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Les routines

Les routines

Qu’est-ce que c’est et pourquoi l’enfant en a-t-il besoin ?

routine

Ce sont des rituels, une organisation séquentielle de ce qui se passe dans la journée du bébé. Attention, cela ne veut pas dire qu’il faut tout programmer et minuter ! (surtout le temps d’allaitement, comme j’ai fait pour mon premier bébé il y a 20 ans !)

Il faut créer des routines qui lui conviennent.
Ainsi il saura ce qui se passe, ce qui va arriver.  Il reconnaîtra les lieux, les personnes.
Il apprend à faire confiance au monde environnant qui devient familier et sur lequel il peut s’appuyer.

Les bébés n’ont pas besoin de fêtes, de voyages, de nouveautés.
Leurs besoins émotionnel, physiologique et spirituel nous fera rechercher de la stabilité, de l’ordre, de la constance.
N’avons nous pas aussi nos petites habitudes, gestes automatiques pour nous assurer nos zones et moments de confort et sérénité ?
IDEE : Faites un petit livre pour l’enfant avec des photos de ses propres routines : le réveil, l’arrivée chez l’assistante maternelle, le repas, le tapis de jeu, le bain, le livre avant le coucher, etc. Et feuilletez-le ensemble.

 

Ceci se passe dans une crèche (suite)

suite du texte de Aude, EJE

« Cette description de ce temps de transition entre un moment de jeu et le repas ainsi que le repas lui même est tirée de mes observations des premiers jours de stage. Il est sans doute important de noter que l’ensemble de la journée se déroule de cette manière c’est à dire que les moments repères qui permettent de rythmer la journée de l’enfant à la crèche et lui donner un cadre sécurisant sont inexistants.
J’observe que les enfants jouent tranquillement accompagnés d’adultes disponibles et à l’écoute de leurs besoins. Les professionnelles sont calmes, mesurées et non directives sur ces moments de jeu. Puis soudain, il n’est plus question de jouer, l’enfant doit arrêter son jeu, son activité, son expérimentation, ses découvertes. En un instant, il doit comprendre qu’il est temps de passer à autre chose parce que c’est l’adulte qui le dit, parce que  «   c’est l’heure  ». Ainsi, j’observe que, sans en rien comprendre, l’enfant est sollicité pour rejoindre le groupe plus ou moins rapidement selon les jours et le «  retard qu’on aura pris  », après avoir rangé la salle… ou non…
Je note en effet que les différents moments de la journée ne sont pas repérés par les enfants. On passe du jeu au repas sans transition, sans prendre le temps de préparer l’enfant, sans lui permettre d’être acteur dans ce changement. Alors, les enfants qui n’ont pas compris, ou qui n’ont pas été préparés au changement d’activité, n’adoptent pas l’attitude attendue par l’adulte. La tension monte, les enfants continuent leurs jeux ou bien s’agitent, se disputent. Les conflits augmentent et les interdictions des adultes se font plus nombreuses. On attrape un enfant par ci pour le mettre là, on tente de canaliser le groupe  : tous ensemble au même endroit au même moment. Puis la porte s’ouvre…
Les professionnelles sont fatiguées. Lors des réunions, l’équipe décrit les enfants de son unité comme des enfants « remuants, brouillons, uniquement dans la motricité, qui ne se posent pas ». Elle dit que « c’est un groupe difficile, impossible à canaliser, à gérer  »…

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Il convient de replacer l’enfant au centre de notre questionnement et en cela je rejoins un point important de la pensée d’Emmi Pikler  : partir de l’enfant, de l’observation de l’enfant. Que nous dit l’enfant dans son agitation soudaine, dans ses débordements inattendus, dans son agressivité envers ses pairs  ? N’est-ce pas là, la mise en place de mécanismes de défense face à une insécurité trop grande générée par un enchaînement d’actions que l’enfant ne peut prévoir  ?
De même, je mesure combien l’enfant est «  objet  »  : transporté, déplacé, puis replacé, assis, nourri. Quelle conception a-t-on de l’enfant  ? Quelle possibilité a-t-il d’être «  sujet  », de participer, d’agir, de prendre des initiatives  ?
Je dégage donc deux points essentiels de mes questionnements. Comment organiser un moment de transition qui permette à l’enfant de se sentir sécurisé et qui s’inscrive dans une continuité de prise en charge  ? Comment permettre à l’enfant de se sentir acteur de sa vie à la crèche en respectant son individualité tout en le valorisant dans son inscription au sein d’un collectif  ?
Je trouve certaines réponses en m’appuyant sur différents points essentiels de la pédagogie d’Emmi Pikler  : organisation du cadre de vie, organisation des temps de vie: chacun a une place, réflexion méthodologique et définitivement: qualité des relations adultes-enfants basées sur la reconnaissance et la prise en compte des compétences de l’enfant.
L’accompagnement d’un enfant dans un changement d’activité ou au cours d’un repas fait partie intégrante du soin. Il faut une bonne organisation qui permette à la professionnelle d’être disponible pour l’enfant. De cette organisation dépend la qualité de la relation qui va s’établir entre l’enfant et la professionnelle et donc du bien-être de l’enfant accueilli.
Il faut donc repenser l’organisation de ce moment repas ainsi que le positionnement des adultes pour que l’enfant se sente dans une continuité de soin et se sente respecté et valorisé dans ces compétences.
Je rejoins à nouveau Emmi Pikler lorsqu’elle dit l’importance de soutenir les professionnelles, de les aider à penser leur travail tout en s’ajustant à là ou elles en sont dans leur cheminement professionnel. Il faut alors sans doute une certaine proximité. Je citerai Myriam David et Geneviève Appell pour appuyer mon propos  : «   c’est pourquoi l’organisation du travail prévoit des moyens qui doivent permettre à chacun de comprendre le sens des interventions qui lui sont demandées, de partager avec d’autres sa connaissance de chaque enfant, de trouver aide et soutien face aux problèmes rencontrés et de progresser dans sa compétence professionnelle  ».
C’est donc dans cette dynamique de travail en équipe que le «  projet repas de la section des grands-crèche  » est né. »

