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Author: ezlathi
• Mercredi, février 01st, 2012

Tout d’abord, je tiens à m’excuser de mon long silence sur ce blog. Une petite Damoiselle verra le jour debut mai, et entre dormir et blogger, il faut choisir !

Ah, dormir, oui, à vrai dire, moi, je dormirais bien tout le temps quand je suis enceinte… Mais ce serait sans compter sur le sieur Antonin, qui, à 13 mois, a ses expériences à poursuivre, que voulez-vous !

Chaque jour qui passe mériterait un article tant il se passe de choses ! Oh, bien sûr, rien de bien spectaculaire pour un observateur extérieur :

Non, Antonin ne parle pas couramment. “Papa”, “Tiens ! ” et “Gui !” (qui, comme chacun le sait, est un synonyme de “Tiens ! ” qui signifie également “Donne ! “, que c’est pratique) : voilà les seuls mots récurrents de son lexique. Mais le Damoiseau est un bavard, qui babille toute la journée avec des intonations extrêmement fines pour mon oreille de maman : interrogation, exclamation, affirmation, mais aussi ton de l’humour ou de la colère, les modulations de sa voix sont si expressives !

Non, Antonin ne marche pas encore. Mais avez-vous remarqué que son jeu favori en ce moment est le transport d’objets, nécessitant de ne prendre appui que d’une seule main sur les meubles ? Et que tout lâcher pour retomber théâtralement sur le derrière déclenche des éclats de rire sans fin ?

Moi, je remarque. J’enregistre. Je me dis que cela passe vite.

Je ne sais pas si c’est le fait d’attendre un deuxième enfant, ou si c’est le besoin de faire le bilan de l’année écoulée, mais je repense beaucoup à Antonin quand il était un tout petit nouveau-né, ces temps-ci. Aujourd’hui, je pensais en particulier à ce jour de janvier de l’année dernière où j’étais allée l’inscrire à la bibliothèque.

Alors, là, il faut que je vous fasse un aveu : toute passionnée de pédagogie et de littérature que je suis, franchement, les “bébés lecteurs” je n’y croyais pas une seconde. Je me refusais à embêter mon nouveau-né de quelques semaines avec un cérémonial de lecture auquel il ne comprendrait rien. Non, si j’inscrivais mon fiston à la bibliothèque, c’était très égoïstement pour emprunter pour moi-même : l’inscription des mineurs est gratuite !

Seulement voilà : la très gentille bibliothécaire m’annonce qu’Antonin, étant né à Grenoble en 2010, a droit à un album gratuit. Cet album, le voici :

Bien que passionnée de littérature jeunesse, je ne connais pas cet auteur. A première vue, je lui trouve le trait épais, mais la couverture dégage quelque chose de sympatique. De toute façon, j’attends de le lire : quelle que soit la qualité des illustrations, c’est toujours par les mots que j’entre dans une oeuvre.

Et bien, j’ai beaucoup aimé ce livre : le thème en est la singularité du tout-petit, malgré (grâce à ?) son appartenance à sa famille. Mais que c’est un thème compliqué pour un bébé ! Le livre est allé rejoindre ses confrères dans notre bibliothèque quelques semaines.

Et puis, un jour, j’ai eu envie de le lire à Antonin. Pour voir. Et aussi parce que décidément, ce texte faisait écho aux discours de mes proches qui s’acharnaient à disséquer mon fiston pour lui trouver des ressemblances (Il a ton menton, et le front de son papa ! L’oreille droite, c’est de notre côté, l’oreille gauche, par contre…) là où moi je ne voyais, et ne voulais voir, que LUI !

La réaction d’Antonin fut incroyable. Quel âge avait-il donc ? Un mois et demi, deux mois ? Ses yeux  naviguaient sur les illustrations sans les lâcher, il frétillait et agitait les jambes, je me souviens ! Un mélange d’excitation et de concentration !

Et de mon côté, je me suis aperçue que le texte utilisait des mots simples et doux à l’oreille. Que les phrases étaient rythmées. Et que les aplats de couleurs franches, les traits épais et les gros yeux des personnages étaient d’excellentes choses pour la vue encore vacillante d’un tout petit.

