Archive for the Category ◊ ACTIVITÉS PAR ÂGE ◊

Author: ezlathi
• Mardi, avril 17th, 2012

J’ai été fort surprise lorsqu’un ami à moi, deux fois papa, a émis l’idée suivante : “Chez les enfants, tous les apprentissages sont progressifs. Sauf la marche. La marche, c’est soudain. Un jour, ils ne marchent pas, et le lendemain, boum !, c’est acquis.”

Ah ? Je ne sais chez vous, mais pour Antonin, cela ne s’est pas du tout passé comme cela. Cela a été, comme tous les apprentissages effectivement, extrêmement progressif.

Le premier “pas“, si j’ose dire, a d’ailleurs sans doute commencé lorsqu’il s’est mis à marcher à quatre pattes, développant ainsi sa musculature. Un jour, il s’est dressé debout avec appui. Et du même coup, a commencé son apprentissage de la chute (il est très important de savoir tomber avant de savoir marcher, non ?). Puis, par jeu, il a lâché ces appuis pour se laisser tomber dans de grands éclats de rire. Plus tard, il s’est exercé à se mettre debout sans appui ; c’était difficile mais amusant. Et dans le même temps, rester immobile, sur place, sans appui, c’était intéressant aussi. Parallèlement, l’exploration de la maison continuait. Antonin marchait de plus en plus vite, de plus en plus souplement, en s’appuyant sur tout ce qu’il trouvait. Et tant mieux si c’était varié (en hauteur, en densité…). Est arrivée l’impérative activité des transport d’objets, absolument nécessaire pour le repérage dans l’espace, et que le damoiseau allait répéter inlassablement : je déménage mes bouteilles d’eau colorée de mon étagère au canapé, puis du canapé à mon étagère, et ce, des dizaines de fois sans me lasser. Oui, mais cela suppose de ne prendre appui qu’avec une main… Et puis parfois, on ne prend plus appui du tout, l’espace d’un pas ou deux… Un jour, il a appris  à escalader (monter et descendre) et à monter les escaliers à quatre pattes… Et il jouait, un peu parce qu’il voyait bien que cela faisait plaisir aux adultes, à faire 2 ou 3 pas sans tomber… puis 7 ou 8 pas sans tomber…

Moi, pendant tous ces mois, j’observais, et je trouvais cette progression plus rigoureuse que si un éminent professeur l’avait construite !

Bien sûr, comme tous les parents, j’attendais avec émotion le moment où mon fils allait se transformer en petit bipède : c’est indubitablement samedi dernier que tout a commencé. Car ce samedi 14 avril, Antonin a été pris d’une véritable frénésie de marche. Plus question de faire plaisir à Papa et Maman, il s’agit cette fois d’un véritable élan vital. Voilà maintenant 3 jours qu’il arpente l’appartement dans tous les sens, avec une fierté et une obstination sans égales. Oui, bien sûr, il y a encore quelques chutes, mais il se relève instantannément, et choisit de plus en plus spontanément ce mode de déplacement plutôt que le quatre pattes.

“Grâce à son premier pas, l’enfant parvient à un niveau plus élevé. Si nous l’observons à ce moment-là, nous voyons qu’il a tendance à atteindre un degré supérieur d’indépendance. Il désire agir selon sa propre volonté, c’est-à-dire qu’il veut transporter les objets, s’habiller, se déshabiller seul, manger par lui-même, etc… et ce n’est pas l’effet de nos suggestions qui le stimulent. Il a en lui une impulsion vitale.” (L’Esprit absorbant, chap. “La conquête de l’indépendance”, Maria Montessori).

C’est un moment extrêment émouvant pour nous autres parents. On sent bien que plus rien ne sera comme avant, que le bébé est en train de devenir petit garçon. D’ailleurs, soudain, il ne ressemble plus vraiment à un bébé.

C’est en tout cas une nouvelle occasion de repenser les aménagements que nous offrons à notre enfant. Voici quelques idées de ce que l’on peut faire pour un enfant marcheur :

1. Si ce n’est déjà fait, lui proposer une étagère à sa taille pour ranger ses jouets.

2. Investir dans une petite chaise et une petite table, qui peuvent se trouver aussi bien dans la cuisine, dans le salon ou dans la chambre de l’enfant selon la place dont vous disposez. Rien ne vous empêche d’avoir une petite table dans chacune de ces pièces, d’ailleurs ! Elles se révèleront bien pratiques pour dessiner, faire de la pâte à modeler ou manger dans quelques semaines. En attendant, l’enfant apprend à s’assoir, les déplace, les escalade… bref, il se les approprie.

