Archive for the Category ◊ main ◊

Author: ezlathi
• Vendredi, octobre 21st, 2011

Antonin aura dix mois dans quatre jours, et j’avoue avoir eu envie, ces derniers temps, de lui acheter des jouets.

Entendons-nous bien, le Damoiseau ne croule pas sous les présents. Je pense même pouvoir lister la totalité de ses jouets là tout de suite, hop, de mémoire : quelques balles, quelques livres en carton et tissu, quelques peluches bien inutiles pour le moment, une boite à trésors avec trésors, un culbuto, un sac de hochets variés, six cubes en mousse, un petit miroir, des petites bouteilles d’eau colorée

Hé, mais ça fait quand même pas mal d’objets, finalement !

Et puis il y a les favoris.

Il est temps que je parle d’eux.

Quand Antonin eu sept mois, son papa sortit d’un placard un jouet de ce type :

Je me récriais : Ah mais non, c’est trop tôt, il sera bien incapable de mettre les cubes dans les formes appropriées !

Le papa d’Antonin me répondit : Mais ce n’est pas fait pour qu’il y arrive.

Soit. Voyons voir.

Effectivement, Monsieur Fischer-Price-ou-assimilé n’avait certainement pas anticipé la quantité de choses qu’on pouvait faire avec son jeu : la plus passionnante étant d’ôter le couvercle “à trous” de la boite et de le lancer loin derrière soi, puis de se retourner pour évaluer la compétence réalisée. Ou encore, de frapper l’un contre l’autre les petits cubes de différentes formes, après s’être longuement absorbé dans la contemplation de leurs couleurs. Ou bien d’évaluer les angles avec la bouche. Et enfin, tout vider et éparpiller le plus rapidement possible avec de grands gestes et plein de bruit.

Bref ce jeu est un des favoris, et quel que soit l’endroit où je le range, Antonin va le chercher tous les jours.

Le deuxième jeu préféré est bien plus simple : il s’agit d’une boite de lait maternisé en métal, dont on a retiré l’étiquette. C’est un objet superbe, rutilant et sonore comme pas deux. Si en plus vous vous amusez à collectionner pour votre bébé les gros bouchons de plastique de toutes les couleurs (type “bouteille de lait”) et que vous les empilez à l’intérieur, c’est l’extase ! Si l’objet est fermé, on peut le frapper, ou le faire rouler et écouter le bruit des bouchons. Si la boîte est ouverte, quel bonheur de la vider et de la remplir (inlassablement).

Bref, nous en étions là depuis pas mal de temps. Antonin évolue de jour en jour, mais ses jouets, eux, ne changent pas. Je me dis alors que j’aimerais lui offrir des choses nouvelles.

Or, ça n’est pas facile, à cet âge : la plupart des jouets proposés sont hors de sa portée. Je pourrais me dire, comme son papa, que ce n’est pas très grave, mais je sais qu’on est toujours tenté de proposer des choses prématurément. Quel sera son intérêt pour ces objets dans quelques mois si il les connaît déjà par cœur (sans s’en être jamais véritablement servi cependant ?).

Je suis partie en quête. J’ai acheté plusieurs choses. Des choses qui ne m’ont pas vraiment satisfaite, d’abord. Et puis la perle.

Le premier objet que j’ai acheté, c’est par un concours de circonstance : l’objet est d’occasion.

Ça s’appelle un circuit de motricité (le nôtre est moins complexe). Verdict : Antonin s’y intéresse, modérément mais sûrement. Il aime faire tourner les perles sur elles-mêmes du bout des doigts et semble regretter qu’elles ne puissent s’ôter de leur tige. Évidemment, il est trop petit pour faire exécuter leur chemin aux perles. C’est un jouet que je range plus souvent que je ne le mets à disposition. S’il fallait lui mettre une note correspondant à l’intérêt pour mon enfant, je dirais 2,5/5.

Ensuite, j’ai craqué sur ce jouet :

Alors, c’est un peu le même scénario que la boîte Fischer Price et ses formes : ce jouet n’est pas de l’âge d’Antonin ! Il ne peut pas enfiler les éléments en bois sur la tige, à plus forte raison dans leur ordre de grandeur. Mais il adore les retirer ! Et les éparpiller. Et les comparer, les soupeser, les frapper les uns contre les autres. Et les confier aux mains de ses parents pour les reprendre aussitôt. 4/5.

