Acquérir une langue maternelle demande à un enfant environ 50 000 heures dans les cinq premières années de son existence. Un temps très long passé à écouter, à répéter, à faire des essais et à se tromper. Impossible de faire la même chose lorsqu’on suit des cours de langue seconde une heure ou deux par semaine.
On distingue trois types de bilinguisme : le bilinguisme coordonné, le bilinguisme composé, qui sont des bilinguismes précoces, et le bilinguisme tardif lorsque la seconde langue est apprise après l’âge de 12 ans.
Pour le bilinguisme coordonné, l’enfant développe deux systèmes linguistiques parallèles, c’est-à-dire que pour un mot, il dispose de deux signifiants et de deux signifiés. Le bilinguisme coordonné se développe par exemple lorsque chacun des parents ne parle qu’une seule langue à l’enfant, ce qui permet à celui-ci de construire deux systèmes distincts qu’il manipule avec aisance. La distinction entre les deux langues est claire pour l’enfant.
Pour le bilinguisme composé, l’enfant n’a qu’un seul signifié pour deux signifiants, de sorte qu’il n’est pas capable de détecter les différences conceptuelles qui existent entre les deux langues. C’est le cas des enfants dont les deux parents sont bilingues et s’adressent à l’enfant indifféremment dans une langue ou dans l’autre. Bien qu’elle parlera sans effort et sans accent les deux langues, cette personne ne maîtrisera aucune des deux langues dans leur subtilité. Autrement dit, elle n’aura pas à proprement parler de langue maternelle.
Il existe bien sûr des cas intermédiaires entre ces deux pôles idéaux, puisque le milieu scolaire, social et professionnel influence aussi l’acquisition d’une seconde langue. Quant au bilinguisme tardif, on le définit par opposition au bilinguisme précoce parce qu’il survient après la période critique pour le langage. Selon qu’il se fait avec immersion dans une communauté parlant cette langue ou non (seulement par des cours), on pense qu’il fait alors appel davantage à la mémoire implicite dans le premier cas et davantage à la mémoire explicite dans le second.
Source : http://lecerveau.mcgill.ca





Lundi, 23. janvier 2012
Je ne sais pas si c’est très à propos, mais je travaille occasionnellement pour un site d’apprentissage de l’anglais par immersion (www.speakyplanet.fr).
La pédagogie n’est pas montessorienne à proprement parler, mais elle est basée sur différents principes qui peuvent parfois s’en rapprocher :
- l’enfant doit apprendre à son rythme, sans pression ni compétition (il y a quand même un score, mais comme l’enfant n’a pas de contact avec les autres joueurs, il essaie surtout de s’améliorer par rapport à lui-même)
- c’est par la répétition des exercices (ici des jeux) que l’enfant apprendra de nouveaux mots
- l’environnement de travail doit être préservé, (donc pas de publicités sur le site mais en contrepartie l’abonnement aux jeux est payant, même si quelques-uns sont gratuits).
- l’enfant apprend par le jeu, de par sa propre volonté (on ne l’oblige pas à s’asseoir devant son ordinateur ou sa page d’exercices).
C’est un peu délicat pour moi d’en parler objectivement, étant donné que je travaille parfois pour eux, mais j’aime bien le concept, et je serais contente de le faire partager (et de recevoir des avis critiques et constructifs dessus, que je ferai remonter à la “direction”) :o)
Mardi, 24. janvier 2012
Merci pour ce lien.
Murielle