3. Commencer à réfléchir à l’espace “toilette” dans la salle de bain, qui doit être bien accessible, et pourvu des accessoires nécessaires à l’autonomie. Je réalise en ce moment que l’escabeau dont Antonin se sert pour accéder à notre lavabo n’est pas sûr : le Damoiseau est trop petit pour, à la fois, se plonger dans l’activité avec concentration et gérer son équilibre. Je songe donc à tout réorganiser… Je vous tiens au courant ; cela se fera progressivement, disons dans les deux mois à venir. Si vous avez des suggestions, je prends !

Author: ezlathi
• Jeudi, avril 12th, 2012

Chouette, un week-end pascal de trois jours !

Mais zut, le temps fut plutôt au froid, au vent et à la pluie…

Depuis qu’Antonin ne fait plus qu’une seule sieste l’après-midi, son papa et moi avons pris l’habitude, lorsque nous n’avons rien d’autre à faire le week-end, de visiter une exposition le dimanche matin. Il n’y a pas trop de monde, Antonin est très sage à cette heure ; nous mangeons dans un petit snack en ville sur le retour et sommes à la maison à temps pour la sieste du Damoiseau (et de sa maman). L’après-midi s’écoule tranquillement (comme un dimanche, quoi), mais nous avons tout de même l’impression d’avoir eu une journée bien remplie. Profitons-en, car, bientôt, quand la Damoiselle sera là, ce sera plus difficile !

Ce dimanche, nous avons donc dirigé nos pas vers le musée de Grenoble pour visiter l’exposition “Die Brücke“. Le terme désigne un mouvement d’avant-garde allemand : connaissiez-vous ? Moi non, peut-être parce qu’au tout début du XX e siècle, les relations étaient glaciales entre la France et l’Allemagne… cela ne facilite pas la connaissance mutuelle ! “Die Brücke” signifie “le pont” : les jeunes gens qui composent ce mouvement ont tiré leur nom d’une citation de Nietzsche (Ainsi parlait Zaratoustra, 1885) que je trouve franchement intéressante :

” Ce qu’il y a de plus grand dans l’homme, c’est qu’il est un pont et non un but.”

(C’est beau, non ?) :D

Affiche de l'expo, d'après "L'artiste Marcella", de Ernst Ludwig Kirchner, 1920.

Affiche de l'expo, d'après "L'artiste Marcella", de Ernst Ludwig Kirchner, 1920.

C’est un mouvement qui gagne à être connu, et particulièrement agréable à découvrir au printemps : en effet, tout n’est que joie de vivre, sentiment de liberté, retour à la nature, simplicité des formes, éclats des couleurs… Antonin a dû le percevoir parfaitement, car il fut d’humeur charmante tout au long de cette longue expo de 130 oeuvres ! Il roucoula de jolies choses à toutes les dames et à bien des messieurs, fut fort intéressé de rencontrer un bébé plus petit que lui dans sa poussette et de caresser le renard en peluche qu’une petite fille lui a gentiment proposé !  Et si nous n’avons pu visiter à notre rythme les deux dernières salles, c’est bien parce que moi je fléchissais (un musée sans siège, merci pour les femmes enceintes, les personnes âgées, handicapées… et les autres !), mais pas lui ! D’ailleurs, ce n’est pas si grave, la fin de l’exposition étant consacrée aux dernières années du mouvement, bien plus sombres en raison de l’exode berlinois de tous ces joyeux campagnards, et de leur enrôlement sur les fronts de la Première guerre mondiale… Nous resterons sur une impression de bonne humeur !

Voici quelques-unes des oeuvres exposées pour le plaisir de vos pupilles :

"Nature morte aux fleurs", Cuno Amiet, 1908.

"Nature morte aux fleurs", Cuno Amiet, 1908.

"Les troncs blancs blancs", Emil Nolde, 1908.

"Les troncs blancs", Emil Nolde, 1908.

"Jeune homme et fille", Erich Heckel, 1909.

"Jeune homme et fille", Erich Heckel, 1909.

"Midi sur la lande de Dangaster", Karl Schmidt-Rottluff, 1908.

