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Author: ezlathi
• Vendredi, juillet 22nd, 2011

Honnêtement, pendant fort longtemps, je n’ai pas bien compris pourquoi la pédagogie Montessori faisait si grand cas du miroir : dans les ambiances montessoriennes, on voit en effet souvent de grand miroirs installés au ras du sol pour que les petits jouent avec leur reflet. Je me disais que cela devait être très déstabilisant pour la construction psychique (moi, en tous cas, je détesterais cela, vivre en permanence devant un miroir !).

Antonin, bien sûr, connaît les miroirs : il y en a un dans la chambre de ses parents, et un autre dans la salle de bain. Depuis qu’il est en âge de sourire, il fait régulièrement du charme à son reflet.

Et puis, il y a quelques semaines, quelque chose d’extraordinaire s’est produit :

Le Damoiseau était dans mes bras devant le miroir de la salle de bain, quand son Papa est entré derrière nous, et est donc apparu dans le miroir devant nous. Vous suivez ? Car c’est très compliqué, les miroirs !

Et là : Antonin se retourna !

J’ai su alors que le fameux “stade du miroir” était commencé.

Et alors, vous direz-vous ?

Et bien, en fait, le stade du miroir, c’est un truc super important ! Et ça fait d’ailleurs le lien avec mon dernier billet sur la construction du langage, puisqu’il s’agit de rien de moins que de l’acquisition du “Je” linguistique !!

Comme l’acquisition du langage, l’accès au sujet linguistique (”Je parle donc je suis“) suppose elle aussi plusieurs étapes. Et une des premières étapes de la construction du sujet a été décrite par Lacan en 1949 : c’est justement la “phase du miroir“, entre 6 et 18 mois ! L’enfant reconnait son image et joue avec elle (disparition/apparition) : “Je suis où je me vois“.

Laissons donc nos bébés jouer avec leur reflet, cela participe à la construction du moi, d’abord pour autrui (”Je suis où l’on me dit” … et je me désigne souvent par mon propre prénom), puis pour lui-même (”Je suis où je parle” et je dis “je” en parlant de moi).

Par contre, si mes réticences du début sont complètement tombées, je n’ai introduit des miroirs dans la chambre d’Antonin qu’une fois qu’il a été capable d’y reconnaitre son image en tant qu’image (ce qu’il m’a indiqué le jour où il s’est retourné vers son Papa dans la salle de bain). De plus, un miroir ne reste que quelques minutes à sa disposition (jamais plus d’une heure par jour) : le vrai monde est à découvrir, et lui n’est pas un reflet !

Je déplace donc de temps en temps le miroir de la salle de bain pour le poser contre le mur de la chambre du petit, bien calé avec un objet lourd (ici un grand panier rempli de vêtements et de draps). Il a l’avantage de refléter tout le corps de l’enfant, ce qui plait beaucoup à Antonin qui teste sans cesse de nouvelles postures en ce moment.

Et puis, j’ai craqué pour un joli petit miroir pour bébé que ceux qui prennent la peine de lire les précieux commentaires des lecteurs reconnaitront (Merci Maman de BBF ! ) :D Celui-ci ne reflète qu’une petite portion du monde et permet de jouer avec la disparition et la réapparition du visage.

De loin ...

De loin ...

... et de près !

... et de près !

Dernière précision : ces jeux préparent doucement Antonin à notre séparation de la rentrée prochaine, puisque je reprendrai le travail à mi-temps et qu’il sera en nourrice. Nous les renforçons par des jeux de “Caché, Coucou !” qui commencent à le faire beaucoup rire : je me cache derrière un pan de mur et je réapparais en disant “coucou” (mais vous aviez compris : je pense qu’il s’agit du plus vieux jeu du monde !).

Author: ezlathi
• Mardi, juillet 19th, 2011

Lundi 11 juillet, Antonin a trouvé comment ramper de façon efficace … et ses parents ont improvisé une barrière de sécurité à la porte de sa chambre. Bien sûr, il lui reste à acquérir de la force et de l’adresse, mais le mouvement est là : “J’appuie sur mes avants-bras et je pousse avec mes pieds. Han !”