Et voilà ce que je lui ai proposé aujourd’hui :

Etc.

Verdict : tout à fait adapté, esthétique et intelligent : 5/5 !

Author: ezlathi
• Mercredi, octobre 05th, 2011

Des vacances, une rentrée, quelques maladies généreusement partagées entre tous les membres de la famille… et nous revoilà, Antonin et moi, pour aborder un grand classique des activités Montessori pour les bébés.

Dès que votre tout-petit est capable de s’asseoir par lui-même, ses mains se libèrent, et c’est le début d’une nouvelle phase d’exploration du monde. Depuis quelques mois qu’Antonin maîtrise cette position, je remarque d’ailleurs qu’il porte beaucoup moins les objets à sa bouche ; il prend beaucoup de temps, par contre, à les retourner, à les contempler, et les faire sonner sur tous les supports disponibles… Un de ses passe-temps favoris (juste derrière “Se dresser debout en prenant appui sur la table basse, le canapé, les guitares, les poubelles, les portes et les jambes des parents !”) consiste à vider et remplir des récipients; c’est dire si les “boîtes aux trésors” correspondent parfaitement à ses intérêts du moment.

Le mode d’emploi est très simple : il s’agit d’investir dans une panière* et d’y déposer quelques objets amoureusement choisis. Les objets, bien évidemment, ne doivent présenter aucun danger pour le bébé. A vous de varier les matières et les sensations (métal, plastique, bois…), ou au contraire de faire des boites thématiques (objets de la nature, objets rugueux, objets oranges, objets sonores…). L’important est d’être imaginatif et de bien observer les réactions de l’enfant : certains objets le laisseront complètement froid (réessayer plus tard !), d’autres le raviront (à proposer souvent !).

Les objets préférés d’Antonin, pour le moment, sont :

- Une petite natte en bambou qui sert à rouler des sushis.

- Un assortiment de jolis bols à riz japonais en bois incassables.

- Deux petites boîtes en bois de cannelle odorant (qui, hélas, se sont, elles, révélées cassables).

- Deux bandes fluorescentes jaunes que l’on fixe autour des chevilles pour faire du vélo la nuit.

- Un mètre en ruban.

- Un minuscule ballon de baudruche (très peu gonflé pour éviter l’éclatement).

- Tous les prospectus et papiers dont les parents ne veulent pas (avec une préférence marquée pour les “livres” dont on peut tourner les pages : petits catalogues publicitaires, programmes de théâtre périmés etc.).

- Des feuilles de Sopalin ou des mouchoirs en papier à déchiqueter (pas écolo du tout, j’en conviens…).

Et puisque j’aborde le sujet, je me permets de vous présenter la boite à trésor de Sasha, un adorable petit garçon de l’âge d’Antonin, dont les Mamans Montessoriennes se sont rencontrées par l’entremise de ce blog  ! Bonjour Alexandra ;)

Quand la Maman a pris ces photos, Sasha ne s’asseyait pas encore ; Alexandra a collecté soigneusement plusieurs objets en pensant particulièrement à lui. Voici le résultat, qui vous donnera peut-être des idées :

Dans ce joli panier, Sasha trouvera : des pommes de pin, des noyaux d’avocat, des cuillères en bois, des pots en verre contenant du riz et des haricots rouges, des pelotes de laines (dont le destin étaient de devenir pompons), un foulard de soie, des rubans de satin et de velours, et la dernière trouvaille dont Alexandra est particulièrement fière : un épi de maïs ! Alexandra cherchait aussi, à l’époque, un joli morceau de bois (branche morte dont on a retiré l’écorce), je lui souhaite de l’avoir trouvé !

Et pour tenter d’être complète sur le sujet, je me permets de citer le très bon livre pratique de Tim Seldin (Éveiller, épanouir, encourager son enfant, la pédagogie Montessori à la maison), qui classe les objets à proposer selon leur matériaux. Voici les autres idées qu’il propose :

- Métal : clochettes, cuillères, petit fouet de cuisine, bonde d’évier avec sa chaîne (goutée et approuvée par Antonin, mais attention : achetez-en une neuve pour votre bébé !).