"Midi sur la lande de Dangaster", Karl Schmidt-Rottluff, 1908.

"Femme nue allongée", Max Pechstein, 1911.

"Femme nue allongée", Max Pechstein, 1911.

Pour Antonin, le reste du week-end fut activement mis à profit pour passer maître dans sa nouvelle acquisition : l’escalade ! (et oui, on n’est pas un petit montagnard pour rien…)

Tout d’abord, savoir monter sur l’escabeau :

Cela permet d’accéder non seulement aux fenêtres pour regarder le paysage, mais aussi au lavabo de la salle de bain, en toute autonomie :

... pour se laver les mains ...

... pour se laver les mains ...

... ou les dents !

... ou les dents !

La méthode a pu être élargie à tout ce qu’il peut être intéressant à escalader dans un appartement :

D'ici, on peut accéder...

D'ici, on peut accéder...

... au matériel d'art plastique des grandes personnes !

... au matériel d'arts plastiques des grandes personnes !

Et d'ici, c'est encore mieux..

Et d'ici, c'est encore mieux...

... la réserve de tétines interdites !

... la réserve de tétines interdites !

Sans commentaire... Il va sans dire que quelques réaménagements s'imposent..

Sans commentaire... Il va sans dire que quelques réaménagements s'imposent...

Enfin, que serait un week-end pascal sans dégustation de chocolat ? Pour la première fois, Antonin gouta (je devrais dire “dévora”) deux carrés de chocolats noir à 70%.

Vivement l'année prochaine et sa chasse aux oeufs !

Vivement l'année prochaine et sa chasse aux oeufs !

Author: Murielle
• Mercredi, avril 11th, 2012

Ce terme est dans le dictionnaire français depuis quelques années.

Contraire de la maltraitance, la bientraitance définit l’ensemble des attitudes bienveillantes envers une personne (voire un animal). Cela tombe bien pour le bébé qui est une personne, bien avant sa naissance, n’est-ce pas ? Puisqu’on lui donne un prénom (cf les derniers articles de ce blog).

Maria Montessori aurait apprécié connaître le travail remarquable de nombreuses institutions et individus dans le domaine de la bientraitance appliquée dès la naissance.

En effet qui mérite plus que le bébé de la bientraitance ? Ce petit être embryonnaire vit une 2ème période embryonnaires dès sa naissance, comme l’explique Maria Montessori. A nous adultes (pas seulement parents) de bien le comprendre et de nous préparer à donner durant ces quelques semaines le meilleur de nous-mêmes pour leur bien-être.

Si vous voulez en savoir plus, la bibliographie française sur ce sujet est fournie; consultez la fiche wikipédia sur le mot “bientraitance”.

source : larousse.fr

Author: ezlathi
• Mardi, avril 10th, 2012

Bien sûr, Antonin le sait. Il l’a même su avant moi.

Bien sûr, nous en parlons. Peut-être pas assez. Peut-être mal. Et puis, ce serait certainement se donner beaucoup de pouvoir que de croire que l’enfant accepte immédiatement ce qu’on lui explique. En tout cas, pour Antonin, il y a encore tout un travail de compréhension et d’acceptation à faire. Mais n’est-il pas en face du mystère le plus profond, qui fascine (et donc effraie) l’humanité depuis ses origines ?

C’est Antonin seul qui pourra dépasser ses craintes par rapport à la naissance de sa petite soeur. Tout ce que nous pouvons faire est de multiplier les outils dont il puisse se saisir pour ce faire.

La littérature enfantine :

Je pense que le premier reflexe des parents, dans cette situation, est de faire une recherche sur la littérature existant sur le sujet. Il y a des choses pour les enfants même très petits. Il ne coûte rien de les lui lire. Je crois sincéremment que la littérature s’adresse directement à l’inconscient et que, même à 15 mois, les messages passent. Il s’agit ensuite pour l’adulte de saisir les réactions subtiles venant du bébé et montrant qu’il apprécie particulièrement tel ouvrage (signe, peut-être, qu’il lui “parle”). Et alors, il ne faut pas hésiter à lire et à relire ! Les tout-petits (et les moins petits) aiment la répétition !

