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Author: ezlathi
• Mercredi, février 01st, 2012

Tout d’abord, je tiens à m’excuser de mon long silence sur ce blog. Une petite Damoiselle verra le jour debut mai, et entre dormir et blogger, il faut choisir !

Ah, dormir, oui, à vrai dire, moi, je dormirais bien tout le temps quand je suis enceinte… Mais ce serait sans compter sur le sieur Antonin, qui, à 13 mois, a ses expériences à poursuivre, que voulez-vous !

Chaque jour qui passe mériterait un article tant il se passe de choses ! Oh, bien sûr, rien de bien spectaculaire pour un observateur extérieur :

Non, Antonin ne parle pas couramment. “Papa”, “Tiens ! ” et “Gui !” (qui, comme chacun le sait, est un synonyme de “Tiens ! ” qui signifie également “Donne ! “, que c’est pratique) : voilà les seuls mots récurrents de son lexique. Mais le Damoiseau est un bavard, qui babille toute la journée avec des intonations extrêmement fines pour mon oreille de maman : interrogation, exclamation, affirmation, mais aussi ton de l’humour ou de la colère, les modulations de sa voix sont si expressives !

Non, Antonin ne marche pas encore. Mais avez-vous remarqué que son jeu favori en ce moment est le transport d’objets, nécessitant de ne prendre appui que d’une seule main sur les meubles ? Et que tout lâcher pour retomber théâtralement sur le derrière déclenche des éclats de rire sans fin ?

Moi, je remarque. J’enregistre. Je me dis que cela passe vite.

Je ne sais pas si c’est le fait d’attendre un deuxième enfant, ou si c’est le besoin de faire le bilan de l’année écoulée, mais je repense beaucoup à Antonin quand il était un tout petit nouveau-né, ces temps-ci. Aujourd’hui, je pensais en particulier à ce jour de janvier de l’année dernière où j’étais allée l’inscrire à la bibliothèque.

Alors, là, il faut que je vous fasse un aveu : toute passionnée de pédagogie et de littérature que je suis, franchement, les “bébés lecteurs” je n’y croyais pas une seconde. Je me refusais à embêter mon nouveau-né de quelques semaines avec un cérémonial de lecture auquel il ne comprendrait rien. Non, si j’inscrivais mon fiston à la bibliothèque, c’était très égoïstement pour emprunter pour moi-même : l’inscription des mineurs est gratuite !

Seulement voilà : la très gentille bibliothécaire m’annonce qu’Antonin, étant né à Grenoble en 2010, a droit à un album gratuit. Cet album, le voici :

Bien que passionnée de littérature jeunesse, je ne connais pas cet auteur. A première vue, je lui trouve le trait épais, mais la couverture dégage quelque chose de sympatique. De toute façon, j’attends de le lire : quelle que soit la qualité des illustrations, c’est toujours par les mots que j’entre dans une oeuvre.

Et bien, j’ai beaucoup aimé ce livre : le thème en est la singularité du tout-petit, malgré (grâce à ?) son appartenance à sa famille. Mais que c’est un thème compliqué pour un bébé ! Le livre est allé rejoindre ses confrères dans notre bibliothèque quelques semaines.

Et puis, un jour, j’ai eu envie de le lire à Antonin. Pour voir. Et aussi parce que décidément, ce texte faisait écho aux discours de mes proches qui s’acharnaient à disséquer mon fiston pour lui trouver des ressemblances (Il a ton menton, et le front de son papa ! L’oreille droite, c’est de notre côté, l’oreille gauche, par contre…) là où moi je ne voyais, et ne voulais voir, que LUI !

La réaction d’Antonin fut incroyable. Quel âge avait-il donc ? Un mois et demi, deux mois ? Ses yeux  naviguaient sur les illustrations sans les lâcher, il frétillait et agitait les jambes, je me souviens ! Un mélange d’excitation et de concentration !

