Archive for the Category ◊ vie pratique ◊

Author: Murielle
• Samedi, octobre 01st, 2011

BBG les aime beaucoup et nous aussi. On a rangé pas mal de livres récemment, car quand en lit énormément au bout d’un moment on a besoin de renouveler ! Vive les bibliothèques !

Author: Murielle
• Mercredi, septembre 21st, 2011

“Que de fois les petits enfants voient arriver un adulte qui leur crie : “Arrête! arrête! Laisse cela tranquille!”

Que de fois ces vénérables petites mains sont battues pour apprendre à ne rien toucher! Un autre travail  fascinant pour les enfants est d’enlever et de remettre le bouchon d’une bouteille ; surtout s’il est en cristal taillé, parce qu’alors, il a des couleurs irisés ; ou bien de soulever et de rabattre le couvercle d’un encrier ou d’une boîte ; ou bien encore d’ouvrir et de fermer la porte d’une armoire.” MM

Category: 24-36 mois, main, vie pratique  | Tags: ,  | Leave a Comment
Author: Murielle
• Lundi, juin 27th, 2011

Des étagères justes à ma hauteur, une chaise et une table à ma taille, que demander de plus ?

Je prends, lèche et jette les objets, je m’assois pour manger et boire. C’est la douce vie, dans cette univers conçu pour moi (et mes copains, copines aussi).

Je souris à la Vie et l’ambiance douce, musicale et aimante m’aide à grandir dans la confiance. Je ne sais pas encore que cet endroit est merveilleux et que je suis privilégié d’y gouter durant quelques mois.

Rêvons un peu que chaque enfant ait un jour accès à ce genre d’endroit !

Author: ezlathi
• Mardi, juin 21st, 2011

Aujourd’hui, nous avons opéré le premier aménagement sécuritaire de notre appartement : nous avons caché les prises électriques de la chambre d’Antonin à l’aide de dispositifs spéciaux.

cache-prise

Je ne sais pas vous, mais c’est fou ce qu’on a comme prises, chez nous : jamais moins de quatre par pièces (salle de bain comprise !)…

Antonin ne rampe pas encore ; mais quand nous le posons à un endroit, nous le retrouvons… ailleurs ! Il se contorsionne, il pédale, il se débrouille ! Et ses petits doigts, mouillés de salive, se promènent un peu partout…

Exploration libre... en toute sécurité !

Exploration libre... en toute sécurité !

Les prises ne l’intéressent absolument pas. Mais mieux vaut prévenir que guérir : ainsi il sera toujours impossible d’y enfoncer les doigts. Limitons les interdits si on veut qu’ils gardent leur force !

Le livre des bruits, Soledad Bravi, L’école des loisirs, 2004.

Author: ezlathi
• Mercredi, juin 15th, 2011

Depuis que j’ai lu ce billet, je lave les mains d’Antonin systématiquement après le change. A présent, dès que je lui retrousse ses manches, il sait ce qui va se passer et il agite ses jambes en faisant “sssccchhhh” : c’est signe qu’il est très content.

Depuis une semaine, il tend lui-même les mains, l’une, longuement, puis l’autre, au bout d’un moment (”Tiens, c’est vrai, j’ai une deuxième main, là !).

Puis je verse sur ses mains une micro-goutte de savon : c’est la partie qu’il aime le moins car il n’en voit absolument pas l’intérêt. Il se laisse donc savonner d’un air de dire : “Elle m’embête, mais je suis un sage entre les sages, j’endure… “.

Il se rince tout seul sous l’eau tiède qui coule, pendant que j’essaie de ne pas le brusquer et de ne pas penser à cette eau perdue: j’ai essayé de mettre la bonde, elle a failli se retrouver … dans la bouche !! Beurk !

Puis je le préviens : “Attention, c’est presque fini ! Un, deux, trois, c’est fini !“, et je ferme le mitigeur.

Immuablement, Antonin réprime un léger soupir puis il se dresse dans mes bras pour lancer un grand sourire à son reflet dans le miroir au dessus du lavabo.(*)

Reste à secouer une main, puis l’autre au-dessus du lavabo, et à les essuyer (de même que le savonnage, cette étape semble totalement superflue au Damoiseau, mais il se laisse faire à peu près).