Il n’y eu jamais un deuxième livre comme Tigre, ce petit tigre. Jamais Antonin n’écouta une autre histoire avec la même patience et la même attention. Aujourd’hui encore, je la lui lis tous les soirs avant le coucher. Il l’écoute sans se lasser, et ne cherche même pas à toucher le livre ! Il regarde, babille, écoute. Il rit aux passages amusants. Je suis stupéfaite.

Quant aux autres livres d’Antonin …

Bien sûr Antonin a d’autres livres : des livres adaptés à son âge, entendez : en carton fort, petit format…

Histoires courtes, thématiques proches de son quotidien de bébé, textures à toucher…

Antonin adore les manipuler, mais il s’impatiente assez vite si j’essaie de lui lire une de ces histoires, pourtant soigneusement choisies. Je comprends bien que pour lui, ce ne sont pour le moment que des objets, fascinants au même titre que l’essoreuse à salade en plastique ou la corbeille de papier à recycler (il faudra que je vous parle de la passion d’Antonin pour le monde des objets domestiques, un de ces quatre).

Mais pour le Damoiseau, Tigre, ce petit tigre est une oeuvre. C’est différent.

Author: Murielle
• Samedi, octobre 01st, 2011

BBG les aime beaucoup et nous aussi. On a rangé pas mal de livres récemment, car quand en lit énormément au bout d’un moment on a besoin de renouveler ! Vive les bibliothèques !

Author: ezlathi
• Vendredi, juillet 22nd, 2011

Honnêtement, pendant fort longtemps, je n’ai pas bien compris pourquoi la pédagogie Montessori faisait si grand cas du miroir : dans les ambiances montessoriennes, on voit en effet souvent de grand miroirs installés au ras du sol pour que les petits jouent avec leur reflet. Je me disais que cela devait être très déstabilisant pour la construction psychique (moi, en tous cas, je détesterais cela, vivre en permanence devant un miroir !).

Antonin, bien sûr, connaît les miroirs : il y en a un dans la chambre de ses parents, et un autre dans la salle de bain. Depuis qu’il est en âge de sourire, il fait régulièrement du charme à son reflet.

Et puis, il y a quelques semaines, quelque chose d’extraordinaire s’est produit :

Le Damoiseau était dans mes bras devant le miroir de la salle de bain, quand son Papa est entré derrière nous, et est donc apparu dans le miroir devant nous. Vous suivez ? Car c’est très compliqué, les miroirs !

Et là : Antonin se retourna !

J’ai su alors que le fameux “stade du miroir” était commencé.

Et alors, vous direz-vous ?

Et bien, en fait, le stade du miroir, c’est un truc super important ! Et ça fait d’ailleurs le lien avec mon dernier billet sur la construction du langage, puisqu’il s’agit de rien de moins que de l’acquisition du “Je” linguistique !!

Comme l’acquisition du langage, l’accès au sujet linguistique (”Je parle donc je suis“) suppose elle aussi plusieurs étapes. Et une des premières étapes de la construction du sujet a été décrite par Lacan en 1949 : c’est justement la “phase du miroir“, entre 6 et 18 mois ! L’enfant reconnait son image et joue avec elle (disparition/apparition) : “Je suis où je me vois“.

Laissons donc nos bébés jouer avec leur reflet, cela participe à la construction du moi, d’abord pour autrui (”Je suis où l’on me dit” … et je me désigne souvent par mon propre prénom), puis pour lui-même (”Je suis où je parle” et je dis “je” en parlant de moi).

Par contre, si mes réticences du début sont complètement tombées, je n’ai introduit des miroirs dans la chambre d’Antonin qu’une fois qu’il a été capable d’y reconnaitre son image en tant qu’image (ce qu’il m’a indiqué le jour où il s’est retourné vers son Papa dans la salle de bain). De plus, un miroir ne reste que quelques minutes à sa disposition (jamais plus d’une heure par jour) : le vrai monde est à découvrir, et lui n’est pas un reflet !

Je déplace donc de temps en temps le miroir de la salle de bain pour le poser contre le mur de la chambre du petit, bien calé avec un objet lourd (ici un grand panier rempli de vêtements et de draps). Il a l’avantage de refléter tout le corps de l’enfant, ce qui plait beaucoup à Antonin qui teste sans cesse de nouvelles postures en ce moment.