On fait avec ce qu'on a ... Ici, un ampli !

On fait avec ce qu'on a ... Ici, un ampli !

Mardi 12 juillet au soir, Antonin s’est brièvement assis en trépied (pour de vrai, cette fois).

Mercredi 13 juillet, le matin, nous constations la percée de sa première incisive !

Le même jour, vers 10h, alors qu’il était dans sa position “Quatre pattes statique”, Antonin a levé le bras droit haut, haut, haut ! A trois pattes, le Damoiseau (ravi) !

Le même jour, au café des enfants, je constate soudain que mon fiston est assis …mais oui, assis, sans appui des mains, jambes bien étalées et écartées devant lui ! Ouah ! A peine ai-je eu le temps de réaliser, que je vois le Damoiseau basculer lentement en arrière, s’écrouler sur des coussins … et se mettre à pleurnicher, horriblement vexé !

Les espaces moletonnés sont propices aux prises de risque !

Les espaces moletonnés sont propices aux prises de risque !

Jeudi 14 juillet, Antonin a visité sa chambre en détail. Il est allé visiter tous les recoins encore inexplorés et nous fûmes bien contents d’avoir anticiper en bloquant sa porte !

Le reste de la semaine fut consacré à réviser tous ces précieux acquis : le trois pattes, l’exploration libre, le trépied …

Mais Antonin n’a pas encore réitéré de tentative pour s’assoir sans appui ! A bien y réfléchir, il ne se sent pas tout à fait prêt … C’est encore petit, 6 mois et demi !

Author: ezlathi
• Mardi, juin 07th, 2011

Extrait d’une discussion surprise entre deux fillettes de trois ans et trois ans et demi :

“Pour quoi faire, dormiiiiir ?”, demande, sur un ton un petit peu plaintif, une fillette à l’heure de la sieste.

Sur un ton chantant, une de ses camarades lui répond du tac au tac :

“POUR SE RE-PO-SER !!”

OK, ça paraît un peu tautologique comme ça, n’empêche que cette petite avait bien compris qu’on ne fait pas la sieste pour faire plaisir à ses parents ou à la maîtresse, mais bien pour se faire du bien.

Et je me suis dit que c’était quelque chose que je devais garder en tête en tant que parent : ce n’est pas pour me faire plaisir qu’Antonin dort !

Avant mon accouchement, j’ai eu besoin, comme beaucoup de parents débutants, de (ré)affirmer certains principes de base qui devait déterminer ma manière d’être parent dans les années à venir : cela fait sourire après coup, car, évidemment, une fois que l’enfant est là, rien ne se passe (heureusement) comme prévu.

Mais il y a un domaine dans lequel je ne savais vraiment pas vers quoi j’allais : celui du sommeil.

A priori, la mode du co-dodo me plaisait bien. Je sentais que le bébé et moi-même aurions besoin d’une période d’adaptation pour passer de l’osmose à la réalité de nos deux corps distincts. Mais tous les ouvrages que je lisais sur la question semblaient dire que si on choisissait cette option, c’était pour plusieurs années, jusqu’à ce que l’enfant lui-même réclame de dormir dans un lit à lui (de tous les témoignages que je lus, trois ans fut l’âge le plus précoce pour cette rupture). Sans que je ne sache encore aujourd’hui pourquoi, cette idée me procurait un indicible malaise.

Alors, co-dodo or not co-dodo ?

Voici mon expérience personnelle, peut-être que cela pourra aider certains parents :

