Les sentiments

Je me sens concernée quand je vois ou entends des personnes en proie à des émotions.

 

Hier après-midi ma grande soeur a eu une grande crise de panique et s’est mise à pleurer très fort pendant longtemps. Et bien quand elle pleure, je vais la voir, l’appelle par son prénom « Inè », je tends ma main vers elle pour la caresser ou essuyer ses larmes et faire un bisou. Je me fais souvent rejeter (c’est un autre sujet) mais je continue quand même. Maman s’étonne que je sois capable d’autant d’empathie à mon âge.

 

Quand j’entends des bébés ou enfants qui pleurent quand on fait les courses par ex j’ai besoin d’entendre un de mes parents m’expliquer ce qui se passe, mettre des mots sur les émotions ressenties par cet enfant et ses parents. Et quand leur explication me satisfait je le leur fait comprendre en disant « d’acco » pour d’accord et passe à autre chose.

 

L’avantage de ce côté éponge c’est que j’absorbe aussi les émotions positives : quand quelqu’un rit aux éclats je me joins aussi sans forcément savoir pourquoi cette personne rigole mais ça me rend heureuse de rire et ça mes parents adorent.

 

Mais moi aussi j’ai des sentiments. Et quand il m’arrive des événements divers (tomber, grande excitation etc), maman essaie de mettre un mot sur ce qu’elle pense que je ressens. Résultat des courses : si je tombe il suffit de mettre des mots sur ce que j’ai vécu pour que je me sente rassurée et passe à autre chose. Si personne ne met de mots dessus et se contente d’un « ce n’est rien, ça va aller » je me mets à pleurer très fort.

Une réflexion au sujet de « Les sentiments »

  1. Murielle

    Nous mettons aussi des signes grâce au langage des signes et cela aide encore plus l’expression et la compréhension des émotions.

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