Et puis, j’ai craqué pour un joli petit miroir pour bébé que ceux qui prennent la peine de lire les précieux commentaires des lecteurs reconnaitront (Merci Maman de BBF ! ) :D Celui-ci ne reflète qu’une petite portion du monde et permet de jouer avec la disparition et la réapparition du visage.

De loin ...

De loin ...

... et de près !

... et de près !

Dernière précision : ces jeux préparent doucement Antonin à notre séparation de la rentrée prochaine, puisque je reprendrai le travail à mi-temps et qu’il sera en nourrice. Nous les renforçons par des jeux de “Caché, Coucou !” qui commencent à le faire beaucoup rire : je me cache derrière un pan de mur et je réapparais en disant “coucou” (mais vous aviez compris : je pense qu’il s’agit du plus vieux jeu du monde !).

Author: ezlathi
• Mercredi, juillet 20th, 2011

Pour des raisons professionnelles, j’ai révisé un  peu cette question des étapes de l’acquisition du langage. Il va sans dire que cela m’a d’autant plus passionnée que je suis Maman. Et puis, je me dis que je saurai quoi répondre à la doctoresse si elle m’embête à nouveau pour savoir quels sons produit mon bébé !

“Parler” est une activité hautement complexe ; on peut (très artificiellement) la disséquer en quatre compétences :

L’acquisition de phonèmes :

  • La perception commence avant la naissance, dans le ventre maternel. Les 3 derniers mois de grossesse, le bébé in utero reçoit de nombreuses stimulations auditives et langagières, ce qui explique que dès sa naissance, il soit capable de différencier la voix de sa mère des autres voix ; de même, il a des réactions différentes suivant qu’il entend sa langue maternelle ou une langue étrangère.
  • La phase de production : le nourrisson produit d’abord des cris, des pleurs, des sons végétatifs (toux, renvoi, déglutition) : ce sont des formes élémentaires et inorganisées d’activité vocale.
  • Le babil apparaît approximativement à la fin du deuxième mois, en situation de confort (cette phase coïncide avec le sourire). A la naissance, l’enfant a la possibilité d’apprendre n’importe quelle langue, mais peu à peu l’entourage exerce son influence : dès 6 mois, les enfants chinois utilisent des variations tonales originales ; tous les bébés privilégient les intonations phrastiques et les accentuations qu’il entendent. Si vous avez vu le film Bébés, peut-être vous souviendrez-vous de cette petite japonaise qui babillait … en “japonais” ? Généralement, dans les différentes langues étudiées, le a inaugure les voyelles, le p et le m les consonnes - ce qui explique la production précoce et attendue par les parents de mama et papa.
  • La différenciation progressive des phonèmes est très rapide après 18 mois. L’ordre d’acquisition varie d’un enfant à l’autre dans la même langue. Les enfants procèdent pendant longtemps à des simplifications : ouvi pour ouvrir, femé pour fermé, toup pour soupe, ou à des redoublement : tétère pour pomme de terre.

L’émergence de la référence :

Avant le premier mot, le bébé commence à signifier par des sons (vers 9 mois) : par exemple [iiii] quand il a plaisir à voir quelqu’un, ou [eeee] pour attraper un objet lointain. C’est le début de la manifestation de la fonction symbolique : une unité signifiante est à la place de l’objet et permet de l’évoquer même en son absence !

Vers 10 mois, on observe l’émission de formes stables qui résultent de la répétition d’une même syllabe : dadadada, papapapa ([p] et [m] sont des labiales, celles dont l’émission est le plus visible). L’adulte guette l’apparition des premiers mots et isole, émerveillé, une séquence qui, pour lui, est signifiante (”maman” ou “papa”, généralement !!).

Puis s’opère la différenciation du lexique : 20 mots environ au milieu de la seconde année (par exemple coucou, oui, non, au revoir, encore, d’accord …). Le rythme d’acquisition s’accélère alors : 250 mots à deux ans, 450 mots à deux ans et demi, 900 à trois ans, etc., avec, bien sûr, toutes sortes de variantes individuelles.

Une des caractéristiques de ce système lexical est que les formes phoniques produites sont souvent approximatives : l’enfant dira [tisa] pour “petit chat“. De plus, le référent n’est pas toujours le même : papa désignera parfois le vrai papa mais aussi d’autres adultes de l’entourage !

