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Les concepts de parentalités, maternalités, paternalités…

Que signifient ces nouveaux mots que l’on lit ou entend dans les media : la parentalité, la maternalité, la paternalité, la parentification, la périnatalité, la monoparentalité, la pluriparentalité, la beau-parentalité, la coparentalité, etc…?

Didier Houzel (ministère de l’emploi et de la solidarité) définit les 3 axes de la parentalité :

  1. l’exercice de la parentalité
  2. l’expérience de la parentalité
  3. la pratique de la parentalité

L’exercice de la parentalité se rapporte aux respects des lois de la société dans laquelle la famille vit. Chaque élément a des droits et des devoirs respectifs par rapport aux liens entre les individus concernés. Notre société évolue très vite, des enfants peuvent être procréés médicalement, les moeurs changent.

L’expérience de la parentalité regroupe l’expérience consciente et l’expérience inconsciente des rôles parentaux.
Le désir d’enfant investit la femme et/ou l’homme et oriente ses comportements et pensées. Dès que l’enfant est attendu la future mère et aussi le futur père subissent des modifications psychologiques qui ont un impact sur le foetus.

La pratique de la parentalité désigne l’ensemble des tâches quotidiennes, soins physiques et psychologiques de l’enfant prodigués par le ou les parents.

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D’après D. DOUMONT et F. RENARD de l’école de la Santé publique, la parentalité définit la fonction « d’être parent en tenant également compte des aspects juridiques, politiques, socio-économiques, culturels et institutionnels. »

Ce terme rentre dans le langage courant des années 1990.
Pour M. O’Connor la parentalité s’apparente au métier de parent.

M.Delecourt fait une analyse plus fine et ouverte de la parentalité du monde actuel car des bébés passent plus de temps à la crêche qu’avec leurs parents, des enfants passent plus de temps à l’école et en garderie, centre de loisirs que chez eux. Donc la parentalité telle qu’elle est définie doit faire apparaître des acteurs autres que la mère et le père.

Des lieux pour que les enfants explorent

Des légos à la verticale.

Vus dans un espace gigantesque dédié aux moins de 3 ans (pas en France hélas). Les enfants peuvent prendre les briques et les accrocher au mur spécial. Evidemment c’est un peu nouveau pour nous les adultes mais pas pour eux.

Les briques développent beaucoup la préhension, les muscles de la main et la précision dans la coordination oeil et main.

Une batterie de cuisine qui fait du bruit, des cylindres colorés musicaux. Enfin un endroit où les enfants peuvent faire du bruit sans déranger.
Les baguettes sont accrochées à des fils pour que les enfants les retrouvent facilement. Un petit tabouret leur permet de s’asseoir. Les enfants sont joyeux et courent dans tous les sens.

Attention : lieu interdit aux parents !!!

Un tablier pour chaque activité

Voici une photo qui a été prise dans une petite classe pour des enfants âgés entre 2 et 3 ans.
Il s’agit des tabliers utilisés pour les activités. Comment aider l’enfant à bien choisir et remettre le tablier à sa place ?

Tout d’abord, il faut choisir un motif ou une couleur qui rappelle l’activité. Par exemple avec des fleurs pour le jardinage, avec des pinceaux pour la peinture, avec des gâteaux pour la patisserie, etc… Ensuite, il faut guider l’enfant pour, ici grâce au dessin du tablier au-dessus du porte-manteau) qu’il puisse raccrocher à sa place son tablier (observez la photo et dites-nous ce que vous voyez).

Ces points de détail dans les activités de la pédagogie de Maria Montessori recueillent souvent des critiques de la part de « l’extérieur ».
Utilisons-nous à la maison, les mêmes vêtements et outils lorsque nous jardinons ou cuisinons ? Quels sont les préparatifs lors de nos activités personnelles ? L’enfant à besoin lui aussi d’ordre et d’une ambiance dans laquelle il peut évoluer, s’épanouir en toute sérénité.

PS Les garçons aiment beaucoup aussi les tabliers !

Le principe de l’attachement selon la psychologie

Voici la définition donnée par Hubert Montagner dans son livre « l’attachement – les débuts de la tendresse »:

L’attachement est l’ensemble des liens qui s’établissent d’emblée ou qui se construisent entre l’enfant et toute autre personne. L’étude des ces liens englobe :

  1. les modalités sensorielles et perceptives par lesquelles l’enfant établit ou construit ces liens ;
  2. les modalités sensorielles et perceptives par lesquelles l’autre personne les établit ou les construit ;
  3. les comportements par lesquels l’enfant établit et maintient proximité et contact avec l’autre personne, et vice versa ;
  4. les intéractions entre les deux personnes, c’est-à-dire les mouvements de va-et-vient par lesquels chacun modifie l’autre
  5. les communications entre les deux personnes, c’est-à-dire les intéractions dans lesquelles on a identifié des productions langagières (chez la mère, évidemment, et chez l’enfant qui commence à parler) et les comportements qui véhiculent une information (postures, mimiques, gestes, touchers, pressions, vocalisations, odeurs, saveurs) ;
  6. les processus biologiques cognitifs (de connaissance) et l’activité psychique (y compris les phantasmes) qui sont à chaque moment à l’oeuvre chez les deux personnnes, eu égard à leur vécu et à leur environnement.