Et de mon côté, je me suis aperçue que le texte utilisait des mots simples et doux à l’oreille. Que les phrases étaient rythmées. Et que les aplats de couleurs franches, les traits épais et les gros yeux des personnages étaient d’excellentes choses pour la vue encore vacillante d’un tout petit.

Il n’y eu jamais un deuxième livre comme Tigre, ce petit tigre. Jamais Antonin n’écouta une autre histoire avec la même patience et la même attention. Aujourd’hui encore, je la lui lis tous les soirs avant le coucher. Il l’écoute sans se lasser, et ne cherche même pas à toucher le livre ! Il regarde, babille, écoute. Il rit aux passages amusants. Je suis stupéfaite.

Quant aux autres livres d’Antonin …

Bien sûr Antonin a d’autres livres : des livres adaptés à son âge, entendez : en carton fort, petit format…

Histoires courtes, thématiques proches de son quotidien de bébé, textures à toucher…

Antonin adore les manipuler, mais il s’impatiente assez vite si j’essaie de lui lire une de ces histoires, pourtant soigneusement choisies. Je comprends bien que pour lui, ce ne sont pour le moment que des objets, fascinants au même titre que l’essoreuse à salade en plastique ou la corbeille de papier à recycler (il faudra que je vous parle de la passion d’Antonin pour le monde des objets domestiques, un de ces quatre).

Mais pour le Damoiseau, Tigre, ce petit tigre est une oeuvre. C’est différent.

Author: ezlathi
• Vendredi, octobre 21st, 2011

Antonin aura dix mois dans quatre jours, et j’avoue avoir eu envie, ces derniers temps, de lui acheter des jouets.

Entendons-nous bien, le Damoiseau ne croule pas sous les présents. Je pense même pouvoir lister la totalité de ses jouets là tout de suite, hop, de mémoire : quelques balles, quelques livres en carton et tissu, quelques peluches bien inutiles pour le moment, une boite à trésors avec trésors, un culbuto, un sac de hochets variés, six cubes en mousse, un petit miroir, des petites bouteilles d’eau colorée

Hé, mais ça fait quand même pas mal d’objets, finalement !

Et puis il y a les favoris.

Il est temps que je parle d’eux.

Quand Antonin eu sept mois, son papa sortit d’un placard un jouet de ce type :

Je me récriais : Ah mais non, c’est trop tôt, il sera bien incapable de mettre les cubes dans les formes appropriées !

Le papa d’Antonin me répondit : Mais ce n’est pas fait pour qu’il y arrive.

Soit. Voyons voir.

Effectivement, Monsieur Fischer-Price-ou-assimilé n’avait certainement pas anticipé la quantité de choses qu’on pouvait faire avec son jeu : la plus passionnante étant d’ôter le couvercle “à trous” de la boite et de le lancer loin derrière soi, puis de se retourner pour évaluer la compétence réalisée. Ou encore, de frapper l’un contre l’autre les petits cubes de différentes formes, après s’être longuement absorbé dans la contemplation de leurs couleurs. Ou bien d’évaluer les angles avec la bouche. Et enfin, tout vider et éparpiller le plus rapidement possible avec de grands gestes et plein de bruit.

Bref ce jeu est un des favoris, et quel que soit l’endroit où je le range, Antonin va le chercher tous les jours.

Le deuxième jeu préféré est bien plus simple : il s’agit d’une boite de lait maternisé en métal, dont on a retiré l’étiquette. C’est un objet superbe, rutilant et sonore comme pas deux. Si en plus vous vous amusez à collectionner pour votre bébé les gros bouchons de plastique de toutes les couleurs (type “bouteille de lait”) et que vous les empilez à l’intérieur, c’est l’extase ! Si l’objet est fermé, on peut le frapper, ou le faire rouler et écouter le bruit des bouchons. Si la boîte est ouverte, quel bonheur de la vider et de la remplir (inlassablement).

Bref, nous en étions là depuis pas mal de temps. Antonin évolue de jour en jour, mais ses jouets, eux, ne changent pas. Je me dis alors que j’aimerais lui offrir des choses nouvelles.