Voici ma sélection pour Antonin :

famillegribouillis

La famille Gribouillis, d’Edouard Manceau, Milan jeunesse, janvier 2009. Il s’agit d’un véritable coup de coeur. Un petit livre simple, aux illustrations archi-simples, pour répondre à la délicate question “Comment fait-on les bébés ?”. C’est plein d’humour et de malice, avec un petit format carré cartonné bien solide pour les tout-petits, et de larges volets à soulever. Antonin l’écoute avec beaucoup d’attention et de bonne humeur.

Quand j’étais dans le ventre de ma mère, Didier Lévy et Yves Got, Albin Michel Jeunesse, 1998. Didier Lévy est l’auteur de la série des Cajou que vous connaissez peut-être. Moins connus, mais à mon sens plus savoureux : Petit Tom et la tata qui pique ou Mon doudou. Yves Got a, quant à lui, illustré et écrit la série des Didou. Autant dire qu’il s’agit de deux grands pontes de la littérature adressée aux tout-petits ! Franchement, cet album est magnifique par le texte, un vrai poème ! Mais je suis moins convaincue par les illustrations, caractéristiques de leur auteur, avec de gros traits en contours et des aplats qui, à mon sens, menacent l’équilibre des compositions. Je ne parlerai pas du fait qu’il s’agisse d’oursons, vous connaissez la position de Maria Montessori sur le sujet ! L’histoire n’aurait rien perdu (y aurait gagné ?) s’il s’était agit d’une famille d’humains. Je pensais du moins que les illustrations allaient plaire à Antonin, mais elles ne semblent pas assez contrastées à son goût… C’est néanmoins une très belle lecture que je recommande !

Un tout petit pois, Stéphane Servant, Rue du monde, coll. “Pas comme les autres”, avril 2009. Encore un coup de coeur, et non des moindres. J’aime cet auteur, que je ne connais néanmoins que par cet album. Tout y est pour me plaire, bien que le sujet soit peut-être un peu plus éloigné de celui qui nous occupe : les illustrations épurées jusqu’au symbolisme, l’écriture simple et profonde (philosophique : il s’agit de l’élargissement de l’espace au fur et à mesure que l’enfant grandit, du ventre de sa mère au ventre de l’univers). Je suis persuadée que ce type d’approche parle aux tout-petits malgré leur complexité. Néanmoins, le texte reste un peu long, et Antonin a des difficultés à rester attentif jusqu’au bout. A reproposer plus tard !

Une petite soeur pour Fenouil, Brigitte Weninger et Eve Tharlet, traduction de Géraldine Elschner, NordSud, coll. “Les p’tits NordSud”, réédition de février 2011. Bon, dans le genre, ce n’est peut-être pas un chef-d’oeuvre. J’ai acheté ce livre parce qu’il traite directement du fait de devenir grand frère (il en existe d’autres, évidemment) ; les illustrations sont mignonnes sans être géniales, le texte un peu consensuel (mais j’aime quand même le dialogue de la dernière page). Un atout de ce livre : il est complètement cartonné bien que visant un public un peu plus grand que les moins de un an. Antonin peut donc le manipuler à sa guise et semble beaucoup l’apprécier.

Les imagiers de bébés :

Ici, il est question d’un imagier des bébés qui rencontre beaucoup de succès auprès des… bébés !

Le deuxième “outil” que j’ai donc mis à disposition d’Antonin est une série de photos de bébés trouvées sur Internet (en essayant de ne pas choisir de photos “stéréotypées” de bébés de pub’), plastifiées, et auxquelles j’ai mêlée quelques photos de lui depuis l’été dernier jusqu’à cet hiver. Quand la Damoiselle sera née, j’y adjoindrai quelques photos d’elle également.

Verdicts :

- Je suis très intéressée de constater qu’Antonin ne se reconnait pas lui-même sur les photos… Du moins, je n’en ai pas l’impression..

- Il adore manipuler ses cartes, mais surtout pour les ranger et les déranger. Dès que je propose à Antonin un nouvel objet, je lui propose du même coup de quoi le ranger. Ainsi, ses photos de Bébés se présentent dans une petite barquette en plastique vert. Antonin a tant et si bien associé les deux qu’il passe son temps à vider et remplir la barquette avec les cartes ! Sans compter que la texture plastifiée et souple lui plait fort. Il regarde les photoraphies, tout de même. Et tend l’oreille quand je lui explique que l’on voit “des bébés” et que dans mon ventre aussi, “il y a un bébé”. Mais comment savoir le chemin intérieur que prennent mes mots dans son esprit ? De toute façon, il est dans une phase tellement motrice (remplir et vider, empiler, emboiter, transvaser, escalader) que je me dis qu’il ne peut pas aussi passer de longues minutes à contempler des visages et à méditer sur le mystère des origines. Un apprentissage à la fois !