  • De sa naissance à l’âge de trois semaines/un mois, Antonin a dormi entre ses deux parents, dans le grand lit. C’était très pratique pour l’allaitement et cela m’a permis d’avoir une connaissance intime de mon enfant et de ses jeunes capacités : par exemple, j’ai pu observer que, dès sa naissance, Antonin savait manifester son inconfort et nous avertir, par des tortillements ou des gémissements, si quelque chose n’allait pas. J’ai dit adieu à mes peurs d’étouffement, d’écrasement et autres scénario catastrophes.
  • Puis en douceur, Antonin a découvert son lit : de ses trois semaines à ses trois mois, il a dormi dans son lit à barreaux, dans notre chambre. Et cela s’est très très bien passé ! La preuve que si vous dormez avec votre enfant au début, cela ne vous engage pas à vie ! :) Bien sûr, nous avons bien verbalisé ce changement. Et puis, Antonin a beaucoup aimé son tour de lit et son mobile, il se sentait tout à fait à l’aise dans son lit. Je ne dis pas que certains soirs il n’y eu pas quelque plaintes (c’est toujours le cas de loin en loin), mais elles sont plus liées à mon sens à une difficulté physiologique de s’endormir (l’enfant “cherche son sommeil” comme on dit) qu’au sentiment d’être délaissé. D’ailleurs son papa ou moi-même restons toujours à son chevet jusqu’à ce qu’il s’endorme.
  • A partir de trois mois, le lit d’Antonin a quitté notre chambre pour aller dans la sienne. Nous lui avons bien expliqué, cela s’est passé sans aucune difficulté ! Et quel bonheur pour les parents de retrouver leur intimité !
  • Parallèlement, pour les siestes, il n’y a pas de règle : parfois Antonin dort contre moi dans notre lit. J’en profite pour faire un petit somme moi-aussi :) ou bien je m’éclipse doucement dès que le bébé dort. Et puis parfois, il s’endort dans son lit, sans aucune difficulté. Plus le temps passe, plus j’essaie de le coucher dans son lit, parce que je sais qu’à la rentrée, chez la nourrice, il en sera ainsi. Il y aura suffisamment de changement à ce moment-là, je ne veux pas que la modalité des siestes le surprenne …

En conclusion : ne vous laissez pas intimider par “Il faut” et les “On doit” !! Chaque relation parent -  enfant est différente : écoutez-vous, écoutez votre petit.

Author: ezlathi
• Lundi, mai 30th, 2011

Pendant ses vacances, Antonin a :

  • Découvert qu’il avait des pieds.
  • Fait plusieurs dizaines de fois le tour du jardin de ses grands-parents dans les bras de son papa ou de sa maman … et quand ils avaient le malheur de s’arrêter, oh, là, là, non mais pas question, car un jardin c’est sans doute la chose du monde la plus passionnante, n’est-ce pas ? (et les parents n’ont pas le droit d’avoir les bras en compote).
  • Touché, caressé, et presque sans jamais les arracher, les feuilles de tous les arbres et de toutes les plantes du dit-jardin.
  • Eu 5 mois.
  • Regardé la mer de tous ses yeux avec une attention extrême.
  • Oublié de « faire ses nuits » … et réclamé 5 repas par jour comme quand il était un tout petit bébé (parce que, maintenant, hein ! Quel grand garçon !).
  • Observé et dialogué avec deux petits garçons de 3 et 4 mois de plus que lui.
  • Froissé et humé des feuilles de noyer.
  • Conversé joyeusement avec le dit-noyer pendant plus d’une heure (qu’on ne vienne pas me dire que les petits sont incapables de rester concentrés dans une activité plus de 5 minutes !!), allongé sur une couverture, en dansant des bras, des jambes et du ventre.

  • Découvert de nouvelles sonorités, en particulier une petite percussion africaine dénommée « udu » que son papa reçut pour son anniversaire. Presque aussi passionnant que les mains de Papy frappant au rythme de chansons oubliées !
  • Rencontré quelques chats.
  • Eu un appétit très relatif : fi des nourritures terrestres !
  • Pris conscience que rester en voiture, alors qu’il fait chaud, coincé dans une coque « pour sa sécurité », et bien, ce n’était pas son truc.
  • Souri environ 90 milliards de fois (à Mamie, à Papy, au noyer, à ses parents et aux amis de ses parents, aux chats, à la mer, au ciel, au chant des oiseaux …).
  • Fait sonner pour la première fois les cordes de la guitalélé de son papa.
  • Bu un biberon au pied du Mont Michel (dans une totale indifférence, à vrai dire).

Et fut fort content de rentrer chez lui !