Suite et fin la semaine prochaine

Emmi Pikler

Emmi Pikler (1902-1984)

Tout comme Maria Montessori, Emmi Pikler a fait des études de médecine. Elle devint pédiatre.
Tout comme Maria Montessori elle commença par visiter des familles, donnant des conseils, soignant les enfants.
Puis elle créa ce qui deviendra un institut national hongrois : « Loczy » connu au-delà des frontières hongroises. Il accueillait les bébés orphelins après la guerre 1939-1945. Elle mit en place un environnement et une ambiance éducative très respectueuse des enfants et de leur développement global.

Si vous voulez plus d’informations rendez-vous sur le site très documenté de mon amie Bernadette Moussy : www.silapedagogie.fr

Nous avons aimé ce livre


Nous avons trouvé ce livre en bibliothèque et nous avons beaucoup aimé.
C’est l’histoire de 2 jeunes enfants de la même fratrie. L’un marche, l’autre à peine (comme chez Elsa !).
Et puis leur petit chien observe ébahi ce qu’il se passe. Je ne vous en dis pas plus.

Il y a de beaux graphismes, quasiment pas de phrases à lire et juste le mot anglais « MINE » (« à moi ») au centre de l’histoire. Pour tout âge, car c’est un livre doux !

La version francaise semble iminnente.

Dénouer – Nouer

Nous avons à la maison ce livre depuis un bon moment mais personne ne s’y intéressait… et voilà que le déménagement l’a placé devant mes yeux :

J’ai mis du temps à essayer de nouer et dénouer le lacet de la chaussure ! Dans les ambiances Montessori on appelle cela le cadre à noeuds et il est fabriqué avec des rubans de couleurs différentes plus faciles à manipuler. Dans ce livre, chaque double page reprend ce principe de cadre : il y a d’abord la fermeture à glissière comme on peut le voir sur la couverture, ensuite, les pressions d’un blouson, puis le lacet de chaussure, le scratch de la casquette, et la boucle de fermeture du sac à dos ou de la salopette.

Heureusement maman était là pour m’aider car je perdais patience de temps en temps… Mes mouvements ont encore du mal à se coordonner. J’étais pourtant très concentrée et j’ai beaucoup répété l’exercice pour enfin réussi à comprendre le mécanisme dessus-dessous !

D’après Maria Montessori « l’intelligence se construit à travers la concentration ».

Les livres du moment

BBG a 2 ans, 5 mois et 8 jours

Voici mes deux livres préférés actuellement. Le premier est très riche en phrases descriptives d’actions effectuées par des petits amimaux (c’est moins bien que des enfants mais tant pis). Maman me demande « Que fait-il sur l’image ? » et je réponds par des mots voire des phrases complètes (sujet, verbe, complément).

Le 2ème est nouveau car Maman l’a acheté dans une brocante de livres, il traite des accidents et dangers domestiques. Je le regarde et je dis « étouffé », « coincé les doigts », « pas bien », « attention ». Il me plait beaucoup, les petits enfants sont proches de moi et les couleurs très gaies.

Je suis un grand fan des imagiers. Nous en avons de plusieurs sortes. Maman est en train de plastifier les pictogrammes du Makaton que l’on utilisera d’ici peu.