La poupée :

Il y a un mois de cela, ma Maman a offert à Antonin sa première poupée. Une poupée noire, parce que ça vaut toutes les “leçons” anti-racistes du monde. Elle est agréable au toucher, et Antonin ne se prive pas de la câliner (et de triturer ses paupières mobiles, qui l’intriguent beaucoup).

J’encourage Antonin à investir sa poupée ces temps-ci. Comme le stade de l’imitation est bien commencé, je me dis que ce sera peut-être pour lui un moyen de participer à la relation que j’aurai avec sa soeur s’il peut m’imiter avec sa poupée… Plus que l’imitation, c’est d’ailleurs l’identification qui est en jeu : Antonin s’identifie à sa poupée (il la traite plus comme une amie que comme “sa fille”) et il s’identifiera aussi au nouveau-né à sa naissance. Françoise Dolto rappelle que si l’aîné “teste” parfois les réactions de ses parents en ayant l’air de vouloir faire du mal au dernier-né, c’est pour avoir la réponse à la question muette : “Me protégiez-vous lorsque j’étais moi-même bébé ? Si oui, protégez ce bébé-là… de moi !”. L’identification est saine et permet de grandir, mais deux types d’identification (une bien réelle et un peu douloureuse avec la Damoiselle, et une autre plus symbolique avec la poupée) valent mieux qu’une, non ?

Le petit bonnet n'arrête pas de glisser... comme les vrais !

Le petit bonnet n'arrête pas de glisser... comme les vrais !

A suivre….

L’installation matérielle :

Le Damoiseau est associé autant que possible aux préparatifs matériels de l’arivée de la petite soeur.

Lorsque j’ai fait le sac pour la maternité, il a joué avec les vêtements de la Damoiselle. C’était d’ailleurs un beau bazar, puisque le jeu consistant surtout à tout déplier au fur et à mesure que je le pliais, à éparpiller ce que je rangeais, etc. Dommage que je n’aie pas pris de photos.

Le couffin qui abritera le nouveau-né est d’ores et déjà exposé dans la pièce à vivre. Antonin a commencé par l’ignorer royalement, puis, brusquement, en fin de semaine dernière, il s’y est longuement intérressé. Il l’a fait glisser par terre et l’a rempli, puis vidé, de ses petites bouteilles d’eau colorée. Mmmm… La chose ne sera pas à faire quand la Damoiselle sera dedans… Si le jeu recommence, je devrai soustraire le couffin pour ne pas qu’Antonin en prenne l’habitude. En attendant de voir, je me dis que c’est par le jeu que l’enfant s’approprie ces objets nouveaux… ?

D’autres installations matérielles sont évidemment à prévoir, dont je vous parlerai bientôt. Nous y allons graduellement, tant pour Antonin que pour nous d’ailleurs !

Author: ezlathi
• Vendredi, avril 06th, 2012

Il y a une chose qui m’effraie vraiment dans la vie des familles modernes, c’est sa frénésie.

Toute la journée, les parents disent qu’ils courrent : lever et toilette de toute la famille, petits déjeuners, départs pour les divers lieux où les êtres humains passent de longues heures de leurs existence (crêche, école, travail…)… Et le soir, c’est peut-être pire : bains, préparation du dîner, exécution des sacro-saints devoirs, dîner, coucher rapide parce que demain tout recommence

Perspective peu divertisante… Je me suis promis d’essayer de lutter contre cette course. Je me doute bien que cela ne sera pas facile, mais pourquoi faisons-nous des enfants, si ce n’est pour tous ces moments essentiels qui, justement, résident ailleurs ? Pour le moment, avec un seul enfant en bas-âge, je savoure !

Aujourd’hui, c’est la journée Nounou. Le Papa d’Antonin emmène le Damoiseau à vélo en partant au travail et j’ai alors la journée pour moi (dormir … !). L’avantage de taille, c’est que, contrairement à moi, mon mari n’a pas à être à son travail à une heure fixe : parfois il y va très très tôt, mais s’il a envie d’une tasse de café supplémentaire certains matins, il peut se l’octroyer avant de partir ; il n’est pas à 5 minutes, quoi.