La syntaxe :

Le mot-phrase est un mot seul qui représente une phrase et que l’on interprète. L’enfant peut montrer le journal et dire : “Papa” : il ne s’agit pas d’une dénomination mais d’une mise en relation entre deux éléments. Papa prononcé avec une intonation interrogative peut signifier : “Je ne vois pas Papa”. Le sens varie en contexte : Bobo peut signifier la marque encore rouge présente au bout du doigt, un bobo plus ancien ou l’objet qui a fait mal.

En général entre 18 et 24 mois apparaît l’énoncé à deux mots qui permet de commencer  affronter la complexité et la richesse du monde à exprimer. Les deux mots s’organisent sémantiquement autour d’une seule relation : bébé mange (agent-action), “Papa buiau” pour “Papa travaille dans le bureau (localisation), “Tauto bébé” pour “l’auto de bébé” (possession) … L’énoncé à trois mots et plus permet d’exprimer plusieurs relations : “Papa pati tauto” pour “Papa est parti en auto” (agent-action-instrument).

Les acquisitions morphologiques :

Entre deux et trois ans, l’enfant repère des régularités morphologiques, il devient grammairien et produit des formes par analogie (metter pour mettre ; pleutre pour pleuvoir). Vers trois ans, l’enfant commence à objectiver ces règles : il repère, par exemple, qu’on dit gentil pour un garçon et gentille pour une fille.

Après ce stade, on ne peut plus décrire linéairement les apprentissages car le langage explose et se complexifie.

Author: ezlathi
• Vendredi, juin 24th, 2011

Depuis quelques temps, Antonin fait quelque chose de nouveau : quand nos visages sont proches, il devient soudain grave et concentré et me regarde très intensément, avec beaucoup d’amour, un brin de malice, mais autre chose aussi, comme s’il cherchait à absorber mon visage.

Il est vrai que le réel foisonne d’informations si riches que nous ne pouvons en faire le tour…

Ces moments se répètent tellement ces temps-ci qu’ils m’ont donné une idée : je commence dès aujourd’hui le langage des signes avec Antonin.

Vous le savez certainement, de plus en plus de parents signent avec leurs enfants, partant du principe que le petit s’exprime avant tout avec son corps ; ces bébés maitrisent certains signes souvent avant de pouvoir articuler correctement les mots, ce qui leur permet d’être acteurs de la communication, et de diminuer la frustration de ne pas se faire comprendre (ou, pour les parents, de ne pas comprendre). Se sentir capable de s’exprimer renforce chez le petit son estime de lui-même et lui donne de l’assurance pour poursuivre ses efforts. C’est pourquoi signer stimule naturellement les processus d’apprentissage, et ne retarde absolument pas l’acquisition du langage parlé !

En fait, la première fois que j’ai entendu parler du langage des signes, c’était ici-même. Et aussi dans l’article où BBG fait ce qu’on pourrait croire être une colère dans l’avion parce qu’il a eu peur, et où l’on voit à quel point ce type de communication entre les parents et l’enfant peut être utile dans les moments où le langage est impuissant à cause du trop-plein d’émotions (pourquoi je n’arrive pas à retrouver ce post ? Parce que je cherche mal, sans doute. ^^).

Enfin, bref, depuis la naissance d’Antonin je me dis que signer, c’est sympa, mais bon, c’est trop tôt, et puis maintenant, c’est sans doute trop tard, et voilà que BOUM ! Antonin me dit : “Bon ben, là, c’est le moment si tu veux !”.

Alors, c’est parti ! Depuis ce matin, j’ai appris et utilisé les signes “livre”, “boire”, “biberon”, “manger”, “carotte”, (si vous voulez savoir pourquoi, rendez-vous ici), “dormir”, et mon préféré :

OK, celui-là, il est un peu abstrait, mais il me vient assez facilement !