ÇA Y EST, LES MAINS SONT PROPRES !

Ce petit rituel tout simple a plusieurs avantages :

  • Grâce à ces étapes immuables, il participe à la construction du temps (succession).
  • C’est une manière de découvrir l’élément “eau” en mouvement, contrairement à l’eau stagnante du bain.
  • Tout naturellement, le bébé prend conscience de son corps : quoi de plus naturel que de vouloir toucher cette drôle de matière ruisselante ? Il découvre ainsi qu’elle enveloppe sa peau de tiédeur comme aucun autre objet ne le fait ; elle lui donne à sentir les contours de son corps.
  • Antonin “goûte” l’eau également, c’est la seule occasion où il l’accepte : il lèche ses mains mouillées très consciencieusement.
  • On peut espérer que l’habitude sera prise pour plus tard.
  • Est-ce la peine de le préciser ? Les mains d’Antonin sont propres, à l’heure où elles traînent partout et finissent toujours dans la bouche !

(*) Conseil de ma Maman que j’ai trouvé très pertinent : devant un miroir, ne pas dire à l’enfant : “C’est toi !”, mais bien : “C’est ton reflet/ton image !”

Author: ezlathi
• Mercredi, juin 08th, 2011

J’ai longtemps cherché des lectures sur l’éducation Montessori des nouveaux-nés, mais le fait est qu’il n’y a pas grand chose. Vous me direz, tout est une question de bon sens à cet âge, mais je trouve quand même qu’être parent, ce n’est pas facile tous les jours et lire des auteurs intelligents me soutient au quotidien.

J’aimerai vous parler de deux livres (juste deux) qui, vraiment, sortent du lot à mon sens. Vous les connaissez peut-être. Moi, je m’y réfère régulièrement, ce sont des alliés véritables, presque des amis.

Les voici :

Mon bébé comprend tout, Aletha Solter, 1984

Mon bébé comprend tout, Aletha Solter, 1984

Ce livre, je l’ai acheté en Suisse pendant ma grossesse. Cette psychologue défend une thèse tout à fait personnelle et, à mon sens, très déculpabilisante pour les parents : pour elle, le bébé a BESOIN de pleurer (c’est le seul moyen pour lui de décharger ses tensions), et les parents ne doivent pas l’en empêcher (après s’être assuré qu’il ne manquait de rien et qu’il ne souffrait pas, bien évidemment !). La seule chose à faire est de tenir son enfant dans ses bras en adoptant une attitude d’attention bienveillante.

Plus généralement, elle soutient que, dans tous les aspects de la vie pratique, le bébé sait ce dont il a besoin.

Le livre est découpé selon les chapitres suivants : 1. Les débuts dans la vie ; 2. Les pleurs ; 3. Le sommeil ; 4.  L’alimentation ; 5. Le jeu ; 6. Les conflits ; 7. L’attachement.

Certains aspects sont peut-être contestables : par exemple, l’auteure pense qu’un enfant pleure en moyenne une heure par jour ! Je suis loin du compte avec Antonin … Elle me dirait peut-être qu’il a mis en place certains automatismes de contrôle (comportements compulsifs empêchant le processus de décharge des pulsions) ?

Enfin, si vous êtes de ces parents désespérés par les pleurs continuels de votre enfant, je vous conseille ce livre, il vous aidera à rester zen ! :)

Si vous voulez en savoir plus dès maintenant, voici un site qui recense les principes de sa pédagogie (cette dame connait Maria Montessori, n’est-ce pas ?) :

http://www.awareparenting.com/french.htm

L’autre est une découverte récente, et je regrette franchement de ne pas l’avoir découvert plus tôt :

L'éveil de votre enfant, Chantal de Truchis, 1996.

L

Bon, OK, c’est un classique (et c’est écrit dessus). Il a encore plus que le premier (si c’est possible), une dimension pratique.