Ce matin, comme tous les matins, je changeais donc Antonin après une rapide séance de “pot” (qui s’apparente plus à une séance de lecture dans l’esprit du Damoiseau, l’objectif n’étant pas du tout de rendre mon enfant propre dès maintenant, mais surtout de l’habituer à ce drôle d’objet en plastique avant que l’apprentissage sérieux ne commence). Antonin aime être changé debout (ce n’est pas toujours possible, mais bref, passons), en particulier parce qu’il peut ainsi accéder aux étagères sur lesquelles nous rangeons de menus objets de toilette. Ce matin, il s’est emparé avec beaucoup de détermination d’un objet qu’il aime beaucoup, un petit pot rempli de quelques limes en carton, d’un polissoir et de deux pinceaux à maquillage.

Ce n’était pas la première fois, bien sûr. Généralement, il le vide et le remplit debout pendant que je l’habille. Mais aujourd’hui, il a pris le pot dans ses mains et s’est assis tout de go sur le matelas à langer avec un air très affairé. Cela m’a vraiment fait penser à un enfant qui choisit une activité parmi plusieurs dans son étagère Montessori et qui, une fois le matériel empoigné, va s’installer tranquillement pour travailler, avec déjà sur son visage ce petit air concentré qui dit “C’est sérieux !“.

Du coup, j’ai transporté bébé et petit pot dans le salon, les ai posé sur le tapis et je me suis contenté d’observer (et de prendre quelques clichés). Le Papa d’Antonin a bien compris d’importance de cette concentration et de cette répétition, il a empoigné sa guitalélé et a attendu patiemment qu’Antonin se lasse de l’activité.

Un petit coup d'oeil... Oui, Papa te regarde, mon grand !

Un petit coup d'oeil... Oui, Papa te regarde, mon grand !

Et voilà qui fera le lien avec l’article d’hier de LBBleue concernant la découverte du monde par les mains :

Alors, pas touche or not pas touche ? Not pas touche, évidemment !

Alors, pas touche or not pas touche ? Not pas touche, évidemment !

Et seulement après cette petite séance improvisée, Antonin et son Papa se sont préparés tranquillement pour aller chez la nourrice…

Author: LBBleue
• Lundi, avril 02nd, 2012

Ca et là fleurissent sur le web d’excellents articles concernant la pédagogie Montessori appliquée à la maison.

En lisant celui-ci, j’ai eu envie de vous le faire partager  :
http://lesvendredisintellos.com/2011/10/28/cachez-cette-main-que-je-ne-saurais-voir/

Il parle de l’importance de la découverte du monde par les mains, que Maria Montessori a su révéler et qu’il est important d’accompagner chez les petits enfants.

petites mains au travail

petites mains au travail

(NB : utilisation précoce et non “orthodoxe” des blocs de cylindres. Mais ça l’avait bien intéressée dès le plus jeune âge !)

Author: Murielle
• Lundi, avril 02nd, 2012

Aujourd’hui, pensons aux enfants (et adultes) autistes, à leur famille et à tous ceux qui se mobilisent auprès d’eux.

Tout ce qui les touche nous touche.

Maman de BBG

Author: ezlathi
• Lundi, avril 02nd, 2012

Il faut que je vous fasse une confidence : Antonin est accro à la tétine.

C’est là un de mes plus cuisant échec en tant que mère ! Ne riez pas ; j’étais farouchement opposée à la tétine, mais voilà : j’ai eu un bébé têteur. Après avoir hésité quant à lui laisser prendre son pouce ou lui proposer une tétine, j’ai opté pour la seconde solution en me disant que le sevrage serait plus facile.

Je doute bien sûr encore aujourd’hui d’avoir choisi la bonne option. Qu’en pensez-vous ?

Enfin, toujours est-il que pour le sevrage, ce n’est jamais le bon moment. Et là, avec l’arrivée imminente de la petite soeur, nous n’y songeons même pas.

Antonin n’est pas autorisé à avoir sa tétine de jour ; mais parfois, il en déniche une oubliée aux alentours de son lit, et il la garde alors de longs moments… Par contre, il en a besoin pour dormir. Et c’est là que les ennuis commencent, car si le Damoiseau fait de grosses bonnes siestes de 3h sans interruption, il n’en est pas de même la nuit.

