elles qualifient leurs réactions de « stupides » et elles ont tendance à rire et à pleurer en même temps. De plus, un bon nombre sont déçues de se sentir « grosses », fatiguées et généralement à l’opposé des mères parfaites présentées à la télévision ou au cinéma. Ces femmes perçoivent leurs imperfections comme un échec. Certaines sont déçues parce que leur expérience de la naissance ne s’est pas déroulée comme prévu. Un soutien affectif inadéquat de la part du conjoint ou un stress extrême découlant des nouvelles responsabilités du rôle maternel contribue également au symptôme du troisième jour.

Ces femmes ont besoin de parler, de pleurer et de démêler leurs sentiments. Les intervenants de la santé doivent expliquer les causes de ce « syndrome » et rassurer ces femmes. Il est essentiel que les femmes comprennent qu’elles ne sont pas seules à éprouver de tels sentiments et que les mères parfaites n’existent que dans les contes de fée. Les membres de la famille peuvent aider la mère en lui accordant beaucoup d’attention. Malheureusement, il arrive souvent que tous admirent le bébé, mais qu’ils oublient la mère (Stewart et Robinson, 1993).

source : http://www.phac-aspc.gc.ca

Le bonnet du nouveau-né

Le mécanisme de régulation de la température constitue un élément critique de la transition du nouveau-né à la vie extra-utérine. Dans l’utérus, la circulation du sang entre le placenta et le bébé satisfait les besoins vitaux du bébé tandis que la mère assure sa régulation thermique. À la naissance, le nouveau-né est mouillé, et la température de la pièce est inférieure à la température intra-utérine. Une déperdition de chaleur se produit rapidement par l’évaporation, la radiation, la convection et la conduction, et la température corporelle diminue à un rythme de 0,2°C à 1°C par minute. Les réserves de glycogènes et de graisse brune peuvent s’épuiser en quelques heures seulement. La réaction adrénergique à la baisse de température peut provoquer une vasoconstriction périphérique pouvant nuire à l’échange gazeux pulmonaire et entraîner une hypoxie et une acidose.

On recommande de suivre les directives suivantes pour éviter toute perte de chaleur :

  • maintenir l’aire de naissance à une température variant entre 23°C et 25°C, et sans courant d’air;
  • sécher le bébé et enlever tout linge humide pour éviter une perte de chaleur par évaporation ou par conduction;
  • placer le bébé sur le ventre de la mère ou dans ses bras, peau contre peau, pour favoriser un transfert de chaleur par conduction de la mère au nouveau-né;
  • langer le bébé (en lui couvrant également la tête) pour prévenir l’exposition à l’air froid, diminuer la perte de chaleur par convection et évaporation, procurer un isolant et accroître la rétention de la chaleur;
  • maintenir une source de chaleur radiante à proximité, en cas de besoin.

source : http://www.phac-aspc.gc.ca

La peau du nouveau-né

Le VERNIX

Le vernix caseosa, formé de sécrétions sébacées et de cellules cutanées desquamées, est très adhérent à la peau. Il se forme au cours du huitième mois de grossesse et subsiste surtout dans les plis à la naissance. Il protège la peau du fœtus du contact avec le liquide amniotique. Une coloration jaune foncé de cet « enduit » peut indiquer une souffrance fœtale, surtout dans les cas de dépassement du terme. La toilette du nouveau-né permet d’éliminer sans difficulté cette substance.

source : Larousse

Ayant accouché soit à l’hopital, soit à la clinique en France, avec 18 ans d’intervalles au total entre mes enfants, j’ai pu constaté les effets de modes du discours du corps médical.
Concernant le sujet du « vernix », nous sommes passés du bain obligatoire et rapide donné par le Papa (s’il est d’accord) dès la naissance, dans une petite baignoire au bas de la table d’accouchement à la proposition inverse qui consiste à essuyer le plus gros du vernix et laisser la peau du bébé l’absorber naturellement.

Selon moi le miracle de la Vie permet qu’elle continue depuis des générations.  Ce vernix protégeait le foetus dans le liquide amniotique, il le protège dans la nouvelle ambiance à l’air libre.

Préparez toutes ces questions importantes sur l’accueil du nouveau-né : ambiance de la pièce, personnes présentes, les premiers gestes.

Posez-les à la structure dans laquelle vous souhaitez accoucher. Si c’est à la maison, prévoyez aussi ce temps d’acceuil avec précautions.

Un petit être va naître, acceuillons-le avec amour, douceur et joie.

Les bases de l’éducation d’un enfant

Elles sont simples à décrire, ces bases de l’éducation : Un environnement sécuritaire physiquement, motivant intellectuellement et nourrissant émotionnellement.

Pas toujours évidentes à comprendre et à appliquer.

Un bébé à sa naissance a besoin de chaleur humaine, de la douceur des contacts physiques et sensoriels. Mettons-nous au rythme du bébé. Il nous en montre la voie avec ses cycles de sommeil et de nourriture réduits par rapports à ceux de l’adulte. Soyons attentifs à ses pleurs qui sont ses moyens d’exprimer son émotion et ses besoins.

Actuellement les mamans ont besoin de soutien et accompagnement à l’accueil du tout petit qui vient de naître. Elles ont elles aussi besoin d’un environnement sécurisant émotionnellement, confortable physiquement et une relation positive avec les autres personnes de leur entourage proche. Si vous en avez autour de vous, faîtes un geste, cela peut réconforter la maman, ne serait-ce que psychologiquement .