- Nature : plumes, gros galets, coquillages, éponges (encore plus intéressantes si elles sont double face rugueuse et douce, mais à proposer neuve et bio si possible, et à faire bouillir avant de présenter car elles sont imprégnées de produits chimiques pour rester souples dans leur emballage ! Je sais : j’ai goûté ! BEURK !).

- Bois : œufs en bois, pinceau à patisserie, pinces à linge, pièces de jeux de construction, brosse à chaussure (neuve et propre…).

- Verre : coquetier, pots à épices, salières, petits presse-papiers, grosses perles enfilées.

- Tissu et cuir : petit porte-monnaie, porte-clé (avec quelques clefs accrochées, succès assuré !).

ET VOUS, QUE METTEZ-VOUS DANS VOS BOITES A TRÉSOR ?

* Pendant que vous y êtes, investissez dans UN GRAND NOMBRE de panières : elles permettent de ranger les jouets, de plus en plus nombreux, de l’enfant. Il y aura ainsi la boite pour les balles et ballons, la boîte pour les livres, celle pour les petites peluches, celles des cubes… que sais-je. Si possible, le tout est à disposer à portée de l’enfant sur de petites étagères (en organisant un roulement si la place manque). Cette “catégorisation” des objets favorise d’une part l’envie de se servir des objets si bien présentés (et donc l’autonomie), d’autre part la capacité à abstraire et à subsumer (pardon pour les mots barbares !) grâce au fameux “esprit absorbant” qui s’imprègne de l’ordre environnant.

Author: Murielle
• Samedi, octobre 01st, 2011

BBG les aime beaucoup et nous aussi. On a rangé pas mal de livres récemment, car quand en lit énormément au bout d’un moment on a besoin de renouveler ! Vive les bibliothèques !

Author: Murielle
• Mercredi, septembre 21st, 2011

“Que de fois les petits enfants voient arriver un adulte qui leur crie : “Arrête! arrête! Laisse cela tranquille!”

Que de fois ces vénérables petites mains sont battues pour apprendre à ne rien toucher! Un autre travail  fascinant pour les enfants est d’enlever et de remettre le bouchon d’une bouteille ; surtout s’il est en cristal taillé, parce qu’alors, il a des couleurs irisés ; ou bien de soulever et de rabattre le couvercle d’un encrier ou d’une boîte ; ou bien encore d’ouvrir et de fermer la porte d’une armoire.” MM

Category: 24-36 mois, main, vie pratique  | Tags: ,  | Leave a Comment
Author: ezlathi
• Mardi, juin 28th, 2011

Ah, ces parcours de motricité installés dans les structures spécifiques (maison des jeux, crèches, etc.) font bien rêver, n’est-ce pas ? Seulement voilà, nous, dans nos humbles demeures, nous n’avons ni l’espace ni le matériel …

La bonne nouvelle, c’est que la meilleure installation pour votre enfant sera celle que vous concevrez vous-même avec les moyens du bord : nul ne connaît les possibilités de votre enfant mieux que vous et ce qui peut lui plaire à son niveau !

En ce qui concerne Antonin, il maîtrise parfaitement l’art de se retourner du ventre sur le dos et vice-versa, s’entraîne à ramper à longueur de journée sans avoir encore trouvé “le” truc, et ne sait pas se mettre en position assise tout seul.

Antonin a eu 6 mois samedi dernier, et pour fêter ça, j’ai un peu réaménagé son espace.

Voici ce que j’ai fait. Attention, c’est très compliqué, cela demande beaucoup de temps, et en plus cela coûte très très cher ! ;)

Installation

Il suffit donc de mettre un deuxième drap-housse au matelas du lit de votre enfant de façon à ce que ses deux faces soient protégées, et de le poser par terre, sur le tapis où joue votre bébé. Vous pouvez disposer quelques jouets dessus, pour rendre cet espace plus attrayant et que l’enfant comprenne qu’il lui est dédié.

Et c’est tout !

Pour ma part, je n’ai pas cherché à encourager Antonin à grimper dessus ; il fera cette découverte à son rythme, 6 mois n’est pas un âge pour “enseigner” à son enfant ! Peut-être lui faudra-t-il deux mois pour apprendre à grimper dessus, et peut-être deux mois supplémentaires pour apprendre à en descendre ! Ou peut-être plus ! Au moins, on pourra dire que son matelas lui aura fait du profit !