Mais voilà, j’ai des questions pour les Mamans (ou les Papas, les hommes sont tout de même rares sur ce blog, vous ne trouvez pas ???) expérimentés :

  • Il faut signer le mot en situation : comment faites-vous pour signer “boire” et “biberon” alors que vous êtes en train de donner le biberon (et que vos mains sont prises) ? :) Non, mais sérieusement, je me suis retrouvée bête !
  • Comment être sûr de faire le signe correctement quand on ne connaît pas de mal-entendant dans son entourage ? Les photos, c’est bien beau, mais ça n’est pas toujours suffisamment explicites !
  • Y-a-t-il une syntaxe de la LSF ? Bon je ne prétends pas pratiquer un jour cette langue couramment, c’est juste par curiosité : signer “boire”, ce n’est pas signifier “tu bois” ni “j’ai bu” ni “ils boiront”. J’imagine que ces “subtilités” nécessaires existent en LSF, mais je ne trouve rien sur le sujet.

Bon, en attendant, souhaitez-moi d’être persévérante sur ce coup-là ! Cela me ferait vraiment plaisir de m’y tenir, mais ne minimisons pas l’effort (ni le plaisir) : c’est exactement comme apprendre une langue étrangère !

Author: Anne-Gwenola
• Dimanche, juin 19th, 2011

Ma maman n’a pas écrit depuis bien longtemps et pour cause : elle attend un bébé et doit beaucoup se reposer en ce moment. Je passe donc beaucoup de temps, essentiellement dehors, avec mon papa et mon grand frère.

Nous allons régulièrement passer une heure et demi au poney-club. J’aime beaucoup être au contact des animaux surtout lorsqu’ils nous le rendent comme ici. Je commence par faire connaissance avec le poney parce que je n’ai pas toujours le même, je le brosse, je choisi une bombe avec mon papa, la monitrice pose la selle et la règle, puis mon papa m’installe sur le poney. Nous sommes une dizaine d’enfants entre 2 ans et demi et 5 ou 6 ans.

Nous commençons par quelques exercices en manège. Là, j’ai vite appris ce qu’était droite et gauche grâce à un joli bracelet que je porte toujours au poignet gauche. Et oui, j’apprends de cette façon à faire tourner le poney d’un côté ou de l’autre. Cela exerce le travail des mains, l’agilité, la dextérité, et j’apprends tout simplement à être attentive à ce que dit la monitrice. C’est un vocabulaire, spécifique à l’activité, que je n’entends pas souvent.

Ensuite, nous allons nous promener tout autour du ranch, en file indienne, et là se développent de nouvelles facultés d’équilibre, en faisant “corps” avec le poney. C’est une belle activité, pleine de nouvelles sensations, que je réclame chaque fois davantage.

Avec papa et mon grand frère, nous allons aussi souvent nous promener en bord de mer, à la plage, en bord de Loire ou de canal. Il y a souvent de l’air, du grand vent, et cela nous éveille à la force de la nature. Après nous sommes tout apaisés, calmes, voire endormi sur le trajet du retour à la maison.

C’est l’occasion de découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles activités, de nouveaux sons, de nouvelles sensations, le vent dans les cheveux, l’eau froide sur les pieds (et parfois tout le corps !), un nouvel environnement pas si familier : les activités nautiques, la pêche, la faune et la flore.

En Allemagne nous avions la neige, la montagne, en pays de Loire nous avons davantage le vent et la mer.

L’enfant a besoin de ce contact à la nature pour se rencontrer soi-même, se ressourcer…

Author: ezlathi
• Mercredi, juin 08th, 2011

J’ai longtemps cherché des lectures sur l’éducation Montessori des nouveaux-nés, mais le fait est qu’il n’y a pas grand chose. Vous me direz, tout est une question de bon sens à cet âge, mais je trouve quand même qu’être parent, ce n’est pas facile tous les jours et lire des auteurs intelligents me soutient au quotidien.

J’aimerai vous parler de deux livres (juste deux) qui, vraiment, sortent du lot à mon sens. Vous les connaissez peut-être. Moi, je m’y réfère régulièrement, ce sont des alliés véritables, presque des amis.

Les voici :

Mon bébé comprend tout, Aletha Solter, 1984

Mon bébé comprend tout, Aletha Solter, 1984

Ce livre, je l’ai acheté en Suisse pendant ma grossesse. Cette psychologue défend une thèse tout à fait personnelle et, à mon sens, très déculpabilisante pour les parents : pour elle, le bébé a BESOIN de pleurer (c’est le seul moyen pour lui de décharger ses tensions), et les parents ne doivent pas l’en empêcher (après s’être assuré qu’il ne manquait de rien et qu’il ne souffrait pas, bien évidemment !). La seule chose à faire est de tenir son enfant dans ses bras en adoptant une attitude d’attention bienveillante.