Or, ça n’est pas facile, à cet âge : la plupart des jouets proposés sont hors de sa portée. Je pourrais me dire, comme son papa, que ce n’est pas très grave, mais je sais qu’on est toujours tenté de proposer des choses prématurément. Quel sera son intérêt pour ces objets dans quelques mois si il les connaît déjà par cœur (sans s’en être jamais véritablement servi cependant ?).

Je suis partie en quête. J’ai acheté plusieurs choses. Des choses qui ne m’ont pas vraiment satisfaite, d’abord. Et puis la perle.

Le premier objet que j’ai acheté, c’est par un concours de circonstance : l’objet est d’occasion.

Ça s’appelle un circuit de motricité (le nôtre est moins complexe). Verdict : Antonin s’y intéresse, modérément mais sûrement. Il aime faire tourner les perles sur elles-mêmes du bout des doigts et semble regretter qu’elles ne puissent s’ôter de leur tige. Évidemment, il est trop petit pour faire exécuter leur chemin aux perles. C’est un jouet que je range plus souvent que je ne le mets à disposition. S’il fallait lui mettre une note correspondant à l’intérêt pour mon enfant, je dirais 2,5/5.

Ensuite, j’ai craqué sur ce jouet :

Alors, c’est un peu le même scénario que la boîte Fischer Price et ses formes : ce jouet n’est pas de l’âge d’Antonin ! Il ne peut pas enfiler les éléments en bois sur la tige, à plus forte raison dans leur ordre de grandeur. Mais il adore les retirer ! Et les éparpiller. Et les comparer, les soupeser, les frapper les uns contre les autres. Et les confier aux mains de ses parents pour les reprendre aussitôt. 4/5.

Et voilà ce que je lui ai proposé aujourd’hui :

Etc.

Verdict : tout à fait adapté, esthétique et intelligent : 5/5 !

Author: ezlathi
• Mercredi, octobre 05th, 2011

Des vacances, une rentrée, quelques maladies généreusement partagées entre tous les membres de la famille… et nous revoilà, Antonin et moi, pour aborder un grand classique des activités Montessori pour les bébés.

Dès que votre tout-petit est capable de s’asseoir par lui-même, ses mains se libèrent, et c’est le début d’une nouvelle phase d’exploration du monde. Depuis quelques mois qu’Antonin maîtrise cette position, je remarque d’ailleurs qu’il porte beaucoup moins les objets à sa bouche ; il prend beaucoup de temps, par contre, à les retourner, à les contempler, et les faire sonner sur tous les supports disponibles… Un de ses passe-temps favoris (juste derrière “Se dresser debout en prenant appui sur la table basse, le canapé, les guitares, les poubelles, les portes et les jambes des parents !”) consiste à vider et remplir des récipients; c’est dire si les “boîtes aux trésors” correspondent parfaitement à ses intérêts du moment.

Le mode d’emploi est très simple : il s’agit d’investir dans une panière* et d’y déposer quelques objets amoureusement choisis. Les objets, bien évidemment, ne doivent présenter aucun danger pour le bébé. A vous de varier les matières et les sensations (métal, plastique, bois…), ou au contraire de faire des boites thématiques (objets de la nature, objets rugueux, objets oranges, objets sonores…). L’important est d’être imaginatif et de bien observer les réactions de l’enfant : certains objets le laisseront complètement froid (réessayer plus tard !), d’autres le raviront (à proposer souvent !).

Les objets préférés d’Antonin, pour le moment, sont :

- Une petite natte en bambou qui sert à rouler des sushis.

- Un assortiment de jolis bols à riz japonais en bois incassables.

- Deux petites boîtes en bois de cannelle odorant (qui, hélas, se sont, elles, révélées cassables).

- Deux bandes fluorescentes jaunes que l’on fixe autour des chevilles pour faire du vélo la nuit.

- Un mètre en ruban.

- Un minuscule ballon de baudruche (très peu gonflé pour éviter l’éclatement).