Extraits de « L’Education et la Paix » de Maria Montessori

« Nous devons croire à l’enfant comme à un messie, comme à un sauveur capable de régénérer la race humaine et la société ».
« La déficience, la faiblesse, la servitude et l’arrêt de la personnalité sont toujours le résultat d’une éducation qui n’est qu’un affrontement aveugle entre le fort et le faible. »
« L’enfant d’âge scolaire qui est continuellement découragé et réprimé en vient à manquer de confiance en lui. Il souffre d’un sentiment de panique qui porte le nom de timidité, de manque de confiance en soi,qui, chez l’adulte, prend la forme de la frustration, de la soumission, et de l’incapacité à résister à ce qui est moralement mauvais. »
« L’obéissance contrainte de l’enfant à la maison et à l’école, une obéissance qui ne prend pas en compte les droits de la raison et de la justice, prépare un adulte qui se résignera à n’importe quoi et à tout. »
« Deux choses sont nécessaires pour la paix dans le monde, tout d’abord, un homme nouveau, l’avènement d’un homme meilleur, et ensuite la construction d’un environnement qui ne doit plus fixer les limites aux aspirations infinies de l’homme. »
« Nous devons retrousser nos manches et faire de l’enfant notre préoccupation principale. Les efforts de la science doivent se centrer sur lui, car il est la source et la clé des énigmes de l’humanité. »
« Les forces qui créent le monde sont précisément celles qui doivent créer la paix. »
« Si nous cherchons un être pur sans idées philosophiques préconçues ni idéologie politique et également éloigné des deux, nous trouvons cet être neutre qu’est l’enfant. »
« L’enfant doit être au centre de nos préoccupations lorsque nous cherchons des voies vers la paix. »

Education à la paix

Théoriquement les écoles Montessori doivent proposer un programme pour l’éducation à la paix aux enfants.

Pourquoi ne pas commencer plus tôt dès la crêche ?
J’ai visité de nombreuses écoles, et parfois j’ai pu voir des propositions concrètes.
Ici, c’est un petit « coin de paix » agencé dans une classe. Il y a, au premier plan, l’arbre de la paix, puis des tapis de relaxation, un poster du Dalaï Lama, des cartes d’exercices de relaxation. Un petit diffuseur de musique douces à écouter seul, avec un casque.

On peut proposer des exercices quotidiens de yoga et étirements pour tous les enfants de la crêche.
Un petit jardin japonais fera le bonheur des petites mains.

Un petit être conscient

Même si je ne sais pas ce qu’est la Terre, j’en entends beaucoup parler. Et je peux toucher ce globe avec ses couleurs gaies et tranchées sur fond bleu.

Maman me nomme « l’océan » ou « la mer »quand je m’y baigne de temps en temps et je comprends bien qu’elle utilise les mêmes mots quand je manipule le globe.

Peu à peu, je m’imprègne de cette notion difficile à comprendre. Et puis un jour, quand le moment sera venu, je pourrai enfin faire le lien direct avec toutes ses sensations sensorielles vécues.

Des livres sur la différence

BBG les aime beaucoup et nous aussi. On a rangé pas mal de livres récemment, car quand en lit énormément au bout d’un moment on a besoin de renouveler ! Vive les bibliothèques !

Du matériel pour se construire

« Le petit explorateur »

Avec ses petites mains, l’enfant explore sans cesse autour de lui par le toucher. Voici un matériel présent dans la classe des 18-36 mois. Il est déjà élaboré pour de si jeunes enfants. L’observation vous mène à comprendre le processus intérieur de développement intérieur de l’enfant. Sa démarche n’a rien à voir avec celle d’un adulte, même si désormais on reconnait qu’elle peut être caractérisée comme scientifique.

Observer les animaux pour comprendre le monde

Les documentaires et photos sur les animaux sont de plus en plus nombreux. Leur qualité n’a jamais été aussi grande. La technologie nous permet de télécharger des vidéos sur nos ordinateurs, de voir « en ligne » des films, des photos et même de les imprimer sur nos imprimantes couleur de bureau.

Alors que peut-être, les animaux sont de moins en moins nombreux, c’est paradoxal, non ?

Il y a cent ans, Maria Montessori proposait déjà d’éduquer nos enfants à la Nature : «Toutes les créatures qui vivent sur ​​terre ont un rôle à jouer« .

Pour que l’enfant comprenne sa place dans le monde, Maria Montessori offre la biologie à l’enfant : l’étude scientifique de la vie et des organismes vivants.

Par conséquent, ce sont les animaux vivants que l’enfant jeune devrait voir. De même que les plantes. Car comment comprendre le cycle de la vie et les interconnexions si on ne les voit, sent, touche pas ?

Voici la photo d’une araignée dans une classe Montessori accueillant des enfants  de 18-36 mois.