Ceci n’est ni une publicité ni un sponsoring, mais quand des produits semblent positifs, il vaut mieux en parler, n’est-ce pas ?
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Pourquoi les bébés n’ont-ils pas besoin de Jouets (suite et fin)
3ème et dernière partie de l’article.
A cette étape, beaucoup d’objets n’ont pas de signification pour le bébé et ne sont pas encore des objets dits symboliques. Les enfants apprécient simplement de voir s’ils sont souples, roulent, glissent ou rebondissent. Ils voient les adultes manipuler constamment des choses dans des choses et ils veulent les imiter. Nous avons tous retrouvé nos clés dans la poubelle, le pain dans le lecteur de vidéos et des legos dans le lave-linge. Cependant, si nous fournissons assez de matériels adéquats, le bébé commencera à être pleinement concentré et occupé par de belles expérimentations.
Peut-être qu’il faut commencer par lui fournir des contenants : boîtes, tubes, pots de yaourt, pots de fleurs, paniers, pochettes, portes-monnaie. Vous pouvez lui donner des chaines, des anneaux de rideau, des pommes de pin, des bigoudis, des brosses, des bouchons de liège, des coquillages, des clés… C’est infini.
De nombreux jouets pour enfants de moins de 3 ans, semblent intéressants, jolis et sont décrits comme éducatifs, alors qu’au contraire ils sont très limités ou trop difficiles pour les enfants. Un rouleau à pâtisserie et 20 anneaux en bois seront plus satisfaisants que des anneaux en plastique sans stimulation pour l’enfant.
Les boîtes à formes sont censées exciter la curiosité de l’enfant mais elles sont souvent trop difficiles et lorsque l’enfant peut les utiliser elles n’ont plus d’intérêt pour lui. Récemment une maman me parlait de son inquiétude au sujet de son bébé de 12 mois qui utilisait une boîte à formes non conformément. C’était supposé être un jouet éducatif, donc que pouvait-elle faire pour lui en montrer l’utilisation ? En fait, son enfant était très intelligent dans la façon dont il explorait la situation et résolvait le problème. Le jouet proposait des trous complexes dans le toit, trop difficiles pour un enfant de 12 mois, mais le toit glissait et le bébé avait trouvé une solution à son problème. La maman embêtée par la situation avait scotché le toit et le bébé avait passé plus d’une demie heure, très concentré, à enlever ce scotch.
Telle est la profonde persévérance des enfants âgés de 2 ans.
En résumé, nous devons faire confiance à nos enfants à nous guider dans ce que nous devons leur fournir en regard de leurs besoins à développer leurs compétences. Au lieu de leur donner des jouets en plastique, nous pouvons leur offrir un panier à trésors qui stimulera leur développement physique et spirituel.
Observer le plaisir et la concentration d’un bébé en train d’explorer ces matériels convaincra, y compris le plus sceptique des avocats des jouets modernes en plastique, que les objets de la vie quotidienne ont une place essentielle dans la vie de nos enfants.
La main
Dans la cadre de la formation Montessori à distance proposée par l’Académie TMF, pour le niveau 1, c’est-à-dire les bébés entre 0 et 3 ans, nous proposons aux stagiaires différents travaux personnels à effectuer.
Aujourd’hui, nous partageons le résumé d’une stagiaire sur le chapitre si important intitulé « la main » écrit par Maria Montessori.
Pour la science, le développement normal de l’enfant correspond à l’acquisition de 2 fonctions motrices : la marche et le langage. Le langage, expression de la pensée, est caractéristique de l’homme alors que la marche est commune à tous les animaux. Ce n’est pas la marche qui caractérise l’être intelligent. L’organe moteur qui caractérise l’homme, c’est la main. Elle est au service de l’intelligence pour la réalisation du travail.
La main est l’unité fonctionnelle du psychique et du mouvement. C’est l’organe qui permet à l’intelligence de se manifester, de prendre possession de son environnement, de le transformer. C’est l’organe exécutif de l’intelligence qui permet la réalisation du travail. Regarder le développement psychique de l’enfant, c’est regarder l’évolution du langage et de l’activité de la main qui aspire au travail.
Les mains qui s’éveillent chez l’enfant devraient susciter l’admiration des adultes. Mais c’est l’inverse qui se passe : l’adulte a peur de ces mains qui tentent d’attraper ses objets. Il tente de les protéger en empêchant l’enfant d’y toucher. Cependant, l’enfant a besoin des objets pour ses activités. Mais dans sa famille, on ne prend pas ces besoins en considération.
L’enfant ne se meut pas au hasard, il organise ses mouvements en obéissant aux impulsions qui lui viennent de l’intérieur. L’enfant doit choisir et exécuter ses gestes en toute spontanéité. Les mouvements constructeurs que l’enfant va accomplir ont des caractères bien déterminés. Ce sont des actions qu’il a vu accomplir par les adultes. Ce sont des activités qui sont en lien avec les usages des milieux familiaux et sociaux (épousseter, laver du linge,…) Comme c’est un phénomène universel, on l’appelle à tort imitation. Or les mouvements constructeurs de l’enfant sont dictés par son psychique. Il sait les mouvements qu’il va faire, il les a déjà vu faire. On observe la même chose au niveau du développement du langage: l’enfant adopte le langage qu’il entend autour de lui. Il se sert des mots appris en fonctions des besoins du moment. Ceci ne correspond donc pas à une imitation mais à une connaissance acquise.