- Tous les prospectus et papiers dont les parents ne veulent pas (avec une préférence marquée pour les “livres” dont on peut tourner les pages : petits catalogues publicitaires, programmes de théâtre périmés etc.).

- Des feuilles de Sopalin ou des mouchoirs en papier à déchiqueter (pas écolo du tout, j’en conviens…).

Et puisque j’aborde le sujet, je me permets de vous présenter la boite à trésor de Sasha, un adorable petit garçon de l’âge d’Antonin, dont les Mamans Montessoriennes se sont rencontrées par l’entremise de ce blog  ! Bonjour Alexandra ;)

Quand la Maman a pris ces photos, Sasha ne s’asseyait pas encore ; Alexandra a collecté soigneusement plusieurs objets en pensant particulièrement à lui. Voici le résultat, qui vous donnera peut-être des idées :

Dans ce joli panier, Sasha trouvera : des pommes de pin, des noyaux d’avocat, des cuillères en bois, des pots en verre contenant du riz et des haricots rouges, des pelotes de laines (dont le destin étaient de devenir pompons), un foulard de soie, des rubans de satin et de velours, et la dernière trouvaille dont Alexandra est particulièrement fière : un épi de maïs ! Alexandra cherchait aussi, à l’époque, un joli morceau de bois (branche morte dont on a retiré l’écorce), je lui souhaite de l’avoir trouvé !

Et pour tenter d’être complète sur le sujet, je me permets de citer le très bon livre pratique de Tim Seldin (Éveiller, épanouir, encourager son enfant, la pédagogie Montessori à la maison), qui classe les objets à proposer selon leur matériaux. Voici les autres idées qu’il propose :

- Métal : clochettes, cuillères, petit fouet de cuisine, bonde d’évier avec sa chaîne (goutée et approuvée par Antonin, mais attention : achetez-en une neuve pour votre bébé !).

- Nature : plumes, gros galets, coquillages, éponges (encore plus intéressantes si elles sont double face rugueuse et douce, mais à proposer neuve et bio si possible, et à faire bouillir avant de présenter car elles sont imprégnées de produits chimiques pour rester souples dans leur emballage ! Je sais : j’ai goûté ! BEURK !).

- Bois : œufs en bois, pinceau à patisserie, pinces à linge, pièces de jeux de construction, brosse à chaussure (neuve et propre…).

- Verre : coquetier, pots à épices, salières, petits presse-papiers, grosses perles enfilées.

- Tissu et cuir : petit porte-monnaie, porte-clé (avec quelques clefs accrochées, succès assuré !).

ET VOUS, QUE METTEZ-VOUS DANS VOS BOITES A TRÉSOR ?

* Pendant que vous y êtes, investissez dans UN GRAND NOMBRE de panières : elles permettent de ranger les jouets, de plus en plus nombreux, de l’enfant. Il y aura ainsi la boite pour les balles et ballons, la boîte pour les livres, celle pour les petites peluches, celles des cubes… que sais-je. Si possible, le tout est à disposer à portée de l’enfant sur de petites étagères (en organisant un roulement si la place manque). Cette “catégorisation” des objets favorise d’une part l’envie de se servir des objets si bien présentés (et donc l’autonomie), d’autre part la capacité à abstraire et à subsumer (pardon pour les mots barbares !) grâce au fameux “esprit absorbant” qui s’imprègne de l’ordre environnant.

Author: Murielle
• Samedi, octobre 01st, 2011

BBG les aime beaucoup et nous aussi. On a rangé pas mal de livres récemment, car quand en lit énormément au bout d’un moment on a besoin de renouveler ! Vive les bibliothèques !

Author: ezlathi
• Mercredi, août 03rd, 2011

Je vous l’accorde, les “fourre-tout” ne sont pas très montessoriens…

Mais comme nous partons en vacances pour quelques semaines, je post à la hâte les derniers exploits en date :

Des coussins et des gadins !