Evaluer la hauteur... avec les mains !

Évaluer la hauteur... avec les mains !

Attention : ne posez pas l’enfant sur le matelas, mais bien au pied : en descendre sans avoir appris à y monter peut s’avérer très dangereux (comme c’est haut, 12 centimètres, pour un bébé !). Je répète que vous êtes seul juge de ce qui peut convenir à votre enfant sans présenter de danger pour lui ! Ce qui convient à l’un peut ne pas convenir à l’autre !

Cependant, si vous aussi vous avez des idées d’aménagement d’espace pour les tout-petits, je suis preneuse !

Author: ezlathi
• Vendredi, juin 24th, 2011

Depuis quelques temps, Antonin fait quelque chose de nouveau : quand nos visages sont proches, il devient soudain grave et concentré et me regarde très intensément, avec beaucoup d’amour, un brin de malice, mais autre chose aussi, comme s’il cherchait à absorber mon visage.

Il est vrai que le réel foisonne d’informations si riches que nous ne pouvons en faire le tour…

Ces moments se répètent tellement ces temps-ci qu’ils m’ont donné une idée : je commence dès aujourd’hui le langage des signes avec Antonin.

Vous le savez certainement, de plus en plus de parents signent avec leurs enfants, partant du principe que le petit s’exprime avant tout avec son corps ; ces bébés maitrisent certains signes souvent avant de pouvoir articuler correctement les mots, ce qui leur permet d’être acteurs de la communication, et de diminuer la frustration de ne pas se faire comprendre (ou, pour les parents, de ne pas comprendre). Se sentir capable de s’exprimer renforce chez le petit son estime de lui-même et lui donne de l’assurance pour poursuivre ses efforts. C’est pourquoi signer stimule naturellement les processus d’apprentissage, et ne retarde absolument pas l’acquisition du langage parlé !

En fait, la première fois que j’ai entendu parler du langage des signes, c’était ici-même. Et aussi dans l’article où BBG fait ce qu’on pourrait croire être une colère dans l’avion parce qu’il a eu peur, et où l’on voit à quel point ce type de communication entre les parents et l’enfant peut être utile dans les moments où le langage est impuissant à cause du trop-plein d’émotions (pourquoi je n’arrive pas à retrouver ce post ? Parce que je cherche mal, sans doute. ^^).

Enfin, bref, depuis la naissance d’Antonin je me dis que signer, c’est sympa, mais bon, c’est trop tôt, et puis maintenant, c’est sans doute trop tard, et voilà que BOUM ! Antonin me dit : “Bon ben, là, c’est le moment si tu veux !”.

Alors, c’est parti ! Depuis ce matin, j’ai appris et utilisé les signes “livre”, “boire”, “biberon”, “manger”, “carotte”, (si vous voulez savoir pourquoi, rendez-vous ici), “dormir”, et mon préféré :

OK, celui-là, il est un peu abstrait, mais il me vient assez facilement !

Mais voilà, j’ai des questions pour les Mamans (ou les Papas, les hommes sont tout de même rares sur ce blog, vous ne trouvez pas ???) expérimentés :

  • Il faut signer le mot en situation : comment faites-vous pour signer “boire” et “biberon” alors que vous êtes en train de donner le biberon (et que vos mains sont prises) ? :) Non, mais sérieusement, je me suis retrouvée bête !
  • Comment être sûr de faire le signe correctement quand on ne connaît pas de mal-entendant dans son entourage ? Les photos, c’est bien beau, mais ça n’est pas toujours suffisamment explicites !
  • Y-a-t-il une syntaxe de la LSF ? Bon je ne prétends pas pratiquer un jour cette langue couramment, c’est juste par curiosité : signer “boire”, ce n’est pas signifier “tu bois” ni “j’ai bu” ni “ils boiront”. J’imagine que ces “subtilités” nécessaires existent en LSF, mais je ne trouve rien sur le sujet.

Bon, en attendant, souhaitez-moi d’être persévérante sur ce coup-là ! Cela me ferait vraiment plaisir de m’y tenir, mais ne minimisons pas l’effort (ni le plaisir) : c’est exactement comme apprendre une langue étrangère !