Author: ezlathi
• Mercredi, mai 18th, 2011

Un petit post pour vous remercier de tous vos commentaires chaleureux et éclairés concernant ma recherche d’assistante maternelle !

Je me devais de vous tenir au courant, alors voilà : nous avons rencontré la dame qui s’occupera d’Antonin quand je reprendrais le travail à mi-temps. Elle s’appelle Marie-Thérèse, elle est débordante d’énergie et d’amour. Antonin a été immédiatement conquis, lui a fait force risettes et … rêve-je ? il a ri aux éclats quand elle lui a fait PFFFFFSCHOUOUOUOU dans le bidou.

Bon, ben, si je suis de trop, moi, il  faut le dire, hein ??

Hier, en rentrant de notre périple (trois visites d’assistantes maternelles dans la journée, le tout à pied avec le petit en écharpe sous un bon soleil !! ) j’ai fait le point : des six femmes que j’avais rencontré, j’hésitais entre deux.

Et j’ai repensé au commentaire de Christelle B., car je me voyais exactement dans sa situation, à hésiter entre le cœur et la raison !

Je m’explique :

  • La raison : un appartement vaste, hyper lumineux et très bien rangé. Des jeux intelligents en abondance. Une immense terrasse sur laquelle les enfants font du vélo (avec casque). Une dame très professionnelle, ancienne assistante puéricultrice qui compte retravailler en crèche après avoir élevé ses enfants. Gentille, un peu froide peut-être, fatiguée certainement. Fait ce travail par défaut mais le fait bien.
  • Le cœur : une petite maison très sombre, pas nickelle, mais pas sale non plus, pleine de vie. La télé doit bien être quelque part ( derrière les pots de gouache, peut-être), mais je ne l’ai pas vu. Une petite terrasse dont le portillon donne directement sur un espace vert. Une vie de quartier communautaire : les assistantes maternelles prennent le café ensemble le matin, les gamins se mélangent, c’est un joyeux bazar. Quand il fait chaud, on met une piscine gonflable sur la pelouse commune et tout le monde en maillot (oui, oui, même les dames !!). Marie-Thérèse est d’origine portugaise et elle sent le soleil : elle fait ce métier avec passion, pas question d’en faire un autre, et “Ici c’est la famille” (et de me montrer toutes les photos de ses “petits”).

Christelle B. disait regretter d’avoir choisi la raison … J’y ai repensé, et j’ai choisi le cœur.

Merci Christelle !

Bon, comme Christelle B. le disait, je ne suis pas sûre que le biberon soit toujours nickel. Mais il y aura beaucoup d‘amour dedans.

Sur cette bonne nouvelle, je vous dis au revoir : nous partons en vacances pour une dizaine de jours. L’occasion pour Antonin de (re)rencontrer sa famille paternelle et quelques uns de nos amis et leurs bébés. Dix jours qui seront riches de découvertes sensorielles (Antonin va voir la mer pour la première fois !) et de relations sociales.

Promis, je vous raconte tout dès mon retour !

Même Sophie la girafe se met au vert ...

Même Sophie la girafe se met au vert ...

Author: ezlathi
• Mercredi, mai 11th, 2011

Bonjour à tous !

Je suis une nouvelle maman-rédactrice sur ce blog, et j’avais grande envie de vous parler d’Antonin, mon fils de 4 mois et demi, et de ses premiers apprentissages.

Seulement voilà : un blog, c’est un peu comme un « journal non-intime » : le quotidien prend beaucoup de place dans nos têtes et accapare notre temps, et c’est lui, qui, tout naturellement, resurgit. Avant donc de vous présenter mon fiston de manière approfondie, j’aimerais m’épancher un peu sur ma galère du moment :

Trouver une assistante maternelle, c’est-à-dire une personne qui accompagnera mon bébé dix heures par jour, deux jours par semaine, pendant deux ans

(soit 740 heures de sa vie).

Des assistantes maternelles, y’en a des tas de biens, et même de très très biens, mais depuis que j’ai entamé mes recherches, je n’ai pas de chance : celles à qui je ferais une totale confiance ne sont pas disponibles, et les autres, et bien … ce sont les autres.