Non, non, cette photo ne représente pas un exploit d’Antonin, mais bien un des miens : c’était la première fois ce jour-là que j’étais assez détendue et confiante, alors qu’Antonin s’asseyait, pour me dire : “Tiens, et si je prenais une photo ?”. Remarquez quand même l’accumulation de coussins disposés sur le sol par une main inquiète…

Je ne compte plus les chutes d’Antonin. Il tombe de sa propre hauteur, alors, j’essaie de me dire que ça n’est pas bien grave, mais à chaque fois que j’entends des BOUM résonner sur le parquet de sa chambre, les mots “TRAUMATISME CRÂNIEN” clignotent en rouge devant mes yeux soudain brûlants.

Et il se débrouille toujours pour tomber là où il n’y a pas de coussins, bien évidemment… :(

La semaine dernière fut aussi consacrée à faire un sort à mon aménagement-matelas :

Vaincre l'Everest

Vaincre l'Everest

Et aussitôt là-haut :

Hop ! Le V de la Victoire !

Hop ! Le V de la Victoire !

Et Maman a eu du travail également : j’ai monté huits gros cubes qui remplacent à présent la petite bibliothèque dans la chambre d’Antonin, trop instable maintenant qu’il cherche des appuis. Antonin a adoré passer et repasser dans les cubes pendant leur construction, ce qui m’a beaucoup fait rire… et a passablement nuit à mon rendement, mais bon…

Et voici donc le résultat :

Bonnes vacances à tous ! ;)

Author: ezlathi
• Mardi, juillet 26th, 2011

Antonin a eu 7 mois hier, et voici sa position préférée en ce moment :

Yogi

Ça ne vous dit rien ?

Ah ben oui, voilà !!

Author: ezlathi
• Mardi, juillet 19th, 2011

Lundi 11 juillet, Antonin a trouvé comment ramper de façon efficace … et ses parents ont improvisé une barrière de sécurité à la porte de sa chambre. Bien sûr, il lui reste à acquérir de la force et de l’adresse, mais le mouvement est là : “J’appuie sur mes avants-bras et je pousse avec mes pieds. Han !”

On fait avec ce qu'on a ... Ici, un ampli !

On fait avec ce qu'on a ... Ici, un ampli !

Mardi 12 juillet au soir, Antonin s’est brièvement assis en trépied (pour de vrai, cette fois).

Mercredi 13 juillet, le matin, nous constations la percée de sa première incisive !

Le même jour, vers 10h, alors qu’il était dans sa position “Quatre pattes statique”, Antonin a levé le bras droit haut, haut, haut ! A trois pattes, le Damoiseau (ravi) !

Le même jour, au café des enfants, je constate soudain que mon fiston est assis …mais oui, assis, sans appui des mains, jambes bien étalées et écartées devant lui ! Ouah ! A peine ai-je eu le temps de réaliser, que je vois le Damoiseau basculer lentement en arrière, s’écrouler sur des coussins … et se mettre à pleurnicher, horriblement vexé !

Les espaces moletonnés sont propices aux prises de risque !

Les espaces moletonnés sont propices aux prises de risque !

Jeudi 14 juillet, Antonin a visité sa chambre en détail. Il est allé visiter tous les recoins encore inexplorés et nous fûmes bien contents d’avoir anticiper en bloquant sa porte !

Le reste de la semaine fut consacré à réviser tous ces précieux acquis : le trois pattes, l’exploration libre, le trépied …

Mais Antonin n’a pas encore réitéré de tentative pour s’assoir sans appui ! A bien y réfléchir, il ne se sent pas tout à fait prêt … C’est encore petit, 6 mois et demi !

Author: ezlathi
• Mardi, juillet 12th, 2011

Antonin m’apprend beaucoup de choses, à moi, sa maman.

Il m’a montré par exemple à quel point on peut être tenace, déterminé, concentré, et ce dès la naissance.