Voici son sommaire : 1. Découvrir un bébé ; 2. Les soins quotidiens : 3. Le temps “éveillé” ; 4. Les jouets et les aménagements ; 5. La force des émotions ; 6. L’apprentissage de la réalité ; 7. La séparation ; 8. Accueil ; 9. Pour nous, les parents.

La thèse principale de l’auteure consiste à dire que l’enfant est acteur de son développement, et ce, de manière très active dès sa naissance ! Voilà qui permet un peu aux parents de souffler : non, tout ne dépend pas de nous, l’enfant a un dynamisme interne qui se développera tout seul s’il est dans un environnement aimant.

Encore une fois, c’est une pensée (déculpabilisante) qui se développe à l’ombre de celle de Maria Montessori, “maturationniste” comme on dit dans le jargon : l’enfant, dès lors que son milieu lui apporte tout (et rien que) ce qui correspond à ses besoin, est “capable d’un développement organique spontanné” qui le fait rechercher les “moyens nécessaire à sa croissance harmonieuse innée” (Maria Montessori, Pédagogie scientifique, Éducation élémentaire, p. 40 et 48, ed. Desclée de Brouwer).

En espérant que ces présentations seront utiles à quelques un(e)s, bonne lecture !!

Author: ezlathi
• Mardi, juin 07th, 2011

Extrait d’une discussion surprise entre deux fillettes de trois ans et trois ans et demi :

“Pour quoi faire, dormiiiiir ?”, demande, sur un ton un petit peu plaintif, une fillette à l’heure de la sieste.

Sur un ton chantant, une de ses camarades lui répond du tac au tac :

“POUR SE RE-PO-SER !!”

OK, ça paraît un peu tautologique comme ça, n’empêche que cette petite avait bien compris qu’on ne fait pas la sieste pour faire plaisir à ses parents ou à la maîtresse, mais bien pour se faire du bien.

Et je me suis dit que c’était quelque chose que je devais garder en tête en tant que parent : ce n’est pas pour me faire plaisir qu’Antonin dort !

Avant mon accouchement, j’ai eu besoin, comme beaucoup de parents débutants, de (ré)affirmer certains principes de base qui devait déterminer ma manière d’être parent dans les années à venir : cela fait sourire après coup, car, évidemment, une fois que l’enfant est là, rien ne se passe (heureusement) comme prévu.

Mais il y a un domaine dans lequel je ne savais vraiment pas vers quoi j’allais : celui du sommeil.

A priori, la mode du co-dodo me plaisait bien. Je sentais que le bébé et moi-même aurions besoin d’une période d’adaptation pour passer de l’osmose à la réalité de nos deux corps distincts. Mais tous les ouvrages que je lisais sur la question semblaient dire que si on choisissait cette option, c’était pour plusieurs années, jusqu’à ce que l’enfant lui-même réclame de dormir dans un lit à lui (de tous les témoignages que je lus, trois ans fut l’âge le plus précoce pour cette rupture). Sans que je ne sache encore aujourd’hui pourquoi, cette idée me procurait un indicible malaise.

Alors, co-dodo or not co-dodo ?

Voici mon expérience personnelle, peut-être que cela pourra aider certains parents :