Author: Anne-Gwenola
• Dimanche, juin 19th, 2011

Ma maman n’a pas écrit depuis bien longtemps et pour cause : elle attend un bébé et doit beaucoup se reposer en ce moment. Je passe donc beaucoup de temps, essentiellement dehors, avec mon papa et mon grand frère.

Nous allons régulièrement passer une heure et demi au poney-club. J’aime beaucoup être au contact des animaux surtout lorsqu’ils nous le rendent comme ici. Je commence par faire connaissance avec le poney parce que je n’ai pas toujours le même, je le brosse, je choisi une bombe avec mon papa, la monitrice pose la selle et la règle, puis mon papa m’installe sur le poney. Nous sommes une dizaine d’enfants entre 2 ans et demi et 5 ou 6 ans.

Nous commençons par quelques exercices en manège. Là, j’ai vite appris ce qu’était droite et gauche grâce à un joli bracelet que je porte toujours au poignet gauche. Et oui, j’apprends de cette façon à faire tourner le poney d’un côté ou de l’autre. Cela exerce le travail des mains, l’agilité, la dextérité, et j’apprends tout simplement à être attentive à ce que dit la monitrice. C’est un vocabulaire, spécifique à l’activité, que je n’entends pas souvent.

Ensuite, nous allons nous promener tout autour du ranch, en file indienne, et là se développent de nouvelles facultés d’équilibre, en faisant “corps” avec le poney. C’est une belle activité, pleine de nouvelles sensations, que je réclame chaque fois davantage.

Avec papa et mon grand frère, nous allons aussi souvent nous promener en bord de mer, à la plage, en bord de Loire ou de canal. Il y a souvent de l’air, du grand vent, et cela nous éveille à la force de la nature. Après nous sommes tout apaisés, calmes, voire endormi sur le trajet du retour à la maison.

C’est l’occasion de découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles activités, de nouveaux sons, de nouvelles sensations, le vent dans les cheveux, l’eau froide sur les pieds (et parfois tout le corps !), un nouvel environnement pas si familier : les activités nautiques, la pêche, la faune et la flore.

En Allemagne nous avions la neige, la montagne, en pays de Loire nous avons davantage le vent et la mer.

L’enfant a besoin de ce contact à la nature pour se rencontrer soi-même, se ressourcer…

Author: ezlathi
• Mercredi, juin 15th, 2011

Depuis que j’ai lu ce billet, je lave les mains d’Antonin systématiquement après le change. A présent, dès que je lui retrousse ses manches, il sait ce qui va se passer et il agite ses jambes en faisant “sssccchhhh” : c’est signe qu’il est très content.

Depuis une semaine, il tend lui-même les mains, l’une, longuement, puis l’autre, au bout d’un moment (”Tiens, c’est vrai, j’ai une deuxième main, là !).

Puis je verse sur ses mains une micro-goutte de savon : c’est la partie qu’il aime le moins car il n’en voit absolument pas l’intérêt. Il se laisse donc savonner d’un air de dire : “Elle m’embête, mais je suis un sage entre les sages, j’endure… “.

Il se rince tout seul sous l’eau tiède qui coule, pendant que j’essaie de ne pas le brusquer et de ne pas penser à cette eau perdue: j’ai essayé de mettre la bonde, elle a failli se retrouver … dans la bouche !! Beurk !

Puis je le préviens : “Attention, c’est presque fini ! Un, deux, trois, c’est fini !“, et je ferme le mitigeur.

Immuablement, Antonin réprime un léger soupir puis il se dresse dans mes bras pour lancer un grand sourire à son reflet dans le miroir au dessus du lavabo.(*)

Reste à secouer une main, puis l’autre au-dessus du lavabo, et à les essuyer (de même que le savonnage, cette étape semble totalement superflue au Damoiseau, mais il se laisse faire à peu près).

ÇA Y EST, LES MAINS SONT PROPRES !