Je me souviens que tout petit, il fixait certains objets avec une attention extrême, et on sentait bien qu’il aurait été préjudiciable de le déranger. C’était parfois un peu fatiguant quand il fallait rester des quarts d’heures entiers devant un poster ou une fenêtre avec le petit dans les bras, mais que voulez-vous, être parent n’est pas de tout repos !

Aujourd’hui, Antonin n’a plus besoin de nos bras s’il veut se plonger dans une contemplation, puisqu’il voit parfaitement de loin ; par contre, il en a encore besoin s’il veut attraper un objet haut-placé ou faire le tour de l’appartement : c’est le cas tous les matins au réveil ! (Des fois que le monde se serait évaporé pendant la nuit, on ne sait jamais !) Alors je le promène lentement de pièce en pièce en baillant, tandis que lui, yeux bien ouverts, tourne la tête de tous les côtés pour vérifier que chaque chose est à sa place.

Chaque minute est l’occasion d’une exploration, d’un apprentissage, voire d’un défi.

Un petit exemple en image :

Ce panier est placé (délibérément, par une mère perverse) un petit peu haut pour un Damoiseau qui ne sait pas s’asseoir … Cette hauteur même le rend très intéressant, n’est-ce pas ?

A force de patience, Antonin a réussi à faire pivoter le panier. Je vois bien ce que le Damoiseau aimerait faire, mais tout de même, en plus d’être haut-perché, ce panier est très stable. (Et en plus d’être perverse, je suis sceptique).

BOUM ! Grattouillé, poussé, agrippé, le panier est tombé ! Antonin reste saisi un quart de seconde, et se rue à nouveau sur l’objet, maintenant à sa portée : sa tâche n’est apparemment pas terminée …

Antonin a fait basculer le panier : il voulait donc les petits jouets qu’il contient ??

Pas du tout ! Ce qui l’intrigue depuis le début, c’est la profondeur. Il va donc expérimenter le “dedans-dehors” en plongeant sa main dans le panier et en la retirant, et ce jeu va durer de longues minutes ! Après quoi, il s’en désintéressera (et entreprendra de manipuler un livre en carton épais).

Et moi, je ne peux m’empêcher de me dire qu’il est souvent difficile, pour un parent, de ravaler sa bienveillance protectrice pour permettre à son enfant d’aller jusqu’au bout de ce genre d’expérimentation. Que c’est difficile de ne pas leur éviter des risques (réels d’ailleurs) :

“Tu risques de te cogner la tête contre les étagères à te cambrer comme cela, le panier va te tomber sur le nez, quelques brins d’osier durs dépassent et vont t’écorcher … Alors, arrête !”

Même si notre cœur bat à tout rompre, laissons les bébés poursuivre leurs buts, il sont déterminants pour leur construction de Sujet !

Et tenons-nous prêts à consoler en cas de petits bobos !

Author: ezlathi
• Lundi, juillet 11th, 2011

Quand on ne se préoccupe que des besoins de l’enfant de 6 mois et demi pour aménager sa chambre, il en résulte un petit côté monacal que j’aime bien …

De quoi a besoin Antonin en ce moment ? De quelques objets bien choisis pour exercer ses sens, et surtout d’espace pour s’entraîner à ramper ! Le but est alors de lui offrir un espace sécurisé, dégagé … et propre ! Exit le joli rocking-chair depuis que le petit s’est coincé les doigts dessous en jouant à le faire basculer ! Et allez, les parents, on se relaie pour passer l’aspirateur une fois par jour ! (et même sous le lit, hein, car les explorations du petit rampeur ne connaissent pas de limites).

La chambre d’Antonin est loin d’être une chambre de magasine ! D’ailleurs si j’en avais le courage et le temps, je repeindrais bien les murs en blanc, car ils sont recouverts d’un papier rosé un peu fatigué.

Chambre

Mais au final, c’est une pièce où nous aimons beaucoup vivre, Antonin (n’est-ce pas le plus important ?) mais aussi, nous, ses parents !