Que se passe-t-il donc la nuit ?

Si vous lisez le très bon livre d’Elizabeth Pantley, vous apprendrez qu’un bébé qui se réveille fait l’expérience, comme toute personne, des “éveils brefs” (étapes intermédiaires entre les cycles du sommeil). Mais contrairement aux adultes, ils ne savent pas se rendormir. Ou, dans le cas d’Antonin, il ne sait pas se rendormir sans tétine.

"Un sommeil paisible et sans pleurs"

Titre français :"Un sommeil paisible et sans pleurs"

Elizabeth Pantley propose une solution dans le cas du Damoiseau : elle explique que l’enfant a fait une association entre l’acte de s’endormir et celui de têter, et qu’il s’agit de détruire cette association. Mode d’emploi : lorsque l’enfant se réveille dans la nuit, se lever, lui donner sa tétine, mais au lieu d’aller se recoucher promptement, rester à son chevet. L’observer : lorsqu’il s’endort, lui ôter doucement sa tétine. Il y a de fortes chances pour que cela le réveille. Recommencer : lui rendre sa tétine, et lorsqu’il s’endort, la lui ôter, jusqu’à qu’il s’endorme pour de bon… sans tétine dans la bouche. Recommencer autant de fois que nécessaire.

Vous l’avez compris : c’est une méthode chère en sommeil parental. Et même si il y a tout à y gagner, nous ne nous lançons pas là-dedans à un mois de la venue d’un nouveau bébé, et donc de la fatigue à venir d’un accouchement, de nombreuses nuits blanches, et d’un rythme à retrouver.

Pour le moment, Antonin se réveille donc la nuit. Et nous réveille.

Lorsque je me suis plainte de ce fait à mon mari, car je me sens certains jours vraiment vraiment fatiguée, j’ai été surprise de constater qu’il ne partageait pas ma vision négative et que pour lui “Antonin faisait ses nuits”. En en discutant, nous n’avions pas la même vision d’un même fait. J’ai donc décidé de tenir, pendant 10 jours, le “Journal de nos nuits”, dans lequel j’ai consigné les réveils nocturnes du Damoiseau. Il s’agissait de prendre une photographie de ce qu’était réellement son sommeil sur un temps donné à un moment donné.

Voici donc le “Journal des nuits d’Antonin (et des miennes)”, âgé de 15 mois, sur 10 jours.

Nuit 1 : Je ne parviens à me coucher qu’aux alentour de minuit (c’est très trad pour moi !). Antonin se réveille à 4h30. Je lui donne une tétine, il se rendort aussitôt (et moi aussi).

Nuit 2 : A 23h30, grands pleurs violents, mais brefs. Je n’ai même pas besoin de me lever, le Damoiseau a su se rendormir seul. Par contre, moi, je suis bien réveillée, et pour longtemps. A 1h30, pleurs. Le papa d’Antonin se lève pour lui donner une tétine, Antonin se rendort aussitôt. A 2h30, même manège.

Nuit 3 : Nuit complète sans interruption (11h30 de sommeil non stop).

Nuit 4 : Nuit complète sans interruption (11h30 de sommeil non stop).

Nuit 5 : Réveils à 1h et à 6h ; Antonin se rendort aussitôt après avoir récupéré une tétine.

Nuit 6 : Une interruption autour de 4h : les pleurs sont violents, ce n’est pas habituel. La tétine ne suffit pas à calmer Antonin. Je reste à son chevet 1/4 d’heure en attendant qu’il se rendorme. Le problème, c’est que je venais tout juste de m’endormir moi-même…

Nuit 7 : Nuit complète malgrè un réveil un peu matinal à 6h du matin (10h de sommeil non stop).

Nuit 8 : Nuit complète sans interruption (mais moi, j’ai eu une insomnie jusqu’à 3h…).

Nuit 9 : Un réveil-tétine à 2h du matin.

Nuit 10 : Un réveil-tétine à 2h30 du matin.

CONCLUSION : Et bien ce petit “travail” m’a beaucoup intéressée. Il se dégage que :

- 4 nuits sur 10 sont complètes.

- Nous sommes éveillés en moyenne 1 fois par nuit.

- Ce n’est pas toujours la faute du Damoiseau si je ne dors pas, loin s’en faut (dur, dur, les fins de grossesse !)