Le but personnel chez l’enfant de la manipulation d’objets ne correspond pas forcément à notre logique (pour des enfants entre 18 mois et 3 ans). Ce qui entraîne une difficulté pour l’adulte de laisser agir l’enfant même s’il sait que c’est ce qu’il faut faire. Ce qui intéresse l’enfant, ce n’est pas l’objet en lui-même mais le mouvement qui lui associe. D’où l’intérêt de fabriquer du matériel adapté comme les encadrements solides. Ces gestes correspondent aux balbutiements de l’homme travailleur. Et pour favoriser cet instinct de travail chez l’enfant, il faut préparer le milieu dans lequel il évolue.
Lecture
Ici du blog de mon amie Bernadette Moussy : http://www.silapedagogie.fr/article-le-monde-secret-de-l-enfant-122613276.html
Je viens de lire et relire une très beau et bon livre : « Le monde secret de l’enfant »
L’auteure, Sevim Riedinger est psychothérapeute. Elle nous fait part de ses rencontres avec des enfants qui souffrent. Grâce à l’écoute de chacun, de leur expression originale plus ou moins adroite mais à chaque fois significative, elle leur permet de dire leur besoin de sacré.
« Tous cependant-et ma pratique sur le terrain me le confirme- ont besoin de se sentir reliés, à un moment ou à un autre de leur vie d’enfant, à cette dimension transcendante, inhérente à la vie. » (page 13)
Oui, les enfants, les tout petits et les plus âgés ont un besoin vital de spiritualité. Ils n’ont pas trouvé autour d’eux la possibilité de rencontrer de quoi être compris dans cette soif et ils manifestent leur souffrance.
Sevim Riedinger sait les écouter, donner sens à leurs manifestations. Son ouvrage est un modèle de l’observation de l’enfant. Elle les aide à trouver leur propre chemin dans la réalité de leur environnement familial.
N’est ce pas là une des missions de l’éducation ?
Surtout elle parle des révélations de nous-mêmes, à la fois de nos zones d’ombre et de lumière, que les enfants nous demandent à faire. Ils nous bousculent très souvent et nous avons tendance à nous réfugier derrière des arguments divers, plus prêts à nous défendre qu’à prendre en considération l’éveil qu’ils provoquent. « Ils m’ont invitée à entrouvrir ma porte, bloquée par trop de tationalité et de défenses » (page 13)
Un article, ici, il y a quelque temps disait des choses semblables : « Notre part d’enfant »
« Combien de fois ai-je été interpellée par la lucidité désarmante de l’enfant que j’avais devant moi? » (page 105)
Ses références sont soit philosophiques soit viennent des Grandes traditions qui nous rappellent par l’intermédiaire des enfants que l’universalité de l’humanité n’est pas un vain mot mais un moyen de se construire et de construire.
« Harmonies entre mère et bébé »
Je travaille en ce moment sur le thème de l’Histoire sur nos formations Montessori à distance, pour le niveau 6-12 ans. Et plus précisément, sur un thème important selon moi puisqu’il est vital à l’Homme : la conscience du Temps.
C’est important de traiter cette notion car elle est difficile à aborder pour les enfants souffrant de handicap.
Bref, je voudrais partager avec vous aujourd’hui, un excellent travail d’une personne, dont le titre est « Harmonies entre mère et bébé ».
Bonne lecture.
PS je me pose la question sur la possibilité d’écrire « père » à la place de « mère »
Pourquoi les bébés n’ont-ils pas besoin de jouets ?
Libre traduction de Murielle LEFEBVRE
La psychologue Anita Hugues pensent que les bébés méritent mieux que des objets en plastique.
Les bébés arrivent dans un monde magique qu’ils veulent découvrir et que nous partageons avec eux.
Mais nous leur offrons un océan d’objets plastique factices. Dès qu’ils peuvent attraper, nous leur tendons un hochet en plastique si grand qu’il lui faut deux mains pour l’attraper.
Donnons-nous de la dignité au bébé quand nous lui tendons un téléphone roulant en plastique ?
Est-ce que c’est vraiment ce dont a besoin un bébé ? Je ne le pense pas.
Je partage les idées de Maria selon lesquelles les enfants sont naturellement en mouvement et apprennent dans l’action. C’est dans l’effort que nous gagnons de la satisfaction, du plaisir, que nous ayons 2 mois ou 2 ans. Les enfants ont aussi besoin de confiance, de respect.