  • De sa naissance à l’âge de trois semaines/un mois, Antonin a dormi entre ses deux parents, dans le grand lit. C’était très pratique pour l’allaitement et cela m’a permis d’avoir une connaissance intime de mon enfant et de ses jeunes capacités : par exemple, j’ai pu observer que, dès sa naissance, Antonin savait manifester son inconfort et nous avertir, par des tortillements ou des gémissements, si quelque chose n’allait pas. J’ai dit adieu à mes peurs d’étouffement, d’écrasement et autres scénario catastrophes.
  • Puis en douceur, Antonin a découvert son lit : de ses trois semaines à ses trois mois, il a dormi dans son lit à barreaux, dans notre chambre. Et cela s’est très très bien passé ! La preuve que si vous dormez avec votre enfant au début, cela ne vous engage pas à vie ! :) Bien sûr, nous avons bien verbalisé ce changement. Et puis, Antonin a beaucoup aimé son tour de lit et son mobile, il se sentait tout à fait à l’aise dans son lit. Je ne dis pas que certains soirs il n’y eu pas quelque plaintes (c’est toujours le cas de loin en loin), mais elles sont plus liées à mon sens à une difficulté physiologique de s’endormir (l’enfant “cherche son sommeil” comme on dit) qu’au sentiment d’être délaissé. D’ailleurs son papa ou moi-même restons toujours à son chevet jusqu’à ce qu’il s’endorme.
  • A partir de trois mois, le lit d’Antonin a quitté notre chambre pour aller dans la sienne. Nous lui avons bien expliqué, cela s’est passé sans aucune difficulté ! Et quel bonheur pour les parents de retrouver leur intimité !
  • Parallèlement, pour les siestes, il n’y a pas de règle : parfois Antonin dort contre moi dans notre lit. J’en profite pour faire un petit somme moi-aussi :) ou bien je m’éclipse doucement dès que le bébé dort. Et puis parfois, il s’endort dans son lit, sans aucune difficulté. Plus le temps passe, plus j’essaie de le coucher dans son lit, parce que je sais qu’à la rentrée, chez la nourrice, il en sera ainsi. Il y aura suffisamment de changement à ce moment-là, je ne veux pas que la modalité des siestes le surprenne …

En conclusion : ne vous laissez pas intimider par “Il faut” et les “On doit” !! Chaque relation parent -  enfant est différente : écoutez-vous, écoutez votre petit.

Author: Laure-B
• Jeudi, mai 19th, 2011

En Montessori, on commence dès le plus jeune âge à travailler sur la vie pratique*.

Pour mon  deuzan que je trouvais trop petit pour les plateaux, quoi de mieux que d’apprendre les gestes du quotidien en jouant avec des vrais objets (pas de jouets).

Ci-dessous, on lave Carotte, la Marmotte :

Arsène a eu envie de la laver alors qu’à priori, elle n’était pas sale. Période sensible de l’hygiène? Besoin d’apprendre ces gestes si habituels?

On mouille Carotte, on joue un peu avec l’eau, et on savonne la pauvre victime.

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Rinçage de Carotte :

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Et puis, on finit par la sécher soigneusement.

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* Le travail de vie pratique consiste pour l’enfant à s’entrainer aux activités du quotidien dans le cadre d’exercices dédiés. A travers ces exercices qui peuvent sembler simples ou pas vraiment utiles comparés aux activités réelles du quotidien, l’enfant peut affiner son geste, s’entraîner indéfiniment, sans peur de l’échec.

Ces exercices en apparence anodins ouvrent tout simplement la voie de l’autonomie aux enfants.

Author: Anne-Gwenola
• Dimanche, avril 17th, 2011

Depuis quelques jours maman a installé une nouvelle activité qui me plaît beaucoup : le compte-gouttes. Cela me demande de la concentration comme dans chaque activité Montessori. Je m’applique à déposer une goutte de liquide coloré dans chaque petite cupule en plastique (un porte-savon retourné) et je nettoie les débordements d’eau avec une petite éponge.

L’action de presser le bouchon du compte-gouttes me demande efforts et concentration. Cela exerce bien sûr la motricité fine. C’est un excellent exercice préparatoire à l’utilisation du crayon, du pinceau, des ciseaux, du couteau, etc, qui requièrent tous une bonne maîtrise de l’utilisation du pouce et de l’index.

Author: LBBleue
• Dimanche, mars 27th, 2011

BBF/Poussin est âgée de 1107 jours, soit 3 ans, 0 mois et 13 jours.

Hier je suis restée à la maison avec ma grande soeur pendant que nos parents allaient faire des courses. A son retour, Maman a voulu savoir ce qu’on avait fait durant la matinée. J’ai répondu : “J’ai fait des plateaux”.

Et maman a constaté que les petits plateaux d’activités qu’elle a réussi à préparer (visser-dévisser, ouverture-fermeture de boîtes, boîtes à sons …) avaient un peu changé de place. Il y avait longtemps qu’ils n’avaient pas servi.

;-)