Plus généralement, elle soutient que, dans tous les aspects de la vie pratique, le bébé sait ce dont il a besoin.

Le livre est découpé selon les chapitres suivants : 1. Les débuts dans la vie ; 2. Les pleurs ; 3. Le sommeil ; 4.  L’alimentation ; 5. Le jeu ; 6. Les conflits ; 7. L’attachement.

Certains aspects sont peut-être contestables : par exemple, l’auteure pense qu’un enfant pleure en moyenne une heure par jour ! Je suis loin du compte avec Antonin … Elle me dirait peut-être qu’il a mis en place certains automatismes de contrôle (comportements compulsifs empêchant le processus de décharge des pulsions) ?

Enfin, si vous êtes de ces parents désespérés par les pleurs continuels de votre enfant, je vous conseille ce livre, il vous aidera à rester zen ! :)

Si vous voulez en savoir plus dès maintenant, voici un site qui recense les principes de sa pédagogie (cette dame connait Maria Montessori, n’est-ce pas ?) :

http://www.awareparenting.com/french.htm

L’autre est une découverte récente, et je regrette franchement de ne pas l’avoir découvert plus tôt :

L'éveil de votre enfant, Chantal de Truchis, 1996.

L

Bon, OK, c’est un classique (et c’est écrit dessus). Il a encore plus que le premier (si c’est possible), une dimension pratique.

Voici son sommaire : 1. Découvrir un bébé ; 2. Les soins quotidiens : 3. Le temps “éveillé” ; 4. Les jouets et les aménagements ; 5. La force des émotions ; 6. L’apprentissage de la réalité ; 7. La séparation ; 8. Accueil ; 9. Pour nous, les parents.

La thèse principale de l’auteure consiste à dire que l’enfant est acteur de son développement, et ce, de manière très active dès sa naissance ! Voilà qui permet un peu aux parents de souffler : non, tout ne dépend pas de nous, l’enfant a un dynamisme interne qui se développera tout seul s’il est dans un environnement aimant.

Encore une fois, c’est une pensée (déculpabilisante) qui se développe à l’ombre de celle de Maria Montessori, “maturationniste” comme on dit dans le jargon : l’enfant, dès lors que son milieu lui apporte tout (et rien que) ce qui correspond à ses besoin, est “capable d’un développement organique spontanné” qui le fait rechercher les “moyens nécessaire à sa croissance harmonieuse innée” (Maria Montessori, Pédagogie scientifique, Éducation élémentaire, p. 40 et 48, ed. Desclée de Brouwer).

En espérant que ces présentations seront utiles à quelques un(e)s, bonne lecture !!

Author: ezlathi
• Mardi, mai 31st, 2011

Cinq mois, y’a pas à dire, c’est une étape. Antonin commence à sentir dans son corps qu’il a, en puissance, la capacité de s’asseoir, de ramper, de marcher à 4 pattes et même sur ses deux jambes ! Seulement voilà : il ne le peut pas encore en acte. Et c’est la découverte d’un sentiment très désagréable, mais qui sera le moteur de bien des apprentissages : la frustration.

En tant que parent, c’est parfois difficile, face aux pleurs de son enfant, de bien avoir en tête le fameux adage montessorien “Aide-moi à faire seul !”. Pas question de coller dans la main du petit l’objet vers lequel il tendait en râlant : je vous parie qu’il le rejettera en pleurant. Car ce qui l’intéresse, ce n’est pas de l’avoir, mais c’est d’arriver à l’avoir seul ! Mon truc à moi (mais il y en a des tonnes d’autres) : je plaque ma main sur la plante de ses pieds pour qu’il puisse pousser dessus et se grandir de quelques centimètres. Et voilà ! Dans la main, cette Sophie la girafe qui paraissait inaccessible ! (puis dans la bouche assez vite, d’ailleurs, c’est si bon le caoutchouc qui a traîné partout !)