Le moral restait bon jusqu’à hier. Et puis hier, je suis allé au domicile d’une jeune femme qui m’a paru à ce point concentrer tout ce que je ne voulais pas que je suis sortie de chez elle déprimée et soucieuse : n’étais-je pas trop exigeante ?

Pourtant, je vous assure, je ferme les yeux sur certains trucs comme les énormes télévisions qui trônent dans tous les salons, surmontées de piles de DVD médiocres pour enfants. Je suis montessorienne, OK, mais je ne vis pas au pays des Bisounours. Je ne demande pas aux nourrices de partager toutes mes convictions en matière d’éducation.

“Mais d’ailleurs, qu’est-ce que je leur demande, aux nourrices ?”

(telle fut la question qui me tint éveillée toute la nuit)

Voici donc la substantifique moelle de mes réflexions nocturnes, destinées à me recentrer sur mes objectifs et retrouver la pêche.

Quand je rencontre une assistante maternelle :

  1. Je suis avant tout attentive à l’ambiance de son appartement : est-il à peu près rangé et propre ? Y a-t-il un aménagement du mobilier laissant deviner une vie de famille ? J’entends par là, très simplement : des chaises autour d’une table, peut-être un cadre au mur ou une cage à oiseaux … Ne souriez pas : l’appartement que j’ai vu hier était totalement vide ou presque, meublé uniquement de canapés défoncés recouverts de plaids douteux, de la sacro-sainte télévision et de rideaux épais qui occultaient la lumière du jour (?). Le long des murs, tout un tas de bazar empilé à même le sol. Une odeur de cigarette, et de la cendre sur la table basse …

  2. Ensuite, c’est l’ambiance au sens plus spirituel qui m’intéresse (au sens où on dit « Bonjour l’ambiance ! »). Y a-t-il une joie de vivre dans cette famille ? L’assistante maternelle est-elle sereine et disponible ? Là encore, la jeune fille que j’ai vu hier me parlait de son divorce, du fait qu’elle avait été mère mineure, et quoique je compatisse sincèrement, je sentais comme une chape de tristesse et de préoccupations tomber sur nous au fur et à mesure de la conversation. D’ailleurs, Antonin, d’habitude fort sage, s’est mis à se cambrer et à s’agiter, m’obligeant alors à me lever pour le bercer (ou pour partir ?). Et cela m’amène tout naturellement au dernier point :

  3. L’assistante maternelle s’adresse-t-elle à l’enfant ? Attention : non pas parle de l’enfant (« Oh, qu’il est mignon ! »), mais bien à l’enfant (« Salut, toi ! Ça va ? »). Le test ultime, c’est : est-ce que je lui ai confié le bébé pendant l’entretien ? En fait, les trois quart du temps, je n’y pense même pas (et les nourrices ne le réclament pas, d’ailleurs) : c’est un signe, non ?


Alors, qu’en pensez-vous ? Suis-je trop exigeante ?

Zen, restons zen

Zen, restons zen


Author: Murielle
• Samedi, avril 02nd, 2011

Chaque année, le ministère du Développement durable invite les entreprises, les associations, les services publics, les collectivités et les établissements scolaires à promouvoir, du 1er au 7 avril, les principes du développement durable.

Dans ce cadre nous vous proposons l’idée de mettre en place dans notre jardin, dans votre petite crêche ou école des toilettes sèches pour enfants.

Author: LBBleue
• Lundi, janvier 03rd, 2011

BBF/Poussin est âgée de 1024 jours, soit 2 ans, 9 mois et 19 jours.

Bonjour, il y a bien longtemps qu’on ne vous avait donné de nos nouvelles. On a changé de maison, et Maman a été un peu préoccupée par les cartons à remplir puis à vider. Moi je me débrouille dans mon nouvel environnement, plus spacieux mais bizarrement construit. Notamment j’ai l’impression d’être redevenue toute petite : tout est beaucoup plus grand, et surtout plus haut.