Faisons ensemble le tour du propriétaire :

  • La tablette près du lit a été chinée dans une vente d’objets de puériculture organisée par l’association de mon quartier (3 euros). Je l’ai repeinte en blanc (elle était un peu trop bariolée à mon goût) et accrochée à hauteur d’enfant. Même si Antonin ne se met pas encore debout, c’est finalement une hauteur très pratique lorsqu’on est assis par terre ! Elle servira plus tard de porte-manteaux pour enfants dans l’entrée, mais pour le moment nous y accrochons chapeaux et bavoirs.
  • Le traditionnel lit à barreaux, dans lequel mon mari dormait quand il était bébé ! Le grand-père d’Antonin l’a complètement remis à neuf et je dois avouer qu’il est magnifique. Nous avons juste eu à racheter un matelas neuf de qualité. Mais je pense que l’ensemble ne servira pas très longtemps : je brûle de dégoter un futon et d’installer Antonin par terre sur un tatami ! Nous n’utilisons ni couverture, ni couette, ni oreiller : Antonin dort dans une gigoteuse, plus ou moins chaude selon la saison (à manches très molletonnée en hiver, sans manche moins molletonnée en mi-saison, et en coton léger pour l’été). Néanmoins, nous lui en mettons toujours une, sans quoi nous le retrouvons vraiment sens dessus dessous, emmêlé dans les barreaux de son lit ! Remarquez qu’au dessus de son lit, de façon à ce qu’il puisse bien les voir, j’ai accroché trois reproductions d’œuvres de maîtres. Saurez-vous les reconnaître ? ;)

  • Sous le lit, il y a un panier dans lequel je range les vêtements d’Antonin.
  • La fenêtre est agrémentée de deux rideaux (pas du tout coordonnés mais tant pis) : un occultant pour le soir et les siestes, un transparent pour les heures où le soleil donne dans la chambre.
Attraper le rideau … c’est haut !
  • Il y a aussi, accrochés à la tringle à rideaux, une guirlande en joli papier rouge et un carillon que je fais sonner au moment du rituel du coucher.

  • L’espace-jeu se compose de deux plaids pliés et superposés surmontés d’un petit tapis d’éveil, cadeau de ma Maman, chiné aux Emmaüs pour quelques euros. Je dois avouer que c’est le genre d’objet qui me rendait un peu sceptique (et que ce nom m’énerve ! “Tapis d’éveil” !! Comme si un tapis pouvait éveiller un bébé !) mais Antonin l’aime beaucoup, et c’est le principal. Cette ère se complète de deux gros coussins autant pour Antonin, qui un jour aura sans doute l’idée de les escalader, que pour ses parents : j’aime me vautrer par terre avec un bon bouquin en observant mon petit du coin de l’œil ! J’y mets aussi le matelas du lit d’Antonin quelques heures tous les jours (pour l’instant, il y appuie ses avant-bras mais n’essaie pas d’y monter).
Espace jeux

Espace jeux

  • Une bibliothèque (donnée par des amis lors d’un de leur déménagement) qui sert d’étagère pour les jouets d’Antonin : j’aime beaucoup cette organisation parce que tous les jouets sont disponibles et visibles. Les étagères du bas touchent le sol, ce qui permet au Damoiseau de se servir en rampant !

  • Un objet très important est le radiateur : l’instrument de musique préféré du Damoiseau qui ne manque pas de le taper du plat de la main chaque jour de longues minutes !
Faire des percussions
Faire des percussions
  • Un grand panier en rotin contient des vêtements trop grands pour la saison prochaine, des draps, des serviettes de toilette sur lesquelles joue Antonin quand je le laisse tout nu  …

Et voilà ! Quand on y fait attention, il n’y a que très peu de choses par terre, et Antonin peut accéder librement à tous les espaces : il se faufile sous son lit, il en extrait le panier qui est en dessous etc. Nous-mêmes sommes par terre quand nous sommes dans sa chambre !