Antonin joue seul sur des temps qui me semblent être assez longs. Bon, il y a des jours où il a besoin d’énormément d’attention : par exemple, hier, après le retour de vacances, son papa fut absent toute la journée alors qu’il avait pris l’habitude de le voir à chaque instant pendant 10 jours. Antonin n’a pas voulu rester seul un seul instant. Il a eu besoin d’être beaucoup dans mes bras, et pleurait pour un rien (ou pas grand chose). J’en ai pris mon parti, et aujourd’hui, je retrouve le petit garçon autonome que je connais. Attention : comme le disait si bien Murielle dans son dernier post sur les portiques, pas question de “coller” l’enfant dans son aire de jeu et de le plaquer pour aller faire sa vaisselle. La vaisselle attendra, sans quoi le petit aura vite fait la liaison entre “l’aire de jeu” et “l’absence de Maman”. Il convient de passer du temps avec lui autant qu’il le souhaite : c’est de notre disponibilité que dépend sa capacité à rester seul un moment. Il regardera, explorera  et gazouillera en tête à tête avec ses jouets familiers d’autant mieux que vous l’aurez fait avec lui (et beaucoup).

Antonin me semble assez actif : même dans les moments de contemplation les plus intenses, il bouge généralement au moins une partie de son corps. Il est amusant de constater qu’il a des “phases” : il a eu la phase des “Je claque mes lèvres l’une contre l’autre”, puis celle des “ADADADADADA”. Il a eu la phase des “Je me retourne du ventre sur le dos et du ventre sur le dos” et celle des “Je m’étire de tout mon long pour saisir un objet”. On observe la même chose dans les classes Montessori, où les enfants sont libres de choisir leurs activités : dès qu’ils maîtrisent une notion ou un geste, dès que l’activité ne peut plus rien leur apporter, ils passent à autre chose. Bien sûr, ce n’est pas linéaire, et ils éprouvent parfois le besoin de revenir en arrière pour consolider un acquis (quel bonheur de retrouver les “ADADADADA” qu’on n’avait pas pratiqué depuis une semaine !).

Allez, bonhomme ! Tu vas y arriver !

Allez, bonhomme ! Tu vas y arriver !

Antonin a cinq mois ! C’est beaucoup, et c’est peu en même temps ! Dire qu’il y a six mois, donc, nous nous réveillions sans ses babillages du matin ! Qu’est-ce que six mois dans ma vie à moi ? Pas grand chose, n’est-ce pas ? Et pourtant, j’ai l’impression qu’il a toujours été là.

Author: Anne-Gwenola
• Samedi, mai 07th, 2011

J’ai 3 ans dans 3 mois !

Nous avons mis en place une poutre du temps selon Maria Montessori, et après lecture du livre “Balthazar et le temps qui passe”. C’est une histoire qui raconte le temps qui passe entre le moment où Balthazar recoit une lettre de son grand-père qui s’apprête à lui rendre visite et son arrivée à la gare, près de chez Balthazar.

Grâce à cet outil trouvé dans ce livre, j’apprends à me repérer dans le temps petit à petit.

Cette longue bande de papier fixée au mur du couloir, présente les jours, les mois et les saisons, les uns après les autres. Les saisons sont ici colorées en vert pour le printemps et en rouge pour l’été. Une étiquette indique le mois et chaque matin je pose l’étiquette du jour sur la date. Les jours de la semaine sont sur papier blanc et ceux du week-end sont sur papier bleu. Je ne connais pas encore les jours de la semaine mais mon grand frère m’aide et m’explique.

Maman colle sur cette grande fresque les absences de papa et surtout ses retours à la maison avec une photo, les visites, aussi par le moyen de photos et les événements importants comme le ramassage des oeufs de Pâques récemment.

Vous pouvez voir en dessous de cette poutre du temps un calendrier annuel 2011 (qui intéresse surtout mon grand frère) et un second, journalier, ou l’on aimante le jour, la date, le mois et le temps qu’il fait.

Author: Murielle
• Jeudi, avril 28th, 2011

C’est l’intérêt du moment : de vieux exemplaires (et des nouveaux) de livres de ces petits personnages féminins et masculins fort sympathiques. Le texte est d’une richesse incroyable (comme M. Incroyable !), les idées sont étonnantes (comme Mme Etonnante !) et le tout assez rigolo (comme M. Rigolo). A mettre entre de petites mains, absolument !

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