Bonjour à tous !
Je suis une nouvelle maman-rédactrice sur ce blog, et j’avais grande envie de vous parler d’Antonin, mon fils de 4 mois et demi, et de ses premiers apprentissages.
Seulement voilà : un blog, c’est un peu comme un « journal non-intime » : le quotidien prend beaucoup de place dans nos têtes et accapare notre temps, et c’est lui, qui, tout naturellement, resurgit. Avant donc de vous présenter mon fiston de manière approfondie, j’aimerais m’épancher un peu sur ma galère du moment :
Trouver une assistante maternelle, c’est-à-dire une personne qui accompagnera mon bébé dix heures par jour, deux jours par semaine, pendant deux ans
(soit 740 heures de sa vie).
Des assistantes maternelles, y’en a des tas de biens, et même de très très biens, mais depuis que j’ai entamé mes recherches, je n’ai pas de chance : celles à qui je ferais une totale confiance ne sont pas disponibles, et les autres, et bien … ce sont les autres.
Le moral restait bon jusqu’à hier. Et puis hier, je suis allé au domicile d’une jeune femme qui m’a paru à ce point concentrer tout ce que je ne voulais pas que je suis sortie de chez elle déprimée et soucieuse : n’étais-je pas trop exigeante ?
Pourtant, je vous assure, je ferme les yeux sur certains trucs comme les énormes télévisions qui trônent dans tous les salons, surmontées de piles de DVD médiocres pour enfants. Je suis montessorienne, OK, mais je ne vis pas au pays des Bisounours. Je ne demande pas aux nourrices de partager toutes mes convictions en matière d’éducation.
“Mais d’ailleurs, qu’est-ce que je leur demande, aux nourrices ?”
(telle fut la question qui me tint éveillée toute la nuit)
Voici donc la substantifique moelle de mes réflexions nocturnes, destinées à me recentrer sur mes objectifs et retrouver la pêche.
Quand je rencontre une assistante maternelle :
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Je suis avant tout attentive à l’ambiance de son appartement : est-il à peu près rangé et propre ? Y a-t-il un aménagement du mobilier laissant deviner une vie de famille ? J’entends par là, très simplement : des chaises autour d’une table, peut-être un cadre au mur ou une cage à oiseaux … Ne souriez pas : l’appartement que j’ai vu hier était totalement vide ou presque, meublé uniquement de canapés défoncés recouverts de plaids douteux, de la sacro-sainte télévision et de rideaux épais qui occultaient la lumière du jour (?). Le long des murs, tout un tas de bazar empilé à même le sol. Une odeur de cigarette, et de la cendre sur la table basse …
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Ensuite, c’est l’ambiance au sens plus spirituel qui m’intéresse (au sens où on dit « Bonjour l’ambiance ! »). Y a-t-il une joie de vivre dans cette famille ? L’assistante maternelle est-elle sereine et disponible ? Là encore, la jeune fille que j’ai vu hier me parlait de son divorce, du fait qu’elle avait été mère mineure, et quoique je compatisse sincèrement, je sentais comme une chape de tristesse et de préoccupations tomber sur nous au fur et à mesure de la conversation. D’ailleurs, Antonin, d’habitude fort sage, s’est mis à se cambrer et à s’agiter, m’obligeant alors à me lever pour le bercer (ou pour partir ?). Et cela m’amène tout naturellement au dernier point :
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L’assistante maternelle s’adresse-t-elle à l’enfant ? Attention : non pas parle de l’enfant (« Oh, qu’il est mignon ! »), mais bien à l’enfant (« Salut, toi ! Ça va ? »). Le test ultime, c’est : est-ce que je lui ai confié le bébé pendant l’entretien ? En fait, les trois quart du temps, je n’y pense même pas (et les nourrices ne le réclament pas, d’ailleurs) : c’est un signe, non ?
Alors, qu’en pensez-vous ? Suis-je trop exigeante ?













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