Dix petites coccinelles

Depuis un ou deux mois environ, je joue presque chaque soir avec mon grand frère et mon papa à cache-cache. Chacun compte jusqu’à 10 à tour de rôle. Moi je compte avec ma maman. Elle dit que je suis dans la période sensible des chiffres : je passe mon temps à compter, tout au long de la journée je compte, en francais et en allemand. Nous avons beaucoup de plaisir à trouver les personnes cachées.

Nous écoutons aussi assez souvent la chanson de la petite coccinelle qui s’est posée dessus ma main « et elle monte monte monte sans me demander rien, et elle monte monte monte sans me demander rien… » et ensuite elle se pose un peu partout sur les parties de mon corps.

De ces deux activités, en découle une autre, la lecture de ce livre : « Dix petites coccinelles ».

C’est un livre rigolo, animé de dix jolies coccinelles en relief pour apprendre à compter du bout des doigts, de facon sensorielle.

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C’est un livre tout en couleur et en rimes.

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Les dix petites coccinelles se promènent dans les champs et les bois. De page en page leur nombre décroît. À toi de rencontrer avec ces coccinelles, les animaux de la prairie.

Mon activité préférée du moment / Colère

En ce moment, je passe plus ou moins de temps chaque matin à transvaser l’eau du robinet dans une mini bouteille en verre, puis dans un bouchon en plastique… Je dois absolument le faire chaque matin. Maman l’a bien compris et m’ouvre le robinet au minimum parce qu’elle dit que je gaspille l’eau ! Mais d’autres personnes ne comprennent pas que je puisse gaspiller l’eau ainsi, et je me mets alors dans une grosse colère lorsque je n’ai pas accès à cette activité.

Petite parenthèse « colère » : mon grand frère a reçu pour son anniversaire un cadeau utile à tous les deux.Il s’agit d’un livre intitulé « Grosse colère ». Maman nous laisse presque toujours exprimer nos émotions en mettant des mots dessus et maintenant on y revient parfois avec ce livre qui parle d’un petit garçon en colère qui monte dans sa chambre où sa colère sort d’un coup, très grosse, elle met le grand bazar dans la chambre puis elle diminue et finalement rentre dans une petite boîte.

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C’est très intéressant d’entendre le bruit que fait l’eau lorsqu’elle coule dans le lavabo en céramique, puis dans le verre puis dans le plastique… Il faut être très attentif et je n’aime pas être dérangée. Je peux passer 5 à 35 minutes à faire ces versés, beaucoup plus intéressants pour moi que les versés préparés sur les plateaux.

C’est passionnant d’écouter le bruit de l’eau selon que la bouteille est plus ou moins haute, près du robinet. J’ai observé les différents sons et fait varier la hauteur de la bouteille en regardant maman pour voir si elle remarquait aussi cette différence.

Je jardine !

BBG a 625 jours

Maman jardine et je l’imite. Ici elle m’a retrouvé en chemin derrière elle pensant que je ne serais pas capable de l’imiter et de tirer des morceaux de branches coupées. J’ai pris l’initiative de le faire seul !

Cette après-midi j’ai mouillé tous mes vêtements en transvasant de l’eau de pluie dans le jardin. Cela m’a permis d’avoir un bon bain chaud et le massage à l’huile d’amande douce et de noix de coco.

Grandfrère2 est déjà reparti mais on a bien rigolé ce week-end et Maman m’a lu de nombreux livres ce soir avant que je m’endorme.

Empiler (la suite)

Aujourd’hui, BBF/Poussin a eu 2 ans… Déjà !

Aujourd’hui il paraît que c’était mon anniversaire. Et à cette occasion, on a mis du feu qui « bule » sur un gâteau et ma sœur a soufflé dessus parce que moi je préférais regarder la flamme. Et on m’a donné des jolis paquets que maman m’a aidée à ouvrir, dans lesquels il y avait des choses très différentes :

  • un livre pour compter
  • une robe
  • des perles en forme d’animaux de toutes les couleurs, pour faire des tris et des colliers
  • un nouveau dessin animé
  • une nouvelle « belou » (peluche, un joli chien tout doux)
  • et deux grosses boîtes remplies de cubes très lourds en bois massif. J’ai tout de suite trouvé quelque chose à faire avec :
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Tour de cubes

Tour de cubes

J’ai réussi à me faire tomber une des « marches » sur le pied, aussi Maman m’a-t-elle surveillée de près quand j’ai fait ma construction, ne me laissant pas aussi libre de mes mouvements que lorsque j’avais construit une tour avec des cubes en carton

J’ai la même tour que BBG, mais pas les mêmes escaliers, mais ils sont bien aussi, j’ai réussi à marcher dessus sans problème.

J’ai aidé Maman à ranger les pièces sur une nouvelle étagère qu’elle avait achetée mardi. Je comprends mieux pourquoi maintenant.

Je vais avoir de quoi m’occuper demain, avec tous ces nouveaux objets !

A bientôt  !