Je ne pense pas cependant que les enfants de moins de 2 ans, dans la société actuelle reçoivent confiance et dignité. Dans certaines cultures, l’enfant est considéré comme l’égal de l’adulte et ses efforts sont appréciés avec patience. Les indiens d’Amérique du nord et du sud, les Kalahari, les japonais permettent aux enfants d’accéder aux activités d’adultes sans restriction et sans précipitation. Les enfants font partie du “Tout” et on attend ceci d’eux.
Dans notre culture, je trouve que nous nions cette confiance et cette dignité par de sévères restrictions. Je suis d’accord pour dire que notre monde civilisé de l’ouest est plein de dangers pour le bébé, aussi bien à l’intérieur de la maison qu’à l’extérieur. Qu’offrons-nous à nos enfants ? Ils sont harnachés dans des sièges de voiture, dans des poussettes, dans des caddies au supermarché. Lorsqu’ils veulent se déplacer dans la maison, ils se heurtent aux meubles, aux équipement électroniques. Le plastique est partout autour d’eux : les biberons, les bouteilles, les cuillères, les assiettes, les jouets, les sucettes, les instruments de musique, les jouets pour le jardin.
A suivre….
Plus d’un millions de bisous
http://gift.mylittlekids.fr/infographie-ado
Je partage avec vous, une fois n’est pas coutume, cette analyse humoristiique sur l’éducation.
Un vrai projet pédagogique
Actuellement je lis et échange avec les stagiaires se formant à distance (Montessori pour les bébés) sur la question du projet pédagogique d’une structure d’accueil.
J’ai été, dans ma jeunesse, une animatrice de centre de vacances durant de nombreuses années. J’ai beaucoup aimé cette activité (non reconnue comme métier). J’ai ensuite suivi la formation pour être directrice de centre de vacances. Durant la formation théorique, j’ai été étonnée par le professionnalisme et toute l’importance accordée aux objectifs pédagogiques des activités. On devait préparer consciencieusement et sérieusement le sujet pour chaque activité. Tout devait être cohérent, car nous avions la responsabilité des enfants durant 24 heures, plusieurs jours de suite. Les moments de vie quotidienne s’enchainaient entrecoupés par les activités.
Quel est le projet pédagogique de votre structure ?
Je lis sur la toile les mêmes mots partout : autonomie de l’enfant, respect du rythme, apprentissage de la vie en communauté, bonnes manières, corps, etc…
Tout le monde est d’accord, c’est un bon début. Mais cela ne suffira pas à expliquer ce que vous mettez comme moyens et actions derrières ces mots communs donc utilisés par tout le monde.
C’est là que nous, professionnels, devons expliquer nos méthodes et démarches pédagogiques. Maria Montessori a réfléchi aux besoins les plus profonds du petit être humain en construction.
La balle de phéhension
Elle est si belle cette balle de préhension !
Aux USA, on l’appelle la balle amish, sûrement parce que les Amish la cousent encore aujourd’hui pour leur bébé ?
J’ai vu qu’on pouvait la proposer en laine crochetée. Dommage que ma chère grand-mère ne m’ait pas appris cet art dans lequel elle excellait !
D’autres l’appellent la balle japonaise car elle viendrait du Japon ?
Enfin, en France, son nom est plus terre à terre : la balle de préhension.
J’aime bien moi-même la « tripoter » de main en main.
Revenons au bébé : il peut la prendre dans sa main ou entre ses deux mains. Il peut la porter à sa bouche. Il peut la faire rouler et la suivre des yeux puis à quatre pattes lorsqu’il en est capable.
Pour les plus petits bébés, vous pouvez l’accrocher à un ruban de satin suspendu au plafond. Vous pouvez y insérer un petit grelot pour stimuler le sens de l’audition du bébé.
Bref, un joli cadeau très doux pour les sens.
La toute 1ère formation Montessori à distance dans le monde !
Je n’avais pas encore pris le temps de vous l’annoncer : L’heureuse naissance de cette formation à distance pour appliquer la pédagogie Montessori auprès des bébés.
Et pour cause, cela fait des mois que nous travaillons en équipe sur ce beau projet qui permet de partager cette pédagogie avec un plus grand nombre de personnes qu’auparavant grâce à un système de learning management. Qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire que vous allez vous former à distance grâce à des outils modernes.
Cela n’a rien à voir avec la formation par correspondance, pour laquelle il fallait envoyer des devoirs après avoir reçu et étudier des cours.
Les composantes de cette formation sont les suivantes (source wikipedia) :
- une communauté d’apprenants (des futurs parents ou éducateurs Montessori)
- une plate-forme d’apprentissage (logiciel open source Chamilo)
- des tuteurs ou animateurs (l’équipe pédagogique de l’Académie de TMF)
- des contenus textuels ou multimédia didactiques (des centaines de contenus vidéos, audio, photos et textes)
- une stratégie pédagogique et tutorale (managée par Murielle LEFEBVRE)
- des activités de validation de connaissance (activités multiformes et validées par l’équipe pédagogique)
Osez faire le pas, et venez faire partie de la 2ème session dès le 1er février 2014, sur le site www.montessori.fr