Il est plus facile de se faufiler sous le lit que d'en sortir ...
Il est plus facile de se faufiler sous le lit que d’en sortir …

Bien sûr, c’est un espace qui va évoluer énormément dans les semaines à venir … Je vous tiendrais au courant des aménagements futurs !

PS : Alors, je la repeins, cette chambre, ou pas ? Qu’en pensez-vous ?

Author: ezlathi
• Jeudi, juin 30th, 2011

Lundi dernier, Antonin et moi sommes allés chez la pédiatre pour la visite d’examen mensuelle.

Je suis toujours fascinée par les mesures que l’on opère à cette occasion : mesure de la taille, mesure du tour du crâne (pour évaluer la croissance du cerveau ???), pesée, décompte du nombre de repas, du nombre de millilitres ingurgités par repas, décompte du nombre de siestes par jour, du nombre de nuits sans réveil effectuées chaque semaine … Finalement, qu’est-ce que tout cela nous dit sur le bébé ? Pas grand chose, n’est-ce pas ….

Et puis il y a le temps du questionnaire sur les capacités de l’enfant, car évidemment, ce n’est pas face à cette grande dame en blanc que la prunelle de nos yeux dévoile toutes ses neuves capacités. Lundi, j’ai donc eu droit aux questions suivantes :

“Et les mots ?”

LES MOTS ? ou peut-être “les maux” ? Je n’ai pas bien compris, là …

“Nan, mais est-ce qu’il parle ?”

PARLER ? Mais, il vient d’avoir 6 mois, ma bonne dame ! Je veux bien que certains enfants soient hyper-précoces, qu’on me fasse sentir à la moindre occasion que le  mien n’est pas dans les normes, mais tout de même ! Je ne connaît aucun enfant qui parle à 6 mois, moi !

“Nan, mais bon, quels sons produit-il ?”

Ah, désolée, mais je ne tiens pas un carnet des phonèmes produits par mon enfant :

“Lundi : ADADA ; Mardi : Je crois qu’il a fait “on” mais c’était peut-être “an” ; Mercredi : “MMMMM”, clairement perçu. Serait-ce le début de MMMMaman ? Très certainement. Il ne va quand même pas me faire le coup de commencer par un autre mot, ce cher ange … etc.”

Non mais franchement.

Deuxième question : “Est-ce qu’il s’assoit ?”

Ah, chouette, celle-là je sais répondre : “Non”.

“NON ?”

“Ben non, il ne s’assoit pas.”

“Nous allons voir ça.”

Alors, le médecin a pris le bébé, et l’a mis elle-même dans cette position-là :

Elle l’a lâché. Antonin a eu l’air un peu inquiet, et s’est bien gardé de bouger : pas fou, le bébé. C’est une position qu’il ne maîtrise pas, il ne sait pas y entrer, il ne sait pas en sortir.

“Si je bouge, je me casse la binette dans un gouffre sans fond”, semblait-il dire, concentré et apeuré.

Le médecin fut fort satisfaite et écrivit sur son carnet : “S’ASSOIT EN TREPIED“.

(”En trépied”, ça veut dire qu’on oblige les bébés à prendre des positions inconfortables pour lesquels ils ne sont pas prêts.)

Nous sommes ensuite rentrés à la maison, avec cette vague impression d’avoir passé un examen (mention passable de justesse) et contents d’être tranquilles pour un mois.

Deux heures plus tard, Antonin faisait ça :

Non, mais est-ce que j'ai un tête de trépied ?

Non, mais est-ce que j'ai une tête de trépied ?

Ce n’était pas dans le but d’avancer, non mais euh, encore une idée de médecin, ça ! Non, c’était juste pour prendre un peu de hauteur. Sur le coup, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir peur, mais il est resté comme cela quelques instants, puis s’est laissé retomber très souplement. Pendant deux jours, il n’a pris cette position que sur des espaces mous (son lit, notre lit), et depuis hier, il s’y entraîne au sol, avec beaucoup de succès.

Un beau pied de nez : elle n’avait pas pensé à poser cette question-là, la doctoresse !