Le mot de la fin :

ANTONIN “FAIT” SES NUITS.

(si tant est que l’expression veuille dire quelque chose)

En effet, selon Elizabeth Pantley, on dit qu’un bébé fait ses nuits s’il dort 5 heures d’affilée… Et elle ajoute malicieusement : “Ce n’est peut-être pas VOTRE définition à vous, parents, mais c’est comme cela !“.

Elle écrit également que jusqu’à 2 ans, il est normal qu’un bébé se réveille une fois par nuit (Chouette, nous sommes dans les normes !).

Et chez vous, comment cela se passe-il, ou comment cela s’est-il passé ? Quelqu’un peut-il me rassurer et me dire que le sevrage de la tétine se fera tout seul en douceur, sans que nous ayons encore à sacrifier encore de précieuses heures de repos ? Qui est passé par là et quelles solutions a-t-il mis en place ?

Category: 12-18 mois, Livres, quotidien  | Tags:  | 7 Comments
Author: ezlathi
• Samedi, mars 31st, 2012

Quand on vous dit que c’est le printemps…

Aujourd’hui, nous sommes allés pique-niquer au jardin des plantes.

Antonin a vu des quantités de pigeons, fort intéressés par nos miettes de sandwiches, et un magnifique papillon. Il y avait aussi trois tortues qui se chauffaient sur une pierre au soleil et deux canards Colvert blottis à l’ombre des arbres.

Antonin a grignoté deux chips de maïs, de petits morceaux de crudités, un huitième de pomme, et une demi compote. Ben oui, le grand air ne creuse pas tout le monde, apparemment.

Il a regardé ses parents s’escrimer à essayer de faire des bulles de savon (sans succès, recette à revoir),  a contemplé un massif de fleurs de très très près, et s’est entraîné à se balancer sur un avion à ressort avec un évident plaisir.

Et au retour, s’est endormi dans les bras de son papa.

Merci pour cette journée, mes amours !

Author: ezlathi
• Jeudi, mars 29th, 2012

Avoir un Papa multi-instrumentiste ne comporte que des avantages, n’est-ce pas ? Surtout quand on a le droit de manipuler ses instruments.

Evidemment, les instruments ne sont pas à disposition d’Antonin en permanence. Nous ne les sortons que pour un court moment, quand nous pouvons nous rendre très disponibles. Dès que l’intérêt s’étiole (“Non, Antonin, on ne monte pas sur les bongos comme Dumbo sur son petit tabouret, ce n’est pas fait pour ça !”), nous les rangeons.

Depuis la naissance du Damoiseau, ou presque, les différents instruments lui furent proposés progressivement, en fonction de ses capacités motrices. Car si le bandjo ne nécessite que d’être effleuré pour produire un son, il faut savoir pincer les cordes de la guitare ! Et le métallophone ne se joue pas avec la main : l’enfant doit être capable de saisir une baguette (pas trop près de l’extrémité !) pour frapper sur les lames.

Généralement, nous ne proposons qu’un seul instrument à la fois à Antonin, parfois deux. Cette semaine, j’ai eu envie de les proposer trois par trois pour qu’il puisse comparer les sons produits et les différentes façons de les produire. Car maintenant il sait exactement quel geste faire et où en fonction de l’instrument !

Voici donc en image les expérimentations de ces derniers jours :

caresser ou frapper

Kalimba : caresser ou frapper

Le tambourin s'emboîte sur les bongos !

Le tambourin s'emboîte sur les bongos !

Taper haut et fort !

Taper haut et fort !

Les bongos font une petite table pour la kalimba...

Les bongos font une petite table pour la kalimba...

ça brille quand ça vibre !

Contemplation : ça brille quand ça vibre !

Le udu est plein de possiblités...

Le udu est plein de possiblités...

... mais voilà la manière de le tenir "comme les pros" !

... mais voilà la manière de le tenir"comme les pros" !

Le métallophone est un des instruments préféré d'Antonin

Le métallophone est un des instruments préféré d'Antonin

Le bâton de pluie se retourne et se secoue

Le bâton de pluie se retourne et se secoue

des différences subtiles ?

Guitalele et ukulele : des différences subtiles ?

Il faut comparer longtemps pour les saisir

Il faut comparer longtemps pour les saisir

Le ukulele est plus adapté aux petites mains que la guitare !

Le ukulele est plus adapté aux petites mains que la guitare !