Ici, les interrupteurs sont placés si haut que je n’arrive pas à les atteindre. Dans les toilettes, maman a installé mon marchepied pour que je puisse allumer toute seule, mais il faut encore que je me mette sur la pointe des pieds.

Le lavabo est tellement haut que je dois me laver les mains dans la cuisine, et là même avec le marchepied (un autre !), j’ai du mal à toucher l’eau ; je ne suis pas près d’ouvrir moi-même le robinet.

Dans la cuisine, je n’ai plus de petit placard à ma disposition avec ma petite vaisselle en plastique et des boîtes avec lesquelles je pouvais m’amuser. De toutes façon les placards sont fermés avec des aimants tellement puissants que maman elle même peine à les ouvrir.

Je ne me vois presque plus dans un miroir non plus : celui de la salle de bain est placé très haut, et il n’y en a plus sur la porte comme avant.

Bien qu’il y ait une chambre de plus, je n’ai pas encore la mienne, pour l’instant elle est pleine de cartons et je dors encore dans celle de Papa et Maman : ça j’aime beaucoup, toutes les nuits je les rejoins dans leur lit et on se tient chaud. Dans cette chambre non plus, je ne peux pas allumer la lumière toute seule. Par contre papa et maman se cognent la tête au plafond assez souvent, il n’est pas droit.

Bref, tout ça pour dire qu’il va y avoir du boulot pour m’aider à faire seule mon chemin dans cette nouvelle maison ! Heureusement il y a un grand jardin, avec sa superbe flaque dans laquelle j’adore patauger. Mais là encore, papa et maman ne sont pas près de me laisser m’y promener toute seule : il y a une petite rivière au fond du terrain, et le grillage est à moitié tombé dans l’eau ; il y a aussi deux magnifiques lauriers-roses, et j’aime bien tripoter les plantes…

En me voyant évoluer avec tous ces obstacles, maman a pensé à ceci : la maison géante.

Se servir tout seul

Se servir tout seul

A bientôt

BBF/Poussin

BBF/Poussin

Author: Murielle
• Mardi, juin 22nd, 2010

BBG a 718 jours

Ce matin nous sommes allés dans un parc de jeux pour enfants. J’ai bien exploré l’environnement. Il n’était pas tout à fait adapté à mon âge,  mais j’ai pu faire du toboggan et jouer dans la petite maison. Bientôt je pourrai escalader, me suspendre, etc..

Maman dit que je suis semblable à une éponge, moi je ne trouve pas !

Ce soir dans le bain j’ai essoré la petite éponge naturelle tout seul. J’essaie d’enlever mes chaussettes et mes chaussures. Les nouvelles sont un peu difficiles par rapport aux sandales. J’aide à ôter le tee-shirt aussi car j’ai horreur d’avoir le visage recouvert.

Author: Murielle
• Jeudi, avril 08th, 2010

BBG a 21 mois et 4 jours

J’apprends à ranger à travers l’ordre que je vois autour de moi. Bien sûr un appartement ou une maison où de nombreuses personnes vivent toute la journée (cad ne la quitte pas le matin pour rentrer le soir) est toujours en désordre, salie et donc vivante car habitée.

Mais je comprends déjà que je dois ramasser les coquillages ou les crayons que je laisse tomber, que je dois rassembler les objets qui se ressemblent, que la vaisselle se trouve sur les étagères et les couverts tous ensemble dans le tiroir de la cuisine.

Cet environnement me renvoie une image d’équilibre, de clarté, d’évidence à laquelle je m’habitue et me conforme aussi. J’apprends à respecter le matériel et donc me respecter.

Si personne ne crie, ne hurle, je ne crie ni hurle. Si tout le monde écoute, observe, je me mets aussi en situation d’écouter et d’observer.

Hier avec Maman, on était en ville et on marchait sur le trottoir. Au moment où on a dépassé le fleuriste, j’étais tout excité et j’ai voulu sentir tous les bouquets exposés à la hauteur de mon nez. La vendeuse m’a fait un grand sourire. Je me suis dit qu’elle avait de la chance de sentir les fleurs toute la journée !

Vive le printemps !