Ce petit rituel tout simple a plusieurs avantages :

  • Grâce à ces étapes immuables, il participe à la construction du temps (succession).
  • C’est une manière de découvrir l’élément “eau” en mouvement, contrairement à l’eau stagnante du bain.
  • Tout naturellement, le bébé prend conscience de son corps : quoi de plus naturel que de vouloir toucher cette drôle de matière ruisselante ? Il découvre ainsi qu’elle enveloppe sa peau de tiédeur comme aucun autre objet ne le fait ; elle lui donne à sentir les contours de son corps.
  • Antonin “goûte” l’eau également, c’est la seule occasion où il l’accepte : il lèche ses mains mouillées très consciencieusement.
  • On peut espérer que l’habitude sera prise pour plus tard.
  • Est-ce la peine de le préciser ? Les mains d’Antonin sont propres, à l’heure où elles traînent partout et finissent toujours dans la bouche !

(*) Conseil de ma Maman que j’ai trouvé très pertinent : devant un miroir, ne pas dire à l’enfant : “C’est toi !”, mais bien : “C’est ton reflet/ton image !”

Author: ezlathi
• Lundi, mai 16th, 2011

Depuis un mois, Antonin maîtrise un geste capital dans l’histoire de l’évolution humaine : passer un objet d’une main à l’autre.

Or, il existe un jouet Montessori composé de deux disques de bois imbriqués de façon perpendiculaire (euh, je me fais bien comprendre, là ? La photo ci-dessous vaut une description).  La passation de main en main est l’occasion pour le bébé d’un examen approfondi des objets : il s’agit d’expérimenter les sensations que procurent les différentes vues d’un même objet. D’après la philosophie Maria Montessori, ce type d’objet stimulerait harmonieusement les deux côtés du cerveau.

Alors, je voulais demander à tous les parents ici présents : quelqu’un a-t-il expérimenté ce jouet avec son enfant ? Je pense l’offrir à Antonin pour l’anniversaire de son 5e mois (Ben oui  je sais, toutes les occasions sont bonnes …). J’ai attendu que mon bébé soit suffisamment fort pour ne pas faire tomber ce type d’objet sur son nez, car il est  quand même en bois et donc sans doute un peu lourd. Maintenant ça devrait aller, et puis si cela arrive, ce sera riche d’informations quant à la résistance de la matière ! Et oui, je fais partie de ces mères indignes qui ne vont pas tout faire pour éviter certains « accidents » à leurs enfants, tant je pense qu’il ont besoin de se faire (un peu) mal, tout comme ils ont besoin de s’ennuyer (n’est-ce pas, Murielle ?).

J’hésite quand même à le commander, car chez nous, nous essayons de ne pas ensevelir notre enfant sous les jouets, et je me demande si d’autres objets ne pouvaient pas remplir exactement les mêmes fonctions ? Si votre expérience vous a permis de répondre à cette question, merci de m’en faire part !! Mais à vrai dire, je pense que mon envie à moi d’acquérir un vrai objet Montessori (pas trop cher, qui plus est) sera la plus forte !!

Bon, j’attends vos témoignages, et je vous tiens au courant !!

Author: Anne-Gwenola
• Samedi, mai 07th, 2011

J’ai 3 ans dans 3 mois !

Nous avons mis en place une poutre du temps selon Maria Montessori, et après lecture du livre “Balthazar et le temps qui passe”. C’est une histoire qui raconte le temps qui passe entre le moment où Balthazar recoit une lettre de son grand-père qui s’apprête à lui rendre visite et son arrivée à la gare, près de chez Balthazar.

Grâce à cet outil trouvé dans ce livre, j’apprends à me repérer dans le temps petit à petit.

Cette longue bande de papier fixée au mur du couloir, présente les jours, les mois et les saisons, les uns après les autres. Les saisons sont ici colorées en vert pour le printemps et en rouge pour l’été. Une étiquette indique le mois et chaque matin je pose l’étiquette du jour sur la date. Les jours de la semaine sont sur papier blanc et ceux du week-end sont sur papier bleu. Je ne connais pas encore les jours de la semaine mais mon grand frère m’aide et m’explique.

Maman colle sur cette grande fresque les absences de papa et surtout ses retours à la maison avec une photo, les visites, aussi par le moyen de photos et les événements importants comme le ramassage des oeufs de Pâques récemment.

Vous pouvez voir en dessous de cette poutre du temps un calendrier annuel 2011 (qui intéresse surtout mon grand frère) et un second, journalier, ou l’on aimante le jour, la date, le mois et le temps qu’il fait.